Laurent Terzieff était insaisissable. Il avait quitté l’habit de la vedette et fini par ressembler à l’homme qui marche, la statue de Giacometti.
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La Marche de l’Histoire, par Jean Lebrun
Invité : Jean-Pierre Siméon
Émission du jeudi 14 juin 2012
Longtemps, Laurent Terzieff avait œuvré à la fois au cinéma et au théâtre. Il lui arrivait de tourner le jour puis de jouer le soir; explorant les deux versants, la scène et l’écran, il marchait sur une ligne de crête. Puis il avait fait un choix. Comme à celle de la poésie, il croyait à la puissance du théâtre.
A ses débuts, en 1958, au temps des Tricheurs, le public avait tout de suite eu le coup de foudre pour ce poulain superbe aux yeux verts. Il pensait s’être attaché un nouveau Gérard Philipe. Mais Terzieff était insaisissable. C’était un chercheur d’or, qui se tenait à l’écart de la vie ordinaire. Il avait quitté l’habit de la vedette et fini par ressembler à l’homme qui marche, la statue de Giacometti. Tout en angles mais d’une douceur extrême, seul mais avec tous.
Actualité du 01 06 2012
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