Christian Schiaretti

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  • La formation

Christian Schiaretti fait des études de philosophie tout en œuvrant pour le théâtre où il occupe les postes les plus divers : accueil, technique, enseignement… Après le Théâtre-école de Montreuil, le Théâtre du Quai de la Gare, il crée le Théâtre de l’Atalante à Paris. Parallèlement, il suit les classes de Antoine Vitez, Jacques Lassalle, Claude Régy comme « auditeur libre » au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.

 

  • Les débuts

Durant les huit années passées en compagnie, il met en scène des œuvres de Philippe Minyana, Roger Vitrac, Oscar Panizza, Sophocle, Euripide… Deux spectacles en particulier ont attiré l’attention de la profession et de la critique : Rosel de Harald Mueller, avec Agathe Alexis, créé en 1988, et Le Laboureur de Bohême de Johannes von Saaz, avec Jean-Marc Bory et Serge Maggiani.

 

  • La Comédie de Reims, 1991-2002

En 1991, il est nommé directeur de la Comédie de Reims, Centre Dramatique National. Il était alors le plus jeune directeur d’une telle institution. Très vite il a voulu que la notion de « maison théâtre » reprenne tout son sens, c’est-à-dire celui d’une maison où habitent des artistes. Ainsi s’est formée, à Reims, une troupe de douze comédiens permanents, la première à voir le jour depuis les riches heures du début de la décentralisation. Le travail au plateau est quotidien, intensif et libre. Après avoir exploré l’Europe des avant-gardes (Brecht, Pirandello, Vitrac, Witkiewicz), la nécessité, le besoin de l’auteur se sont affirmés. Alain Badiou, philosophe, a été associé à l’aventure rémoise. Au Festival d’Avignon, la création de Ahmed le subtil, puis Ahmed philosophe, Ahmed se fâche, Les Citrouilles, sont pour Badiou, Schiaretti et la troupe de la Comédie, l’occasion d’interroger les possibilités d’une farce contemporaine.

Après trois années de cette fructueuse expérience, Christian Schiaretti et la troupe se tournent vers la riche langue du XVIIe siècle avec Polyeucte, La Place Royale de Corneille et Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint-Sorlin, présentés dans de nombreuses villes pendant plusieurs saisons. Avec Jean-Pierre Siméon, poète associé qui a ensuite accompagné la trajectoire artistique de la Comédie de Reims, Christian Schiaretti questionne le poème dramatique. Le Théâtre et la Poésie ne sont-ils pas les lieux manifestes de cette question ? Quatre pièces sont ainsi créées qui sont au cœur de ce questionnement : D’entre les morts, Stabat mater furiosa, Le Petit Ordinaire (cabaret), La Lune des pauvres. En 1998, ils conçoivent ensemble une manifestation autour de la langue et de son usage intitulée Les Langagières. Au cours de la saison 1999-2000, Christian Schiaretti a présenté au Théâtre national de la Colline, Jeanne, d’après Jeanne d’Arc de Péguy, avec Nada Strancar. En 2001-2002, il poursuit la collaboration avec la comédienne en mettant en scène Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht à la Comédie de Reims, au TNP et au Théâtre national de la Colline à Paris. Ce spectacle recevra le Prix Georges-Lerminier 2002 du Syndicat professionnel de la Critique.

 

  • Le TNP

En janvier 2002, il est nommé directeur du Théâtre National Populaire. Dès son arrivée, il refonde une troupe d’acteurs permanents, issus de l’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). La troupe se compose aujourd’hui de treize comédiens.

Au printemps 2003, il a recréé Le Laboureur de Bohême, avec Didier Sandre et Serge Maggiani et repris Jeanne d’après Charles Péguy, suivi à l’automne 2003 de L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.

En 2004, il créé à la Comédie-Française Le Grand Théâtre du monde suivi du Procès en séparation de l’Âme et du Corps de Pedro Calderón de la Barca, repris au TNP.

Il a créé en 2005, Père de August Strindberg et L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel.

