Coriolan de William Shakespeare
Mise en scène Christian Schiaretti

Studio 24 – Villeurbanne
28, 29, 30, 31 janvier à 19h30
1er février à 16h00; 3, 4, 5, 6, 7 février à 19h30

Ce spectacle a reçu le Prix de la Critique Georges Lerminier 2006/2007 et, en 2009, le Molière du Metteur en scène et le Molière du Théâtre public. Roland Bertin a reçu le Molière du Comédien dans un second role
Sur le forum, les tribuns de la plèbe affrontent sénateurs et généraux patriciens. Confronté à la famine, le peuple réclame blé et justice. S’y ajoute la guerre de l’envahisseur. La pièce suit le parcours de Coriolan, chef de guerre et orgueilleux patricien.

Caïus Martius affronte en combat singulier Tullus Aufidius, le chef des Volsques, et lui inflige la défaite à Corioles. C’est à ce moment qu’il prend le nom de Coriolan. Son triomphe conduit sa caste à le proposer pour le Consulat. Malgré son mépris envers les tribuns de la plèbe, et sur les conseils pressants de sa mère Volumnia, il consent à se soumettre à la comédie de la séduction: il doit en effet séduire le peuple puisqu’il doit en recueillir les votes. Mais bientôt, informés du risque de dictature que représenterait son élection, les plébéiens lui retirent leurs voix et exigent son bannissement. Coriolan rejoint alors le camp des Volsques, s’allie à son ancien ennemi, Aufidius, porte les armes contre Rome, sa patrie. Grâce à l’emprise affective de Volumnia, dépêchée par la noblesse romaine terrorisée, il renonce à sa vengeance et s’arrête aux portes du Capitole. Seconde trahison qu’il paiera de sa vie: son allié occasionnel, Aufidius, ordonne son assassinat.

Comment vivre ensemble quand on est différents? La démocratie est-elle le pire des régimes à l’exception de tous les autres? N’avons-nous le choix qu’entre la démagogie des tribuns et la tyrannie des «hommes forts»? Faut-il préférer la sécurité à la liberté et l’ordre autoritaire à la révolution sociale? Autant de problèmes brillamment abordés par Shakespeare dans sa dernière tragédie, Coriolan (1607). Située dans la Rome républicaine balbutiante, écrite dans l’Angleterre moderne naissante, cette pièce politique expose des enjeux d’une brûlante actualité pour nos républiques et démocraties en souffrance.

Durée du spectacle : 3h45; première partie 2h15/entracte 0h15/deuxième partie 1h15

Autour du spectacle

Lire des extraits de presse sur le spectacle
3_3_072012.jpg
Photo Christian Ganet