TNP Villeurbanne

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Mai, juin, juillet

Le projet de cette pièce (commande d'écriture de France Culture et du TNP) est de relater les événements qui ont secoué le théâtre en France durant l’année 1968. A travers eux, c’est un regard sur l’évolution de la société française qui est proposé, ainsi que sur les mutations de l’idée de Révolution.
Du 24 au 31 octobre 2012

Le projet de cette pièce (commande d’écriture de France Culture et du TNP) est de relater les événements qui ont secoué le théâtre en France durant l’année 1968. A travers eux, c’est un regard sur l’évolution de la société française qui est proposé, ainsi que sur les mutations de l’idée de Révolution.

Le récit s’organise autour d’un échange fictif de lettres entre Jean-Louis Barrault et Jean Vilar.
Ces deux hommes, longtemps considérés comme représentant des visions opposées du théâtre, ont eu des parcours assez proches : du même âge, tous deux élèves de Dullin, entrés au théâtre hors des circuits les plus convenus, acteurs, metteurs en scène et chefs de troupes, et conduits l’un et l’autre jusqu’à la direction de deux théâtres nationaux, créés ou rénovés par leurs soins.

En mai-juin 1968, Barrault est aux prises avec l’occupation de l’Odéon par les contestataires, qui installent dans le théâtre un forum permanent, lequel commence avec panache et se termine dans une profonde dégradation.
Vilar fait face, en juillet, à la mise en cause du Festival d’Avignon comme supermarché de la culture et aux tentatives de faire cesser son activité.
Entre ces deux moments de crise violente, prend place la longue réunion de travail à huis clos qui rassemble, au Théâtre de la Cité de Villeurbanne, la plupart des animateurs de centres dramatiques et de maisons de la culture.

Ce sont ces trois séquences qui font la matière des trois parties de la pièce, annoncées par son titre.
L’expérience de cette écriture, née d’une invite de Christian Schiaretti, a été menée en dialogue avec lui, ainsi qu’avec Blandine Masson, directrice de la fiction sur France Culture.

 Cette création s’inscrit dans le cadre de l’événement Un poète et tout sera sauvé. Jean Vilar. En savoir plus sur l’événement.

 © Michel Cavalca

Sur France Culture, lecture de Juillet de Denis Guénoun, 3ième partie de la pièce Mai, Juin, Juillet 
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Avec : Marcel Bozonnet Jean-Louis Barrault, Éric Ruf (Sociétaire de la Comédie-Française) Jean Vilar
Et Stéphane Bernard**, Antoine Besson*, Laurence Besson*, Magali Bonat, Olivier Borle*, Clément Carabédian*, Baptiste Guiton*, Julien Gauthier*, Damien Gouy*, Christophe Jaillet**, Benjamin Kérautret, Anna Kupfer**, Maxime Mansion*, Clément Morinière*, Jérôme Quintard*, Yasmina Remil*, Colin Rey, Juliette Rizoud*, Stanislas Roquette, Clara Simpson**, Philippe Vincenot, et Adrien Dupuis-Hepner, Julie Guichard, Louise Vignaud, Marceau Beyer violoncelle
* la troupe du TNP, ** la Maison des comédiens

Scénographie Fanny Gamet
Costumes Thibaut Welchlin
Son Laurent Dureux,
Lumières Vincent Boute
Vidéo Nicolas Gerlier
Coiffures, maquillage Romain Marietti
Assistant à la mise en scène Baptiste Guiton

Production Théâtre National Populaire
En convention avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon.

Denis Guénoun, né en 1946 à Oran, est comédien, écrivain et metteur en scène. Il est par ailleurs agrégé de philosophie et professeur de littérature
française à l’Université de Paris-Sorbonne. En 1975, il fonde la compagnie de L’Attroupement puis celle du Grand Nuage de Magellan en 1983.
Il sera le directeur du CDN de Reims de 1986 à 1990. Parmi ses mises en scène, on peut citer « Tout ce que je dis », 2007, « Le Banquet de Platon », 2008, « L’Augmentation » de Georges Perec, jouée en chinois au Grand Théâtre de Shanghaï, 2010, et « Artaud- Barraul »t, créée la même année au Théâtre Marigny.
Denis Guénoun est l’auteur de nombreuses pièces : « L’Énéide », « Le Printemps », « Ruth éveillée », « Tout ce que je dis », et d’ouvrages philosophiques : « Le Théâtre est-il nécessaire ? », »Avez-vous lu Reza ? », « Livraison et délivrance ». C’est en 2010, aux Rencontres de Brangues, qu’a été créé son spectacle « Qu’est-ce que le temps ? » d’après les Confessions de saint Augustin, présenté au TNP en 2011.

Christian Schiaretti est nommé en 1991 à la tête de la Comédie de Reims qu’il dirige pendant onze ans. En 1998, il fonde avec Jean-Pierre Siméon Les Langagières. Il est directeur du TNP depuis janvier 2002 où il a présenté « Mère Courage et ses enfants » et « L’Opéra de quat’sous » de Bertolt Brecht, « Père » de August Strindberg, « L’Annonce faite à Marie » de Paul Claudel, « 7 Farces et Comédies de Molière », « Philoctète » de Jean-Pierre Siméon, « Siècle d’or — Don Quichotte » de Miguel de Cervantès, « La Célestine » de Fernando de Rojas, « Don Juan » de Tirso de Molina.
Mai 2011, création à La Colline — Théâtre national du diptyque « Mademoiselle Julie » et « Créanciers » de August Strindberg. Juin 2011, création de « Joseph d’Arimathie, première pièce du Graal Théâtre » de Florence Delay et Jacques Roubaud et, juin 2012, « Merlin l’enchanteur », la deuxième pièce. Pour l’inauguration du nouveau Grand théâtre, il crée « Ruy Blas » de Victor Hugo, le 11 novembre 2011.
Pour sa mise en scène de « Coriolan » de William Shakespeare, il a reçu le Prix Georges-Lerminier 2007, le Prix du Brigadier 2008, le Molière du Metteur en scène et le Molière du Théâtre public 2009, et pour « Par-dessus bord » de Michel Vinaver, le Grand Prix du Syndicat de la Critique pour le meilleur spectacle de l’année 2008.
Christian Schiaretti est président des Amis de Jacques Copeau et a été président de l’Association pour un Centre Culturel de Rencontre à Brangues.

 

Interview de Denis Guénoun sur TV5 Monde  

Le dossier de presse (pdf / 300ko)

  Le programme de salle (pdf / 404ko)