En 2006, à l’invitation de Théâtre Ouvert, il a mis en espace Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche de Hervé Blutsch, créé au TNP et repris à Théâtre Ouvert.

En novembre 2006, il aborde William Shakespeare, avec Coriolan. La pièce, reprise en tournée au Théâtre Nanterre – Amandiers en 2008, a reçu le Prix Georges-Lerminier 2007, décerné par le Syndicat professionnel de la Critique au meilleur spectacle créé en région, le Prix du Brigadier 2008 et le Molière du Metteur en scène et le Molière du Théâtre public, 2009.

Entre 2007 et 2009, il crée avec les comédiens de la troupe du TNP, 7 Farces et Comédies de Molière : Sganarelle ou le Cocu imaginaire ; L’École des maris ; Les Précieuses ridicules, La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant, Le Dépit amoureux, L’Étourdi ou les contretemps. En 2010, une tournée internationale au Maroc et en Corée du Sud est organisée qui rencontrera un accueil triomphal. À l’automne 2007, il poursuit son travail sur Brecht, avec Jean-Claude Malgoire et Nada Strancar, en présentant : Nada Strancar chante Brecht/Dessau.

En mars 2008, il crée l’événement en montant Par-dessus bord de Michel Vinaver, joué pour la première fois en France dans sa version intégrale. Pour cette mise en scène il reçoit le Grand Prix du Syndicat de la Critique, pour le meilleur spectacle de l’année 2008.

En septembre 2009, la création de Philoctète de Jean-Pierre Siméon (variation à partir de Sophocle), à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, marque le retour de Laurent Terzieff dans ce théâtre.

Après la présentation, en novembre 2010, de La Messe là-bas de Paul Claudel et avec Didier Sandre, au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux, il s’attaque à trois grandes œuvres du répertoire espagnol du XVIIe siècle. Siècle d’or, un cycle de trois pièces : Don Quichotte de Miguel de Cervantès, La Célestine de Fernando de Rojas, Don Juan de Tirso de Molina est présenté au TNP en alternance et repris au Théâtre Nanterre – Amandiers.

En mai 2011, la création à La Colline – Théâtre national du diptyque Mademoiselle Julie et Créanciers, permet à Christian Schiaretti de revenir à Strindberg.

En juin 2011 débute l’ambitieux projet du Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud qui consiste à monter jusqu’à fin 2014 la légende du Graal, soit cinq pièces : Joseph d’Arimathie, Merlin l’enchanteur, Gauvain et le Chevalier Vert, Perceval le Gallois, Lancelot du Lac, en réunissant les troupes et les moyens du TNP et celles du TNS.

En 2011, après quatre saisons hors les murs et au Petit théâtre ouvert en 2009, le Grand théâtre ouvre ses portes le 11 novembre – dans une configuration architecturale nouvelle et de nouvelles orientations du projet artistique –, avec Ruy Blas de Victor Hugo.

À l’automne 2012, Christian Schiaretti interroge de nouveau l’histoire contemporaine avec Mai, juin, juillet de Denis Guénoun, spectacle présenté au Festival d’Avignon 2014.
En 2013, à l’occasion du centenaire de la naissance de Aimé Césaire, il rend hommage à ce grand poète par la création de Une Saison au Congo, en tournée au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux et à Fort-de-France en Martinique. Ce spectacle a reçu le Prix Georges-Lerminier 2014 du Syndicat professionnel de la Critique.

Dans la même année, il monte avec Les Tréteaux de France, L’École des femmes de Molière ; après une longue tournée, ce spectacle est repris sur le grand plateau du TNP en octobre 2014.
En janvier 2014, il revient à Shakespeare avec Le Roi Lear (dans le rôle-titre, Serge Merlin), créé au TNP, présenté au Théâtre de la Ville, Paris et au Bateau Feu, Dunkerque pour la réouverture de la scène nationale. Pour clore la saison 2013-2014 du TNP, il revisite l’œuvre de Eugène Ionesco en créant La Leçon, spectacle parti sur les routes avec Les Tréteaux de France.

