Une Saison au Congo

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Créations et répertoire
de Aimé Césaire / mise en scène Christian Schiaretti
Du 14 mai au 7 juin 2013
Grand théâtre - Salle Roger Planchon

Du mardi 14 mai au vendredi 7 juin 2013

Nous sommes au Congo belge en 1958 lorsque la pièce débute. C’est une période d’effervescence qui va mener le pays à l’indépendance. Une fois celle-ci acquise, se font jour les oppositions et les diverses pressions pour l’acquisition d’une parcelle du pouvoir. Les colonisateurs, qui semblent avoir quitté la scène politique, attisent les dissensions et tentent encore de conserver le pouvoir économique, au besoin en encourageant la sécession d’une des provinces congolaises. Patrice Lumumba, nommé Premier Ministre, dénonce ces malversations. L’atmosphère de liberté et de luttes politiques fiévreuses pour la conquête de l’indépendance puis l’ascension de Patrice Lumumba constituent le cœur de l’intrigue.
Un héros au temps compté, un chemin semé d’embûches, une mort violente et prématurée, tout est là pour créer à la fois le mythe politique et théâtral.

A partir de ces faits politiques précis et à peine modifiés, Césaire transfigure la réalité pour faire de Lumumba une figure charismatique à la lucidité exaltée, symbole de toute l’histoire d’un continent. Loin des « héros positifs » du réalisme socialiste surgissant dans les théâtres de nombreux pays africains qui deviennent indépendants dans les années 60, Lumumba, comme Césaire, est un poète « déraisonnable ». Figure de Prométhée, porteur de feu ou Christ souffrant, l’unité Dieu / homme est ici transformée en Afrique / Lumumba. La durée de la pièce constitue à la fois un espace et un temps prophétiques où, d’une certaine façon, le poète devient l’outil et la mémoire de cette prophétie.

Durée : 2h40

Photo 3 : Au centre : Mwanza Goutier dans le rôle de Mokutu / Photo 4 Safourata Kabore dans le rôle de La voix de la guerre civile © Michel Cavalca
Photo 2 : Emmanuel Rotoubam Mbaide dans le role de Okito / Photo 3 : Marc Zinga dans le rôle de Lumumba et Aristide Tarnagda dans le M’Siri / Photo 4 : Au micro, Marcel Mankita dans le rôle de Kala-Lubu © Christian Ganet


Soirée hommage à Aimé Césaire, à la Maison du Livre, de l’Image et du Son, mercredi 15 mai 2013 à 19h00. En savoir plus.


En partenariat avec


Avec
Marc Zinga dans le rôle de Lumumba
Joëlle Beli Titi, Valérie Belinga, Stéphane Bernard**, Olivier Borle*, Paterne Boungou, Clément Carabédian*, Mwanza Goutier, Marcel Mankita, Maxime Mansion*, Bwanga Pilipili, Philippe Vincenot**, Marc-Antoine Vumilia Muhindo, Marius Yelolo.
* Comédiens de la troupe du TNP, ** Comédiens de La Maison des comédiens du TNP.

Comédiens du collectif burkinabé Béneeré
Mbile Yaya Bitang, Safourata Kaboré, Emmanuel Rotoubam Mbaide, Aristide Tarnagda, Mahamadou Tindano, Charles Wattara

Musiciens : Fabrice Devienne piano, Henri Dorina basse, Jacques Largent percussion

Dramaturgie et conseils artistiques Daniel Maximin.
Musique originale Fabrice Devienne.
Scénographie et accessoires Fanny Gamet.
Costumes Thibaut Welchlin.
Lumières Vincent Boute.
Son Laurent Dureux.
Vidéo Nicolas Gerlier
Coiffures, maquillage : Françoise Chaumayrac
Assistants à la mise en scène Baptiste Guiton, Paul Zoungrana sous l’œil bienveillant de Moïse Touré

Production Théâtre National Populaire
en coproduction avec Théâtre Les Gémeaux, Sceaux

Aimé Césaire (1913-2008) est l’un des fondateurs du mouvement littéraire et politique de la négritude. Né à Basse-Pointe en Martinique, il part faire ses études en France et entre à l’École Normale Supérieure. Au contact d’étudiants africains comme Léopold Sédar Senghor, il prend conscience de l’impact du colonialisme sur les pratiques culturelles des peuples dominés. En 1939, il retourne en Martinique et achève l’écriture des “Cahiers d’un retour au pays natal” qui marque la naissance d’une expression poétique aux accents surréalistes, confirmée par Breton lui-même et par la parution du recueil “Soleil Cou Coupé”, 1946. C’est en 1950 qu’est publié le “Discours sur le colonialisme” dans la revue Présence Africaine. Communiste impliqué mais critique, il dénonce le stalinisme de Thorez avant de créer le Parti Progressiste Martiniquais et devient député de la Martinique à l’Assemblée Nationale, puis conseiller général de Fort-de-France. Immense poète, Aimé Césaire a aussi écrit pour le théâtre, “Et les chiens se taisaient”, “La Tragédie du Roi Christophe”, et a rédigé de nombreux essais sur la question de l’identité noire. Il est entré au Panthéon en 2011.

Le nouvel Observateur – Odile Quirot.
Césaire ressuscité.
Son épopée de Patrice Lumumba est mise en scène par Christian Schiaretti. Enfin un spectacle à la hauteur du poète dramaturge !

Le Monde – Fabienne Darge.
Les six derniers mois de Patrice Lumumba.
L’image est forte, à l’heure des saluts : trente-sept acteurs-chanteurs, pour la plupart africains ou d’origine africaine, sur le grand plateau du Théâtre national populaire (TNP) de Villeurbanne (Rhône). On n’avait jamais vu cela, sur la scène d’une grande institution théâtrale française.

Le Figaro – Armelle Heliot.
Une saison au Congo : le grand opéra de l’Afrique.
Écrite quelques années à peine après les événements par le poète et dramaturge antillais, Une saison au Congo rappelle le destin tragique de Patrice Lumumba. Entendre ce texte magnifique amplifié par une mise en scène très intelligente, très puissante est le plus bel hommage que l’on puisse rendre au poète qui était né en Martinique le 26 juin 1903 et s’est éteint le 17 avril 2008.

Deux Théâtromôme autour de Une Saison au Congo
Pendant que les parents assistent au spectacle, les enfants sont accueillis dans un atelier en lien avec l’activité théâtrale.

Apparat et sentiment de puissance
Dimanche 26 mai 2013, à 16h00
Dimanche 2 juin 2013, à 16h00
Après un goûter, le plasticien Pierre Laurent propose aux enfants un atelier autour de l’apparat vestimentaire et le sentiment de puissance qui peut en résulter… Lire la suite

Réservations auprès de la billetterie : 04 78 03 30 00

Audiodescription autour du spectacle Une saison au Congo

Les personnes malvoyantes ou non-voyantes peuvent suivre en direct la description du spectacle au moyen d’un casque à haute fréquence. 
La représentation est précédée d’une approche tactile du décor. 
Pour bénéficier de ce dispositif d’accompagnement, il est nécessaire de se signaler lors de la réservation des places.

  • Mercredi 22 mai 18h30 approche tactile, 20h00 spectacle

 

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