TNP Villeurbanne

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Phèdre

Le malheureux destin de Phèdre, conduite au suicide par un amour interdit, va inspirer à Racine son chef-d’œuvre. Il y présente son héroïne en victime-coupable. Victime de Vénus, qui s’arrange pour qu’elle soit saisie d’un amour impossible envers Hippolyte. Coupable de ne pas innocenter Hippolyte, accusé d’un crime odieux. Par le rythme parfait de ses alexandrins, Racine excelle à montrer le feu sous la glace.

À propos

Création

Le malheureux destin d’une femme, conduite au suicide par un amour interdit, va inspirer à Racine son chef-d’œuvre, écrit pour une actrice dont il était épris. Il y présente sa Phèdre en victime‑coupable. Victime de la vengeance de Vénus qui s’arrange pour qu’elle soit saisie d’un amour impossible envers Hippolyte, le fils de Thésée son époux. On verra, en vain, la jeune femme tenter de résister.
Aussi à l’annonce de la mort de Thésée, Phèdre, encouragée par Œnone, dévoile-t-elle ses sentiments au jeune prince. Celui‑ci, horrifié, prend la fuite. L’acharnement de la déesse accélère les événements : l’annonce de la mort de l’époux n’était qu’une rumeur, le voici de retour. Le désordre est total. Œnone, pour préserver sa maîtresse, accuse Hippolyte d’un crime odieux. Phèdre sait ce qu’il en est et pourrait l’innocenter mais garde le silence par dépit amoureux, passant ainsi du statut de victime à celui de coupable. La tragédie est lancée, en une action, en un temps, en un lieu, selon les règles du XVIIe siècle. Par le rythme parfait de ses alexandrins, Racine excelle à montrer le feu sous la glace.

Ce spectacle est aussi présenté en intégrale avec Hippolyte, les dimanches 24 novembre et 1er décembre.

 

Peinture © Eva Gonzalès – Le chignon (1849-1883)

Biographies

Jean Racine

Né en 1639 orphelin et sans fortune, Jean Racine est recueilli au monastère janséniste de Port-Royal, où il bénéficie d’une riche formation intellectuelle. Remarqué pour le talent d’une de ses odes dédiée à Louis XIV, il devient poète officiel du roi. En une décennie, il écrit ses plus grandes pièces et abandonne le théâtre profane après les représentations de Phèdre. Il laissera des poésies diverses, onze tragédies et une comédie, Les Plaideurs, avant de mourir en 1699.

Christian Schiaretti

Metteur en scène, pédagogue, il succède à Roger Planchon à la tête du TNP en 2002 après avoir été directeur de la Comédie de Reims. Au TNP, il reprend et recrée La Jeanne de Delteil d’après Joseph Delteil et Le Laboureur de Bohème de Johannes von Saaz, puis fait entendre 7 Farces et Comédies de Molière. Le 11 novembre 2011, il crée Ruy Blas de Victor Hugo pour l’inauguration d’un TNP rénové et agrandi. Il rend hommage à Paul Claudel, avec L’Annonce faite à Marie et L’Échange. Il monte les textes de Michel Vinaver ; de Jean-Pierre Siméon ; de Florence Delay et Jacques Roubaud ; de Denis Guénoun (Mai, juin, juillet, Festival d’Avignon 2014). Il célèbre le théâtre de Aimé Césaire avec Une Saison au Congo et La Tragédie du roi Christophe. Il s’empare de Alfred Jarry avec Ubu roi (ou presque), de Ionesco avec La Leçon, de Roger Vitrac avec Victor ou les enfants au pouvoir. Il s’intéresse à William Shakespeare avec Le Roi Lear et Coriolan ; à Bertolt Brecht avec Mère Courage et ses enfants et L’Opéra de quat’sous ; à August Strindberg avec Père, Mademoiselle Julie et Créanciers; à trois pièces du Siècle d’or et à deux auto-sacramentales de Pedro Calderón de la Barca présentées aussi à la Comédie-Française. Plusieurs de ses spectacles reçoivent des prix. Attaché la Troupe et à un théâtre de répertoire, il reprend régulièrement ses créations avec ses comédiens.

Distribution

distribution Francine Bergé, Louise Chevillotte, Philippe Dusigne, Juliette Gharbi, Kenza Laala, Clémence Longy, Julien Tiphaine, Marc Zinga

scénographie Fanny Gamet
lumières Julia Grand
costumes Mathieu Trappler 
assistante costumes Laura Garnier
maquillage et perruques Françoise Chaumayrac
son Laurent Dureux
assistant à la mise en scène Colin Rey
stagiaires à la mise en scène Mégane Arnaud, Salomé Bloch, Rodolphe Harrot, Sylvain Macia, Léo Martin
stagiaire à la scénographie Ariane Chapelet

la recherche dramaturgique du spectacle a été établie par Guillaume Carron, philosophe et conseiller littéraire

production Théâtre National Populaire

Ce spectacle fait partie des Événements Résonance 15ème Biennale d’art contemporain de Lyon.

Interviews vidéo

En lien avec le spectacle

  • Passerelle musée
    En-cas culturel « Désir coupable ? ». Mercredi 13 novembre à 12h30 au Musée des Beaux-Arts de Lyon. En savoir plus.

  • Passerelle cinéma
    Film « Jour de colère » de Carl Theodor Dreyer. Mercredi 20 novembre à 20h00, à l’Institut Lumière. En savoir plus
  • Résonance « Jouer Phèdre du XVIe siècle à nos jours »
    Jeudi 21 novembre 2019 à 12h30 à l’École Normale Supérieure, Théâtre Kantor, Lyon. En savoir plus

  • Disputatio 
    Vendredi 22 novembre à l’issue de la représentation. Un espace dans lequel chacun peut dire, entendre, questionner, objecter la lecture d’un spectacle. Animé par deux psychanalystes, membres de l’Association lacanienne internationale, Lyon.
    En savoir plus

  • Rencontre après spectacle
    Jeudi 28 novembre à l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.

Documents