 

  • L’enseignement à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre

Attaché à la mise en œuvre d’une politique pédagogique, Christian Schiaretti a mis en place dès son arrivée à Lyon, une étroite collaboration avec l’ENSATT.

Il y a notamment mis en scène Utopia d’après Aristophane, en 2003. L’Épaule indifférente et la Bouche malade de Roger Vitrac, en 2004. En 2006, Le Projet Maeterlinck, (Les Aveugles, Intérieur, La Mort de Tintagiles) avec la 65e promotion. En 2007, avec la 66e promotion, Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint-Sorlin. En 2009, Hippolyte et La Troade de Robert Garnier, avec la 68e promotion.

 

Christian Schiaretti est président des Amis de Jacques Copeau. Il a été président de l’Association pour un Centre Culturel de Rencontre à Brangues et a présidé le SYNDEAC de 1994 à 1996.

2014

  • La Leçon de de Eugène Ionesco
    Création le 3 juin au Théâtre National Populaire.
  • Le Roi Lear de William Shakespeare
    Création le 10 janvier au Théâtre National Populaire.
  • Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, quatrième pièce Perceval le Gallois, mise en scène Christian Schiaretti, avec la complicité de Julie Brochen.
    Création au Théâtre National Populaire le 15 avril ai et reprise au Théâtre National de Strasbourg le 6 mai.
  • Castor et Pollux de Jean-Philippe Rameau, création le 13 octobre au Théâtre des Champs Elysées.

 

2013

  • Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, troisième pièce Gauvain et le Chevalier Vert, mise en scène Julie Brochen, avec la complicité de Christian Schiaretti.
    Création au Théâtre National de Strasbourg le 21 mai et reprise au TNP le 14 juin.
  • Une Saison au Congo de Aimé Césaire
    Création le 14 mai au Théâtre National Populaire.
    Ce spectacle reçoit le Prix Georges-Lerminier 2014 du Syndicat professionnel de la Critique.

 

2012

  • Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, deuxième pièce Merlin l’enchanteur, mise en scène Julie Brochen et Christian Schiaretti.
    Création au Théâtre National de Strasbourg le 9 mai et reprise au TNP le 1er juin.
  • Mai, juin, juillet de Denis Guénoun
    Création le 24 octobre au Théâtre National Populaire.

 

2011

  • Mademoiselle Julie et Créanciers de August Strindberg
    Création le 7 mai au Théâtre national de la Colline, Paris.
  • Jules César de Haendel
    Création au Grand Théâtre de Reims, le 6 mai.
  • Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, première pièce Joseph d’Arimathie, mise en espace au TNP. Création le 8 juin.
  • Ruy Blas de Victor Hugo. Création le 11 novembre au TNP pour la réouverture.

 

2010

  • Siècle d’or : Don Quichotte de Miguel de Cervantès, La Célestine de Fernando de Rojas, Don Juan de Tirso de Molina.
    Création le 21 décembre au TNP.

 

2009

  • La Créole de Jacques Offenbach.
    Création le 13 janvier, au Théâtre Municipal de Tourcoing
  • Le Dépit amoureux et L’Étourdi ou les contretemps de Molière.
    Création le 25 février au TNP.
  • Philoctète de Jean-Pierre Siméon, variation à partir de Sophocle.
    Création le 24 septembre à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris.

 

2008

  • Par-dessus bord de Michel Vinaver
    Création le 8 mars au TNP.
    Ce spectacle reçoit le Grand Prix du Syndicat de la Critique, pour le meilleur spectacle de l’année 2008.
  • La Tosca de Giacomo Puccini
    Création le 7 novembre, au Grand Théâtre de Reims.

 

2007

  • Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, L’École des maris, Les Précieuses ridicules de Molière.
    Création le 8 mars  au TNP.
  • La Jalousie du Barbouillé, Le Médecin volant de Molière.
    Création le 6 novembre au TNP.

