TNP Villeurbanne

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La Princesse de Clèves

Seul en scène, le comédien restitue le roman dans sa force narrative. Occasion d’un éloge à cette langue du XVIIe. Pour tout partenaire : envolées musicales, magie de la lumière, somptuosité du costume…

Du mardi 8 au dimanche 20 octobre 2013

Il était une femme, il était deux hommes, il était une cour, il était une époque. La brillante cour de Henri II. On se souvient que le roman de Madame de la Fayette s’organise à partir d’un coup de foudre. Nous avons en mémoire sa lente détonation. Le regard a blessé. Les entrailles et le cœur de la Princesse de Clèves et du Duc de Nemours sont touchés. La tension est extrême. Madame de Clèves, mariée, appartient à un cercle du monde où chacun est observé. Malgré la haute tenue morale des protagonistes, les regards muets cherchent confirmation par la parole, quêtent l’aveu de l’amour, la reconnaissance du désir ; les visages trahissent la violence de leur joie, la folie de leur désespoir. De cabinets en salles de bal, de chambre mortuaire en «campagne», un déplacement incessant de visites rendues. Dans le tourbillon des conversations générales cheminent inlassablement la recherche et la fuite exténuante de l’autre…
Marcel Bozonnet, seul en scène, restitue le roman dans sa force narrative. Tendu comme un arc et souple comme un danseur, le comédien s’engage totalement dans ce parcours d’émotions fines et pensées profondes, comme suspendu par la poésie du texte. C’est aussi l’occasion d’un éloge à cette langue du XVIIe siècle qu’il affectionne tout particulièrement et qu’il sait si bien restituer, tandis que l’accompagnent la magie de la lumière, du costume et l’irradiant tapis posé au sol.

© Elizabeth Carecchio

Madame de La Fayette Née en 1634, Marie-Madeleine Pioche de la Vergne est une auteure française qui a côtoyé les plus grandes figures de son siècle. Son mari, le comte de La Fayette, vivait en province tandis qu’elle tenait salon à la Cour, fréquentant des personnalités influentes et de grands lettrés comme La Fontaine, Madame de Sévigné ou la duchesse d’Orléans. Elle sera surtout très liée avec La Rochefoucauld, qui l’introduira notamment auprès de Corneille, Racine, Boileau, et l’aidera à rédiger la première partie de Zaïde, nouvelle mauresque parue en 1670. Dans l’œuvre de Madame de La Fayette figurent des mémoires et une nouvelle historique, ainsi que deux autres récits : La Princesse de Montpensier (1662), et La Princesse de Clèves (1678), qui connut un immense succès et que l’auteure niera d’abord avoir écrit. On a pu dire de son œuvre qu’elle annonçait le roman moderne.

Marcel Bozonnet Comédien et metteur en scène, président de la Société d’Histoire du Théâtre. Admis dans la troupe de la Comédie- Française en 1982, il en sera l’Administrateur général de 2001 à 2006. Durant son mandat, il intègre au répertoire des auteurs contemporains (Marie Ndiaye ou Valère Novarina) et sollicite les créations des plus grands metteurs en scène internationaux. Sa compagnie Les Comédiens-Voyageurs, fondée en 2006, est en résidence à la Maison de la Culture d’Amiens. Au TNP, Marcel Bozonnet a déjà été accueilli avec Baïbars, le mamelouk qui devint sultan (2009) et a joué sous la direction de Christian Schiaretti dans Mai, juin, juillet de Denis Guénoun (2012).

Avec Marcel Bozonnet
Adaptation Alain Zaepffel
Lumières Joël Hourbeigt
Chorégraphie Caroline Marcadé
Costumes Patrice Cauchetier
Maquillages Suzanne Pisteur

Coproduction Théâtre des Arts — Scène nationale de Cergy-Pontoise, Studio Productions
Production déléguée Maison de la Culture d’Amiens — Centre de production et de création

  Le programme de salle (pdf / 1.1mo)

  Le dossier de presse (pdf / 244ko)