Spectacle

texte, conception et jeu Jean-Christophe Folly

Du mercredi 26 janvier
au samedi 5 février 2022
Grand théâtre • salle Jean-Vilar
Durée : 1h

Les dates

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Billetterie

Les tarifs

  • 25 € plein tarif
  • 20 € retraités, groupe (dès 8 pers.)
  • 14 € demandeurs d’emploi, accompagnateurs PSH…
  • 12 € moins de 30 ans...
  • 7 € bénéficiaires minima sociaux

Détail des tarifs

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À propos

Un homme raconte ce soir où, en entrant dans un kebab, il a croisé le regard d’une femme. Dans le secret de leurs solitudes, ils se reconnaissent. Et soudain, tous les mots retenus depuis des années se déversent.

Le portrait qui s’invente est aussi émouvant que mouvant. Trois personnages prennent tour à tour possession du corps du comédien seul en scène. Pour chacun, il y a une urgence à s’exprimer. Leur volubilité est le signe tangible d’une identité en quête d’elle-même. On entend la solitude de jeunes issus de l’immigration dont les racines sont (peut-être) ailleurs. Prisonniers d’un héritage, ils tentent de chanter autre chose. Mais jusqu’où la liberté est-elle possible quand on ne se reconnaît dans rien ?

Cette dérive sur l’identité et l’appartenance est portée par la virtuosité, l’humour et la finesse de Jean-Christophe Folly, qui se plaît à brouiller les pistes entre fiction, autofiction et réalité. Son parcours d’acteur, déjà riche, se conjugue ici avec l’écriture d’un premier texte pour la scène. Ce monologue teinté de poésie est aussi une belle méditation sur le théâtre.

Biographies

Jean-Christophe Folly 

Comédien formé à l’École Claude Mathieu puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il joue sous la direction de René Lemoine (La Cerisaie, Anton Tchekhov), Claude Buchvald (Falstafe, Valère Novarina), Marie Ballet (L’Opérette imaginaire, Valère Novarina, Liliom, Ferenc Molnár, Oui aujourd’hui j’ai rêvé d’un chien, Daniil Harms), Naidra Ayadi (Horace, Corneille), Pascal Tagnati (Dans la solitude des champs de coton, Bernard-Marie Koltès), Élise Chatauret (Antigone, Sophocle), Agnès Galan (Le Livre de Job – Ancien Testament), Irène Bonnaud (Retour à Argos, Eschyle), Robert Wilson (Les Nègres, Jean Genet), Nelson Rafaell Madel (Nous étions assis sur le rivage du monde, José Pliya) et Jean Bellorini, (Karamazov, d’après Fiodor Dostoïevski). En 2018, il joue dans Harlem Quartet, d’après Just Above My Head de James Baldwin, mis en scène par Élise Vigier. Parallèlement, il a tourné dans des courts et longs métrages tels que 35 Rhums de Claire Denis, La Maladie du sommeil, d’Ulrich Köhler et Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais, présenté en compétition à Cannes en 2012. Son interprétation est magistrale dans le film « L’Angle mort » de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic en 2019.

Distribution

collaboration artistique Emmanuelle Ramu
lumière Bruno Marsol
création musicale Tatum Gallinesqui

Le texte, paru en 2021 aux éditions L’Ire des marges, a reçu le prix de la Fondation Beaumarchais SACD 2018.

production Comédie de Caen – CDN de Normandie
coproduction Compagnie Chajar & Cham’s / Théâtre Dijon Bourgogne – CDN
avec le soutien de la Maison Jacques Copeau de PernandVergelesses et Les Plateaux Sauvages, Paris
avec l’aide de l’Association Beaumarchais-SACD

La presse en parle

Les spectacles à ne pas manquer !
Un seul en scène dont l’idée de départ est “de mettre en lumière différentes formes de solitude. A notre époque, en France. La solitude de jeunes issus de l’immigration dont les parents sont nés ailleurs. Ce texte est un pari fou qui voudrait plus toucher à la question de la solitude et de l’isolement qu’à celle de la couleur et de l’appartenance”.
Les Inrockuptibles, Fabienne Arvers Lire l’article

Un seul en scène saisissant.
Aussi économe qu’efficace formellement, Salade, tomate, oignons déplie trois figures et à travers elles trois corps, trois langues, trois tempéraments et trois modes d’adresse distincts, joués dans un espace à chaque fois reconfiguré par la création lumières. (…) Un texte dense, traversé de doutes, auquel Folly donne toute sa puissance par son interprétation rigoureuse et maîtrisée.
sceneweb.fr, Caroline Châtelet Lire l’article

Jean-Christophe Folly fait valser les clichés.
Il a eu envie d’écrire lui-même ce qu’il est. Préférant se mettre à nu plutôt que de conserver sur le dos les vêtements taillés dans les clichés en tout genre dont on l’affuble depuis son enfance.
Le Monde, Véronique Cauhapé Lire l’article

Jean-Christophe Folly subjugue, méduse, il bloque et aspire les regards.
C’est un triptyque mental, un labyrinthe psychologique qui démantèle cette trinité du « liberté, égalité, fraternité » en quelque chose de plus fédérateur et pourtant si quotidien, voir banal : le kébab et sa formulation « Salade, tomate, oignon ». du lieu même ou de l’ethnie, l’affiliation n’a pas d’importance. C’est ici que l’auteur, après une apparition, un regard accidentel avec une inconnue, s’interrogera sur la capacité de chacun à se reconnaître à travers la solitude de l’autre. La seule liberté présente, qui rassemble tout le monde, c’est bien la solitude et le désir de l’autre, de vivre à travers l’étranger.
Un fauteuil pour l’orchestre Lire l’article

Vidéo

 

Rendez-vous

•Afterwork #2
Une soirée de rencontre entre professionnels et spécialistes autour d’une thématique en lien avec le spectacle, ouverte à tous.
#2-Identités virtuelles ! 
jeudi 3 février à 18h30 
Plus d’infos

•Rencontre après spectacle
À l’issue de la représentation, nous vous invitons à un bord de scène avec l’équipe artistique. 
jeudi 3 février 
Plus d’infos