Le compagnonnage

Le TNP propose ce dispositif de résidence et d’accompagnement technique en soutien aux compagnies de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Modalités d’accompagnement

  • deux semaines de résidence ;
  • un accompagnement technique, matériel et personnel ;
  • un accès aux stocks costumes et accessoires ;
  • un conseil en production et diffusion ;
  • la possibilité de présenter une sortie de résidence à un public de professionnels et d’amis.

Contact

Stéphanie Laude
+33 (0)4 78 03 30 18
s.laude@tnp-villeurbanne.com

Cette saison, le TNP accompagne les compagnies suivantes :
 

  • Compagnie SHIMOON
    Convulsions
    de Hakim Bah
    mise en scène Simon Langin

Convulsions est une réécriture de Thyeste de Sénèque. Atrée, son frère Thyeste et sa femme Érope partagent le même foyer et cherchent à fuir leur condition. Les deux frères, en quête de pouvoir et de domination, useront de la violence pour affirmer leur existence. Cette histoire est celle des gens qu’on voit mais qu’on ne regarde pas, qu’on entend mais qu’on n’écoute pas. Avec sa compagnie, Simon Langin place au centre de son travail la pluridisciplinarité, le mouvement, le croisement des arts plastiques et vivants, permettant ainsi un regard autre sur des conflits devenus quotidiens.
 
 

  • Compagnie Crève-Cœur
    La Promenade des montagnes
    écriture et mise en scène Clémentine Lorain

Dans le val de Suse, dans les Alpes italiennes, des habitants luttent depuis le milieu des années 1990 contre la réalisation de la seconde ligne ferroviaire Lyon-Turin. C’est le mouvement NO TAV, « No al Treno ad Alta Velocità ».

Le spectacle fait le récit d’un groupe d’activistes qui se retrouvent, pour leur tour de garde nocturne, dans un presidio, habitat à l’architecture hétéroclite qui leur sert de lieu de rassemblement et de partage. Entre récit fictif et documentaire, mémoire collective passée et mémoire individuelle actuelle, langue écrite, discours sonore et vidéo, l’épisode de cette nuit passée ensemble dans un presidio raconte les multiples façons d’habiter la montagne et nous éclaire sur notre rapport (de force) au non-humain, aux lieux et aux espaces.
 
 

  • Compagnie Jour de colère
    Les Bonnes
    de Jean Genet
    mise en scène Margaux Moulin

Deux sœurs, femmes de ménage ou ouvrières, s’adonnent dans l’intimité à un rituel aussi flamboyant que cruel. À travers des avatars, elles rejouent les rapports de domination vécus au quotidien comme une façon d’en jouir et de prendre leur revanche sur leur condition. Pourtant, le réel les rattrape et les pousse vers une violence incontrôlée. À partir de la pièce la plus jouée de Jean Genet, Les Bonnes, la mise en scène de Margaux Moulin croise théâtre et marionnette humaine.

Creusant le dialogue entre les disciplines, elle propose une expérience sensible qui fait des corps une chambre d’écho du politique.
 
 

  • Compagnie Arnica
    L’Ogrelet
    de Suzanne Lebeau
    mise en scène Émilie Flacher

L’ogrelet vit seul avec sa mère dans une maison au cœur d’une forêt, en retrait de la communauté villageoise. Sa mère l’a mis au régime végétarien et ne lui a rien dit de son « ogritude ». Le jour de ses 6 ans, il commence à fréquenter l’école et les autres enfants, il découvre alors sa différence. Pour se délivrer de son attirance irrépressible pour le sang frais, il devra affronter trois épreuves dont il sortira grandi. Ce conte moderne actualise la figure de l’ogre et explore la part d’ombre qui nous habite, cette « ogritude » qu’il nous faut connaître et affronter si l’on veut vivre avec les autres. Manipulant des marionnettes et animant des éléments de décor, les interprètes construiront au plateau un théâtre fait main qui ouvre les imaginaires.
 
 

  • Compagnie Les Gouffres Amers
    Pluviôse
    écriture et mise en scène Florian Remblier

À travers une succession de tableaux, on traverse la Révolution française en suivant le point de vue de figures historiques plus ou moins célèbres – Robespierre, Danton ou encore Jacques Roux et Manon Roland – en se détachant de la simple restitution historique pour éprouver poétiquement et scéniquement la matière même de cette période : le vertige d’une pensée en lutte. Florian Remblier souhaite donner une vision libérée des clichés. Loin d’une lecture idéologique, il veut montrer les protagonistes dans leur humanité complexe en éclairant leurs contradictions pour tenter de comprendre la violence.