Oh les beaux jours

de Samuel Beckett
mise en scène Alain Françon

Du au

salle Roger-Planchon

1 h 20 du mardi au vendredi à 19 h 30,
le samedi à 18 h,
le dimanche à 15 h 30,
relâche le lundi

Accessible aux malvoyants

  • dim 22 novembre 15h30

Rencontre

  • jeu 19 novembre 19h30
  • Distribution

    avec Dominique Valadié et Alexandre Ruby

    dramaturgie Nicolas Doutey
    lumière Jean-Pascal Pracht
    maquillage et coiffures Cécile Kretschmar
    décor et costumes Jacques Gabel
    son, lumière, régie générale Yannick Anché
    régie plateau et vidéo Maxime Terlin

    Le texte est publié aux Éditions de Minuit.

    Spectacle créé le 13 novembre 2025 au Théâtre du Petit Saint-Martin.

    • production Théâtre des nuages de neige et théâtre de la Porte Saint-Martin

    • le Théâtre des nuages de neige est soutenu par le ministère de la Culture (DRAC Île-de-France)

    • administration, production Anne Cotterlaz ; attachée de production Anne-Lise Roustan

  • Biographies

    Samuel Beckett

    Samuel Beckett naît en 1906 dans une famille protestante de la banlieue de Dublin. Il apprend très jeune le français, à l’école primaire. À 17 ans, il s’inscrit en Lettres à l’Université et se passionne pour la littérature française, dont les œuvres de Jean Racine, de Paul Verlaine, de Marcel Proust et d’André Gide. À vingt ans, il obtient une bourse en France pour améliorer son français. Il revient en Irlande et deux ans plus tard, il est nommé à Paris lecteur d’anglais à l’École normale supérieure, où il demeure deux ans et se lie d’amitié avec James Joyce. En 1937, il s’installe pour de bon à Paris et décide qu’il sera écrivain. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans la résistance en 1941, un fait peu connu. En 1942, il échappe de peu à la Gestapo avec sa compagne Suzanne. Ils errent de cachette en cachette et finissent par atteindre la zone libre. Ils s’installent alors dans le Roussillon. Vers 1946, Samuel Beckett se met à écrire en français. En sept ou huit ans, il écrit frénétiquement ses plus grandes œuvres. Il est l’auteur de romans, tels que Molloy, Malone meurt, L’Innommable et de poésies en prose. Mais il est surtout connu pour son œuvre théâtrale, avec notamment En attendant Godot (1948), Fin de Partie (1954), La Dernière Bande (1958), et Oh les Beaux Jours (1960). Après la publication d’En attendant Godot, il rédige presque tous ses romans en français et traduit en français ceux qu’il écrit en anglais. Samuel Beckett est un homme discret et secret qui fuit les journalistes. Quand il reçoit le prix Nobel de littérature en 1969, il envoie son éditeur, Jérôme Lindon, à sa place, et lorsque le Festival d’automne à Paris lui rend hommage pour ses 75 ans, il refuse l’invitation et se réfugie quelques jours à Tanger, au Maroc. Le dramaturge meurt à Paris, en 1989.

    Alain Françon

    Alain Françon est un auteur et metteur en scène de théâtre français, né en 1945 à Saint-Étienne. Il a créé plus d’une centaine de spectacles. En 1971, Il cofonde le Théâtre Éclaté, dirige le Centre dramatique national de Lyon-Théâtre du Huitième de 1989 à 1992 et, de 1992 à 1996, le Centre dramatique national de Savoie. En 1996, il est nommé à la direction du Théâtre national de la Colline qu’il quitte en 2010. Il y réaffirme son attachement à présenter des œuvres du théâtre moderne et contemporain : Anton Tchekhov, Henrik Ibsen, Ödön von Horváth, Bertolt Brecht, Georg Kaiser, Hans Henny Jahnn, August Strindberg aux côtés d’Heiner Müller, Edward Bond, Michel Vinaver, Eugène Durif, François Bon, Olivier Cadiot, Valère Novarina, Didier-Georges Gabily, Hubert Colas, Gildas Milin, Toni Negri ou Jean-Luc Lagarce parmi bien d’autres. Au Théâtre national de la Colline, il a créé six pièces d’Edward Bond, quatre pièces d’Anton Tchekhov, des pièces de Georges Feydeau, de Michel Vinaver, de Henrik Ibsen, de Michel Deutsch, de Rainald Goetz, de Daniel Danis, d’Eugène Durif, de Marius von Mayenburg. En 2010, après avoir quitté le Théâtre national de la Colline, il crée sa compagnie Théâtre des nuages de neige. Depuis, il a créé Du mariage au divorce de Georges Feydeau, Oncle Vania d’Anton Tchekhov, Solness le Constructeur de Henrik Ibsen, Les Gens d’Edward Bond, Toujours la Tempête de Peter Handke, Le Temps et la chambre de Botho Strauss, Un mois à la campagne d’Ivan Tourgueniev dans une adaptation de Michel Vinaver, Les innocents, Moi et l’Inconnue au bord de la route départementale de Peter Handke, Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee. À la Comédie-Française, il crée Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov, La Trilogie de la Villégiature et La Locandiera de Carlo Goldoni, La Mer d’Edward Bond. En 2021, il monte Kolik de Rainald Goetz, La Seconde Surprise de l’amour de Marivaux, puis, Avant la retraite de Thomas Bernhard et En attendant Godot de Samuel Beckett (2022), Un chapeau de paille d’Italie (2023), Les Fausses Confidences de Marivaux (2024), La Séparation de Claude Simon et Oh les beaux jours de Samuel Beckett (2025). Au cinéma, il a joué dans Le Loup de la côte Ouest de Hugo Santiago (2002), Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne (2014), ADN de Maïwenn (2020), Élise sous emprise de Marie Rémond (2026).