 

2006

  •  Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche de Hervé Blutsch
    Mise en espace. Création le 28 mars au TNP et  reprise à Théâtre Ouvert à Paris.
  • Coriolan de William Shakespeare
    Création le 23 novembre au TNP.
    Ce spectacle reçoit à l’occasion de sa reprise parisienne en 2008,  le Prix Georges-Lerminier 2007, décerné par le Syndicat professionnel de la Critique au meilleur spectacle créé en région.
    Christian Schiaretti reçoit pour ce spectacle le Prix du Brigadier 2008, le Molière du Metteur en scène et le Molière du Théâtre public, 2009.

 

2005

  • Le Barbier de Séville de Giovanni Paisiello
    Création le 4 février, au Carré Saint-Vincent, Scène nationale d’Orléans.
  • Père de August Strindberg
    Création le 2 mars  au TNP, en tournée et reprise au TNP.
  • Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini
    Création le 12 mai, au Carré Saint-Vincent, Scène nationale d’Orléans.
  • Le Petit Ordinaire (cabaret macabre) de Jean-Pierre  Siméon
    Au TNP, au Centre pénitenciaire de Saint Quentin Fallavier et Aghja-Corsica, Ajaccio
  • L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel
    Création  le 2 novembre au TNP puis au Théâtre Les Gémeaux – Scène Nationale de Sceaux.

 

2004

  • La Jeanne de Delteil d’après Joseph Delteil   
    Reprise au TNP, en tournée.     
  • Le Grand Théâtre du monde suivi du Procès en séparation de l’Âme et du Corps
    Deux actes sacramentels de Pedro Calderón de la Barca
    Création à la Comédie-Française, au TNP et reprise à la Comédie-Française.

 

2003

  • Eugène Onéguine de Piotr Illitch Tchaïkovski
    Production Opéra Nomade en résidence au Théâtre Les Gémeaux – Sceaux. Création le 10 janvier au Théâtre Les Gémeaux, en tournée.
  • Jeanne de Charles Peguy
    Création le 7 mai  au TNP.
  • Le Laboureur de Bohême de Johannes von Saaz
    Création le 12 juin au TNP,  en tournée.
  • L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill
    Création le 18 novembre au TNP, en tournée.

 

2002

  • Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht
    Création le 10 janvier à la Comédie de Reims, en tournée au TNP, au Théâtre national de la Colline.
    Ce spectacle reçoit le Prix Georges-Lerminier 2002 du Syndicat professionnel de la Critique.

 

2001

  • L’Échelle de soie de Rossini
    Production Atelier lyrique de Tourcoing et la Comédie de Reims.
    Création à Tourcoing, en tournée.
  • Ariane à Naxos de Richard Strauss
    Production  Maison de la Culture d’Amiens, l’Orchestre de Picardie.
    Création le 16 janvier à  la Maison de la Culture d’Amiens, en tournée.
  • La Lune des pauvres de Jean-Pierre Siméon
    Création à la Comédie de Reims, novembre 2001.

 

2000

  • Jeanne extraits du « Mystère de la vocation de Jeanne d’Arc » et du  « Mystère de la charité de Jeanne d’Arc » de Charles Péguy
    Créé au Théâtre national de la Colline à Paris, janvier, la Comédie de Reims, février 2000.
  • Le Petit Ordinaire de Jean-Pierre Siméon
    Création à la Comédie de Reims en septembre 2000.

 

1999

  • Stabat mater furiosa de Jean-Pierre Siméon
    Création à la Maison de la Poésie / Théâtre Molière, mars 1999, la Comédie de Reims – en français et en arabe dans le cadre du Temps du Maroc –, Festival d’Avignon 1999,  en tournée.
  • D’entre les morts de Jean-Pierre Siméon
    Création à la Comédie de Clermont-Ferrand, mars 1999.
  • Cabaret Mathilde Emois interprétation de Loïc Brabant, au bar de la Comédie de Reims.

 

1998

  • Hänsel et Gretel opéra pour enfants de Engelbert Humperdinck
    Production Atelier lyrique et orchestral du Centre. En tournée
  • La Place Royale de Pierre Corneille, la Comédie de Reims, en tournée.
  • Les Amours de don Perlimplin avec Bélise en son jardin et Le Jeu de don Cristobal de Federico Garcia Lorca, la Comédie de Reims.
  • Les Visionnaires de Jean Desmarets de Saint-Sorlin, la Comédie de Reims, en tournée.

