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La Femme gauchère

Soudainement, Marianne, l’héroïne du roman, fait le choix d’une transgression brutale en se livrant au vertige de la solitude, d’une liberté fondée sur la reconnaissance de son individualité et sur le rejet des conventions et de l’aliénation qui en découle.

À propos

Du mardi 12 au samedi 16 mars 2013, à 20h

Soudainement, Marianne, l’héroïne du roman, fait le choix d’une transgression brutale en se livrant au vertige de la solitude, d’une liberté fondée sur la reconnaissance de son individualité et sur le rejet des conventions et de l’aliénation qui en découle.
Sa quête d’une « sensation vraie » révèle ceux qui l’approchent, sa métamorphose générant une onde de choc qui atomise tous les automatismes du comportement. Christophe Perton

Durée : 1h45


© Christophe Perton

Distribution

Avec Frédéric Baron, Ophélie Clavié, Yann Collette, Judith Henry, Vanessa Larré, Grégoire Monsaingeon, Jean-Pierre Malo, Olivier Werner (distribution en cours).
Texte français Georges-Arthur Goldschmidt
Scénographie Christian Fenouillat
Lumières Kévin Briard, sons Fred Bühl
Assistante à la mise en scène Mirabelle Ordinaire.

Production Scènes&Cités.
Coproduction Théâtre National de Nice — Centre dramatique national.

Vidéos

Extrait du spectacle :

Extrait de la présentation de saison :

Interview de Peter Handke

Philosophie magazine : L’un de vos romans les plus célèbres, « La Femme gauchère »,1976, raconte la solitude nouvelle qu’ont connue beaucoup de femmes à la suite de la libération sexuelle des années 70, mais aussi de l’émancipation, de l’augmentation du nombre de divorces…

Peter Handke : Je me moque de la sociologie et je ne crois pas à l’Histoire comme catégorie philosophique. C’est pourquoi la manière dont vous présentez mon roman me fait horreur. Mais je peux vous raconter comment tout cela est arrivé. Dans les années 70, j’ai vécu seul avec ma fille aînée, qui était alors petite. Nous habitions dans un lotissement neuf de la banlieue de Francfort, non loin d’une montagne. Il y avait là beaucoup de femmes qui restaient seules la journée, en semaine. Comme, moi, je restais à la maison, parce que j’étais soi-disant écrivain, je voyais vivre ces femmes. Par toutes les fenêtres des immeubles, je les observais qui préparaient le repas, seules. Alors, je me suis dit que j’allais écrire un récit là-dessus. Je n’avais aucune espèce d’intention sociologique. Je me trouvais au coeur de l’histoire que je voulais raconter. J’ai voulu faire un récit sur une femme qui, un beau jour, dit à son mari : « Quitte-moi. » A partir de là, j’ai suivi son expédition dans l’inconnu. Mais je me sens ridicule à mon tour de présenter La Femme gauchère en ces termes : car j’explique.
Juillet 2011, extrait.

Biographies

Peter Handke est né en 1942 en Autriche et vit actuellement en France. Romancier, auteur dramatique, traducteur, essayiste, il est l’un des plus grands auteurs de langue allemande actuels. Son oeuvre polymorphe comporte une quarantaine de livres sillonnant tous les registres et a été largement récompensée, notamment par le prestigieux prix Büchner en 1973. Il a traduit des textes de l’Antiquité grecque, des romans de l’Américain Walker Percy et, surtout, de nombreux auteurs français comme Patrick Modiano, Francis Ponge ou encore René Char. Il a signé avec Wim Wenders le scénario des « Ailes du désir », et a lui-même porté à l’écran ses romans « La Femme gauchère » et « L’Absence ». Peter Handke est aussi l’auteur de la pièce « Outrage au public », créée en 1966, de « L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty », 1970, ou encore de « L’Essai sur la fatigue ». Récemment, son texte « Immer noch Sturm » a été adapté au théâtre et a reçu le prix Nestroy de la meilleure pièce en 2011.

Christophe Perton Metteur en scène et réalisateur, il travaille en perpétuelle interaction avec les artistes de son temps. En 2001, il prend la direction de la Comédie de Valence qui devient CDN. En 2008, sa mise en scène de « Hop là nous vivons ! » de Ernst Toller est récompensée par le prix du Syndicat national de la critique du meilleur spectacle en région. En 2009, Christophe Perton choisit de ne pas reconduire un nouveau mandat à la direction de la Comédie de Valence et fonde Scènes&Cités à Lyon. En 2010, il monte « La Folie d’Héraclès » d’Euripide, au Théâtre du Vieux-Colombier, ainsi que « Nothing Human » de Marie NDiaye au New York Theatre Workshop. De la même auteure, il présente « Les grandes personnes » en 2011, et travaille actuellement à l’adaptation cinématographique de « Trois femmes puissantes ».
Il a déjà mis en scène plusieurs pièces de Peter Handke : « Préparatifs pour l’immortalité », « Les Gens déraisonnables » sont en voie de disparition et il présentera prochainement « Souterrainblues ».

Téléchargements

Le dossier de presse (pdf /272ko)

Le programme de salle (pdf /400ko)