    Alain Françon a obtenu plusieurs prix parmi lesquels le Molière de la mise en scène pour les Pièces de guerre d’Edward Bond en 1994, pour La Cerisaie d’Anton Tchekhov en 1995, pour Qui a peur de Virginia Woolf d’Edward Albee en 2016 ; le Grand Prix du syndicat de la critique pour Dans la compagnie des hommes d’Edward Bond, seconde version, en 1998 et pour Avant la retraite de Thomas Bernhard en 2021 ; le prix de la SACD de la mise en scène en 2012 et celui du plaisir du théâtre de la SACD 2018.

  • La presse en parle

    Alain Françon offre une version bouleversante, ouverte à tous les possibles, du chef-d’œuvre de Samuel Becket, avec une Dominique Valadié surhumaine dans le rôle de Winnie. […] Dominique Valadié donne aux leitmotivs beckettiens une ironie fulgurante. Demi-sourire aux lèvres, elle pèse chaque mot et geste, brandit ses accessoires (brosse à dents, coiffe, pistolet, ombrelle) avec la majesté d’une déesse d’agile.

    Les Echos

    Ce rôle est Everest pour une actrice. Il faut exprimer solitude, angoisse, nostalgie et humour avec une économie de moyens extrême : un buste, une inclinaison de tête, quelques gestes, un sourire, un cri, un regard. La voix devient tout. Valadié est formidable.

    Le Canard enchaîné

    Alain Françon, qui a aussi remarquablement mis en scène La Séparation, de Claude Simon – un autre regard classique de l’absurde –, a monté cette pièce avec subtilité et une grande intelligence poétique.

    Le Figaro Magazine

    Dominique Valadié glisse d’un instant à l’autre, avec un naturel éblouissant. Elle donne au texte une fraîcheur, une verdeur mise en lumière.

    L’Humanité

À demi enfouie dans un monticule de terre, Winnie parle, s’accroche, s’enfonce. Au milieu d’un désert, sous un soleil infernal, elle vit là, avec tout près d’elle, son mari Willie, presque absent mais indispensable à sa vie. Les souvenirs habitent ce désert, remontant par bribes, rassurants témoins d’une existence. Winnie, radieuse, coquette, burlesque, rebelle et inquiète, résiste à ce temps qui passe, inexorablement. Elle étire les minutes pour en faire des espaces où s’évader. Elle parle. Tant qu’il y a des mots, il y a de la vie !

Alain Françon fréquente depuis longtemps les textes de Samuel Beckett et ses personnages infiniment tendres, s’inventant eux-mêmes, au plus près du réel. C’est à travers les mots qu’Alain Françon, maître dans l’art de diriger les acteurs, trouve le souffle et la liberté pour donner aux personnages cette force de vie troublante. Le sens éclate alors et résonne à l’infini. Dans Oh les beaux jours, il met en scène Dominique Valadié, magnifique de fantaisie qui incarne Winnie de façon magistrale et en révèle la profonde humanité.

Rendez-vous

  • Rencontre avec l’équipe artistique après le spectacle

    → jeudi 19 novembre 2026

  • Passerelle Cinéma au TNP

    projection du court métrage Film (21 min, 1965, avec Buster Keaton) de Samuel Beckett et Alan Schneider en présence du metteur en scène Alain Françon
    → samedi 21 novembre 2026, en partenariat avec le cinéma Le Zola

  • Représentation recommandée pour le public avec une déficience visuelle

    → dimanche 22 novembre 2026, visite tactile du décor à 14 h 30, spectacle à 15 h 30