 

1997

  • Polyeucte de Pierre Corneille, la Filature de Mulhouse, la Comédie de Reims, en tournée.
  • La Leçon de Eugène Ionesco à la Comédie de Reims, en tournée.
  • Madame Butterfly de Giacomo Puccini
    Production Atelier lyrique et orchestral du Centre. Théâtre Les Gémeaux – Sceaux, la Comédie de Reims, en tournée.

 

1996

  • Les Citrouilles de Alain Badiou, Comédie de Reims, mars, Théâtre des Quartiers d’Ivry, en tournée.
  • Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck
    Production Atelier lyrique du Centre. Création au Carré Saint-Vincent/Scène nationale d’Orléans, octobre 1996, en tournée.
  • Grands et Petits promenade conçue et organisée par Christian Schiaretti et Patrice Thibaud, Comédie de Reims, décembre.
  • Cabaret Brecht/Weill mise en espace au bar de la Comédie de Reims, décembre.

 

1995

  • Ahmed philosophe de Alain Badiou, Comédie de Reims, avril, en tournée nationale et internationale. Festival d’Avignon 1996.
  • Ahmed se fâche de Alain Badiou, Comédie de Reims, octobre, puis en tournée.
  • Le Point de vue de Pilate de Paul Claudel, Comédie de Reims, décembre, en tournée.
  • Jeanne, Fille du ciel et de la terre d’après Joseph Delteil, Comédie de Reims, décembre, Festival d’Avignon 1996. Tournée nationale et internationale.
  • Les Trois prières du mystère de la vocation de Charles Péguy, Comédie de Reims, décembre, en tournée.

 

1994

  • Le Grand Théâtre du monde de Calderón de la Barca, Théâtre Les Gémeaux – Sceaux, avril 1994, reprise à la Comédie de Reims, octobre 1994, et en tournée.
  • Ahmed le Subtil de Alain Badiou, Comédie de Reims, juin, Festival d’Avignon et en tournée.
  • L’École des maris et L’École des femmes de Molière avec le Teatro Nacional Juvenil de Venezuela-Caracas, été 1994, Festival de Cadix, octobre 1995, Théâtre de l’Atalante à Paris.
  • Mort de Judas de Paul Claudel, Comédie de Reims, décembre 1994, tournée.

 

1993

  • L’Homme, la bête et la vertu de Luigi Pirandello, Théâtre Les Gémeaux – Sceaux, Comédie de Reims et en tournée, Festival d’Avignon 1993.
  • La Noce chez les petits bourgeois de Bertolt Brecht, Filature de Mulhouse, Comédie de Reims et en tournée, Festival d’Avignon 1993.
  • Les Mystères de l’amour de Roger Vitrac, Festival d’Avignon 1993 en tournée et à la Comédie de Reims, avril 1994.
  • La Poule d’eau de Stanislaw Ignacy Witkiewicz, Festival d’Avignon 1993 en tournée et à la Comédie de Reims, avril 1994.
  • Les Coréens de Michel Vinaver, Théâtre du Vieux-Colombier, Comédie de Reims

 

1992

  • Ajax et Philoctète de Sophocle, Comédie de Reims, reprise à l’Odéon – Théâtre de l’Europe.

 

 1991

  • Médée d’Euripide, Saint-Quentin-en-Yvelines, Comédie de Reims.
    En tournée nationale et internationale.

 

 1990

  • Le Laboureur de Bohême de Johannes von Saaz. Comédie de Reims, tournée nationale et internationale.
  • Esquisse pour un chœur européen de Jean-Pierre Sarrazac. Mise en espace, Festival d’Avignon.

