TNP Villeurbanne

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Lieux secrets

 

À l’initiative d’habitant-e-s de l’Inter-quartier Mémoire et Patrimoine de Villeurbanne, Lieux Secrets est un projet de collecte de témoignages, d’écriture contemporaine et de théâtre.

Mené en collaboration avec la compagnie EN ACTE(S), La Corde Rêve, le lycée Frédéric-Faÿs, le Rize, l’ANACR, avec le soutien de la DRAC, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Spedidam.

Débuté en 2016, Lieux secrets est un voyage dans le temps à travers la mémoire et la voix de plusieurs témoins ayant vécu la grande guerre de 39/45. Par ces souvenirs, ces images, ces questionnements d’enfants bousculés dans un monde d’adultes, nous posons la question du choix, de l’engagement et, bien évidemment, celle de la résistance.

Les témoignages de Villeurbannais-e-s récoltés par des habitant-e-s de l’Inter-quartier Mémoire et Patrimoine furent partagés et se transformèrent en rencontres, en visites, en pièce de théâtre, en contes contemporains, en livre …

Extrait d’un témoignage :

  • Bernard est le petit-fils d’Edouard Parel, une figure peu connue, oubliée, de la résistance villeurbannaise. Il travaille sur la mémoire de son grand père et l’histoire familiale durant cette période. Il nous raconte comment son grand père est entré en résistance au moment de l’Armistice.
    « La guerre a démarré et le témoignage de mon grand-père commence comme un cri au regard du défaitisme de la France dont il avait une grande idée. Il s’est dit qu’il fallait réagir. Il a reçu, à travers un journal de la France libre, un texte qui lui plaisait avec une prédiction de Sainte Odile qui dit que la France va être libérée. Il l’a distribué et fait retaper à la machine par sa dactylo de l’usine. Nous sommes en 1940 et il est arrêté et emprisonné. Il est en photo au Musée de la Résistance. C’est l’action qu’il garde en souvenir. Cela l’a impressionné et il dit avoir été un des premiers prisonniers de la résistance. Il a été jugé par deux fois et doit faire deux mois de prison avec sursis. »

Créations :

  • Le spectacle GRIS, Pièce immersive
    Le projet s’inscrit dans la ville, dans les lieux du vivant, du réels, et propose aux spectateurs et spectatrices une plongée dans le temps, le spectacle propose une immersion physique dans l’Histoire.
    De ces paroles d’enfants de l’époque, a été créé Gris, une histoire fictive inspirée de faits réels de 1940 à 2015.
    Le spectacle GRIS, Pièce immersive de Perrine Gérard, mise en scène Maxime Mansion a été présentée du 10 au 13 mai 2017 au Théâtre National Populaire – salle Laurent-Terzieff, Petit Théâtre.

    1943. Il faudrait limer les murs pour entendre ce que le poste de radio crache chez les voisins, répète Joseph. Dans Villeurbanne occupé, la méfiance ronfle en sourdine et ne délie jamais les langues : au rythme des sirènes d’alertes, les habitants d’un immeuble doivent cohabiter dans la même cave avec la peur féroce des bombardements et la suspicion d’être à la botte du camp inverse. Mais la rafle du 1er mars survient avec l’accélération des paranoïas et des règlements de compte. Au-dessus des tables d’une terrasse de café, dans l’arrière-boutique d’une épicerie, à la sortie d’une usine, nous regardons par l’ornière une époque sombre où l’engagement ne peut être que le fait du quotidien, où se taire devient le mot d’ordre, où les signaux de fumée restent résolument gris : ni tout blancs, ni tout noirs.
    Une pièce immersive pour trente spectateurs qui nous plonge dans une époque trouble et questionne notre rapport à l’engagement.

 

  • Quatre contes contemporains en théâtre-appart’
    Sous l’impulsion et sous la coordination de la compagnie EN ACTE(S), différent-e-s auteur-e-s se sont emparés de cette mémoire pour écrire des contes contemporains et une pièce de théâtre. Deux classes STMG du lycée Faÿs ont notamment travaillé à l’écriture, à la lecture et à l’illustration dansée d’un conte.
    Les contes ont été joués et mis en espace dans le cadre intime d’appartements de particuliers à Villeurbanne, entre avril et mai 2017. Ils sont pour certains repris dans différents lieux, notamment au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation.
  • La Mandale de Adrien Cornaggia, mis en scène par Sven Narbonne, avec Pauline Coffre et Sébastien Mortamet.
    Le grand-père de Camille et Joséphine vient de mourir. Chez chacun des deux cousins, cette perte trouve une résonance singulière, prompte à exacerber les passions et à creuser les fractures.
  • L’Histoire de la résistance de Ruffart et des autres de Romain Nicolas, mis en scène par Julie Guichard, avec Sébastien Mortamet, Sven Narbonne et Thibaud Vincent.
    Un pays en opprime un autre. Les opprimés décident de résister. Ils vont chercher Ruffart Pignon le grand combattant et vont frapper directement le pays oppresseur. Là, ils sont embarqués par le cinéaste Edwardo Caliente Edouard dans un film pornographico-paysage, dans lequel ils explorent les méandres de la Caisse des Allocations Sociales afin de déposer un dossier de demande d’autorisation d’attentat.
  • Les poings d’Yvonne de Pauline Noblecourt, mise en scène Julie Guichard, avec Sven Narbonne, Noémie Rimbert et Thibaud Vincent.
    Un jour de 1943, à Villeurbanne, trois Allemands viennent arrêter une jeune résistante. Dans l’immeuble, trois voisins, des amis de longue date de la jeune femme, ont tout entendu, et ils racontent la scène. Mais, étrangement, leurs souvenirs ne concordent pas…
  • L’encre noire de mon cœur, écrit par deux classes STMG du lycée Frédéric-Faÿs, mise en scène Juliette Charré, avec Audrey Gomis, Vaïk-Ian Langloÿs et Souleymane Touré.
    Un conte sur la résistance à Villeurbanne, pendant l’occupation de la France par les nazis, à travers la vie d’une famille sénégalaise.