 

1989

  • Le Roman de Fauvel d’après Gervais du Bus, Théâtre du CROUS de Reims.
  • Épave de Harald Mueller, Théâtre de la Tempête, La Cartoucherie de Vincennes.
  • Génération désinvolte d’après Alfred de Musset, Théâtre en Actes, Paris.
  • Léon la France, hardi voyage vers l’ouest africain de Christian Schiaretti et Philippe Mercier, Nouveau Théâtre d’Angers,  Paris et tournée nationale.

 

1988

  • Rosel de Harald Mueller,  l’Atalante, tournée nationale et internationale.
  • Rosel : film.

 

 1987

  • Ajax et Philoctète de Sophocle, La Rose des Vents de Villeneuve d’Ascq.

 

 1986

  • Sappa de Stephan Schutz, mise en espace,  La Rose des Vents de Villeuneuve d’Ascq.

 

 1985

  • Création de la Compagnie Christian Schiaretti.
  • Journal d’un chien d’après Oskar Panizza au Théâtre de l’Atalante, Paris.
    Ce spectacle est sélectionné au printemps 1985 par le Festival International de Parme. Joué dans plus de vingt villes, il est accueilli au Théâtre National de Strasbourg.

 

 1984

  • La Chute d’après « Le Moine » d’Antonin Artaud, Maison de la Culture de Créteil.

 

1983

  • Ariakos de Philippe Minyana, Théâtre du Quai de la Gare, Paris.


Répertoire contemporain

  • Alain Badiou

Ahmed le Subtil, Comédie de Reims, et Festival d’Avignon, 1994
Ahmed philosophe, Comédie de Reims, 1995, Festival d’Avignon, 1996
Ahmed se fâche, Comédie de Reims, 1995
Les Citrouilles, Comédie de Reims, 1996

  • Hervé Blutsch

Ervart  ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche, TNP  et Théâtre Ouvert, 2006

  • Florence Delay et Jacques Roubaud – Le Graal Théâtre

Joseph d’Arimathie, TNP, 2011
Merlin l’enchanteur, Théâtre National de Strasbourg et TNP, 2012
Gauvain et le Chevalier Vert, Théâtre National de Strasbourg et TNP, 2013
Perceval le Gallois, TNP et Théâtre National de Strasbourg, 2014

  • Denis Guénoun

Mai, juin, juillet, TNP, 2012 et Festival d’Avignon 2014

  • Philippe Mercier

Léon la France, hardi voyage vers l’ouest africain, Nouveau Théâtre d’Angers, 1990

  • Philippe Minyana

Ariakos, Théâtre du Quai de la Gare, Paris, 1983

  • Harald Mueller

Rosel  l’Atalante, 1988
Épave, Théâtre de la Tempête, 1989

  • Oskar Pinazza

Journal d’un chien, l’Atalante, 1985

  • Jean-Pierre Sarrazac

Esquisse pour un chœur européen, Festival d’Avignon, 1990

  • Stephan Schutz

Sappa, La Rose des Vents de Villeuneuve d’Ascq, 1986

  • Jean-Pierre Siméon

Stabat mater furiosa, Maison de la Poésie 1999
D’entre les morts, Comédie de Clermont-Ferrand, 1999
Le Petit Ordinaire, Comédie de Reims, 2000, reprise au TNP en 2005
La Lune des pauvres, Comédie de Reims, 2001
Philoctète, Odéon-Théâtre de l’Europe, 2009

  • Michel Vinaver

Les Coréens, Théâtre du Vieux-Colombier, 1993
Par-dessus bord, TNP, 2008

 

Répertoire classique contemporain

  • Antonin Artaud

La Chute d’après « Le Moine », Maison de la Culture de Créteil, 1984

  • Bertolt Brecht

La Noce chez les petits bourgeois, Filature de Mulhouse et Festival d’Avignon 1993
Cabaret Brecht/Weill, Comédie de Reims, 1996
Mère Courage et ses enfants, Comédie de Reims, TNP, Théâtre national de la Colline, 2002
L’Opéra de quat’sous, TNP, 2004

  • Aimé Césaire

Une Saison au Congo, TNP, 2013

  • Paul Claudel

Mort de Judas, Comédie de Reims, 1994
Le Point de vue de Pilate, Comédie de Reims, 1995
L’Annonce faite à Marie, TNP et Théâtre les Gémeaux – Scène Nationale de Sceaux, 2005

  • Joseph Delteil

Jeanne, Fille du ciel et de la terre, Comédie de Reims, 1995, Festival d’Avignon 1996, reprise au TNP, 2004

  • Federico Garcia Lorca

Les Amours de don Perlimplin avec Bélise en son jardin et Le Jeu de don Cristobal, Comédie de Reims, 1998 et reprise au TNP 2005

  • Eugène Ionesco

La Leçon, Comédie de Reims, 1997 et recréation au TNP, 2014

  • Maeterlinck

Les Aveugles, ENSATT, 2006
Intérieur, ENSATT, 2006
La Mort de Tintagiles, ENSATT, 2006

  • Charles Péguy

Les Trois prières du mystère de la vocation, Comédie de Reims, 1995
Jeanne,  extraits du « Mystère de la vocation de Jeanne d’Arc » et du  « Mystère de la charité de Jeanne d’Arc », Théâtre national de la Colline, 2000

  • Luigi Pirandello

L’Homme, la bête et la vertu, Théâtre Les Gémeaux – Sceaux et Festival d’Avignon, 1993

  • Roger Vitrac

Les Mystères de l’amour, Festival d’Avignon, 1993
Victor et les enfants au pouvoir, ENSATT, 2004

  • Stanislaw Ignacy Witkiewicz

La Poule d’eau, Festival d’Avignon, 1993

 

 

Répertoire classique

  •  Aristophane

Utopia, ENSATT, 2003

  • Calderón de la Barca

Le Grand Théâtre du monde, Les Gémeaux – Sceaux, 1994
Le Grand Théâtre du monde suivi du Procès en séparation de l’Âme et du Corps, Comédie-Française, 2004, et reprise au TNP, 2013

  • Miguel de Cervantès

Don Quichotte, TNP, 2010

  • Pierre Corneille

Polyeucte, Filature de Mulhouse, Comédie de Reims, 1997
La Place Royale, Comédie de Reims, 1998

  • Jean Desmarets de Saint-Sorlin

Les Visionnaires, Comédie de Reims, 1998 et ENSATT, 2005

  • Euripide

Médée, Saint-Quentin-en-Yvelines, Comédie de Reims, 1991

  • Robert Garnier

Hippolyte, ENSATT, 2009
La Troade, ENSATT, 2009

  • Victor Hugo

Ruy Blas, ouverture du TNP, 11 novembre 2011

  • Molière

L’Étourdi ou les contretemps, TNP, 2009
Le Dépit amoureux, TNP, 2009 
La Jalousie du Barbouillé, TNP, 2007
Le Médecin volant, TNP, 2007
Les Précieuses ridicules, TNP, 2007
Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, TNP, 2007
L’École des maris, TNP, 2007
L’École des femmes
, Teatro Nacional Juvenil de Venezuela-Caracas, 1994,  Festival de Cadix, 1995

  • Tirso de Molina

Don Juan, TNP, 2010

  • Alfred de Musset

Génération désinvolte, Théâtre en Actes, Paris, 1989

  • Fernando de Rojas

La Célestine, TNP, 2010

  • Johannes von Saaz

Le Laboureur de Bohême, Comédie de Reims, 1990, reprise au TNP, 2003 puis 2012

  • William Shakespeare

Coriolan, TNP, 2006 et Théâtre Nanterre-Amandiers 2008
Le Roi Lear, TNP et Théâtre de la Ville, 2014

  • Sophocle

Ajax et Philoctète, La Rose des Vents de Villeneuve d’Ascq, 1987 puis l’Odéon – Théâtre de l’Europe, 1992

  • August Strindberg

Père, TNP, 2005
Mademoiselle Julie, Théâtre national de la Colline, 2011
Créanciers, Théâtre national de la Colline, 2011

Des acteurs dans les théâtres

A quelques années de nous, un amateur éclairé s’étonnerait sans doute de nos débats sur la présence nécessaire d’acteurs dans nos théâtres. La question lui paraîtrait certainement confinée à la tautologie : autant s’interroger sur la présence de poissons dans la mer ou de feuilles dans les arbres. Comment s’expliquer qu’après soixante ans de décentralisation, le territoire national soit équipé d’autant d’outils dont aucun ne peut témoigner d’une permanence artistique digne de ce nom.

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Le théâtre comme institution

Notre problème, c’est de réussir à recréer non pas un dialogue mais une patience générationnelle. Faire que les plus âgés regardent avec intérêt les jeunes. Et, que les jeunes écoutent les plus âgés.
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Du metteur en scène au directeur du TNP
Entretien réalisé par Bérénice Hamidi-Kim le 2 octobre 2009, retranscrit par Magali Le Ny, repris par Marion Denizot et relu par Christian Schiaretti.

Le TNP se situe aujourd’hui à Villeurbanne, mais ce qui m’intéresse, c’est l’énigme que me pose les trois mots qui composent son sigle.
« Théâtre », parce que c’est un métier et que le TNP doit être un représentant aigu de sa discipline. « National », parce que c’est un théâtre qui porte la célébration d’un génie propre à la langue française au travers de son répertoire et de son élaboration nouvelle. Et enfin « populaire », parce que c’est simple, au sens où l’on dit des gens généreux qu’ils le sont.

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Du metteur en scène au directeur du TNP

Entretien réalisé par Bérénice Hamidi-Kim le 2 octobre 2009, retranscrit par Magali Le Ny, repris par Marion Denizot et relu par Christian Schiaretti.

Le TNP se situe aujourd’hui à Villeurbanne, mais ce qui m’intéresse, c’est l’énigme que me pose les trois mots qui composent son sigle.
« Théâtre », parce que c’est un métier et que le TNP doit être un représentant aigu de sa discipline. « National », parce que c’est un théâtre qui porte la célébration d’un génie propre à la langue française au travers de son répertoire et de son élaboration nouvelle. Et enfin « populaire », parce que c’est simple, au sens où l’on dit des gens généreux qu’ils le sont.

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La refondation du TNP

Interview de Christian Schiaretti pour les Etats Provisoires du Poème XI
L’intitulé de ce numéro d’Etats provisoires du poème est «Refaire, renaître, refonder». Lequel ou lesquels de ces termes te paraissent le ou les plus appropriés pour caractériser la mutation du TNP sous ta direction depuis 10 ans ?
D’une façon générale, je n’aime pas beaucoup le préfixe « re », même s’il est fondateur dans le théâtre où il est clair pour chacun que l’on répète et représente. Je m’en méfie car c’est un point de vue d’orgueil ; le point de vue d’un démiurge extérieur qui déciderait d’indiquer le chemin, un passé rédempteur dont il aurait le secret.

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Le théâtre est-il révolutionnaire ?

Je crois n’avoir vécu qu’un seul événement « révolutionnaire » au sens d’un bouleversement. En 1974, fils d’ouvrier et étudiant en philosophie, je travaille comme coursier. Chargé d’apporter un paquet dans un lieu en travaux – le futur théâtre des Bouffes du Nord –, je découvre des Arabes en train chanter l’Internationale…
Je m’assieds à côté d’un monsieur qui m’explique qu’il s’agit d’une pièce de théâtre, Mohamed, prends ta valise, que ce sont des acteurs du Théâtre national d’Alger et que lui-même est Kateb Yacine ! Ma vie bascule. S’ouvre à moi un champ dont je ne soupçonnais pas l’existence. J’associe alors le théâtre à la pensée.

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Le théâtre national populaire aujourd’hui

Je ne me suis jamais accommodé de la notion verticale de carrière. Jeune, je lui préférais la notion de légende. Alimenté sans doute par les exemples passés avec leurs lots de pathétiques résolutions. Cela me distingua de l’esthétique imposée à ma génération, le ridicule en prime : je n’avais jamais inscrit le TNP dans mes perspectives.

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