Tout est calme dans les hauteurs
Du au
salle Roger-Planchon
2 h
du mardi au vendredi à 20 h,
samedi à 18 h 30,
dimanche à 16 h,
relâche le lundi
Accessible aux malvoyants
- dim 14 février 16h
Rencontre
- jeu 11 février 20h
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Distribution
avec Nicolas Bouchaud, Norah Krief, Frédéric Noaille, Juliette Bialek et Valérie de Champchesnel
collaboration artistique Nicolas Bouchaud
collaboration artistique et assistanat à la mise en scène Véronique Timsit
scénographie Marguerite Bordat
lumière et régie lumière Jean-Jacques Beaudouin
son, régie son, régie générale Jean-Louis Imbert
costumes Virginie Gervaise
perruques Mityl Brimeur
stage à la dramaturgie Auriane Buchet
compagnonnage artistique Julien Vella
régie habillage Valérie de ChampchesnelL’Arche est éditeur et agent théâtral de l’œuvre théâtrale de Thomas Bernhard.
Spectacle créé le 23 septembre 2025 à Bonlieu Scène nationale Annecy.
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production déléguée Compagnie Italienne avec Orchestre
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coproduction Bonlieu Scène nationale Annecy ; Théâtre National de Nice ; TAP – Scène nationale de Grand Poitiers
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avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
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la Compagnie Italienne avec Orchestre bénéficie du soutien du ministère de la Culture (DRAC Île-de-France) au titre de l’aide aux compagnies conventionnées
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administration et diffusion François Le Pillouër
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Biographies
Thomas Bernhard
Thomas Bernhard, écrivain autrichien, est né le 10 février 1931 à Heerlen aux Pays-Bas, enfant illégitime d’un fils de paysan autrichien et de la fille d’un écrivain allemand. Il passe une grande partie de son enfance à Salzbourg auprès de son grand-père maternel. En mars 1938, l’Allemagne nazie annexe l’Autriche. Sa mère va s’installer en Bavière. C’est l’époque du nazisme triomphant et le début de l’enfer pour Thomas Bernhard. En 1943, son grand-père le place dans un internat à Salzbourg, où il vit la fin de la guerre. Il suit des cours de violon et de chant, puis étudie la musicologie. Atteint de la tuberculose, il est soigné en sanatorium, expérience qu’il inscrira dans sa production littéraire. Il voyage à travers l’Europe, notamment en Italie et en Yougoslavie. En 1952, il travaille comme chroniqueur judiciaire au journal Demokratisches Volksblatt. Il revient à Vienne étudier à l’Académie de musique et d’art dramatique ainsi qu’au Mozarteum de Salzbourg. Son premier grand roman, Gel, le fait connaître au-delà des frontières. À partir de 1960, ses pièces sont jouées dans de nombreux pays ainsi qu’en France. En 1968, à l’occasion de la remise d’un prix littéraire, Thomas Bernhard provoque les institutions avec un discours attaquant l’État autrichien, sa culture et ses habitants. En 1970, Une Fête pour Boris remporte un grand succès en Allemagne. Il obtient le prix Georg Büchner, la plus importante distinction littéraire d’Allemagne fédérale (RFA avant la chute du Mur). Thomas Bernhard entame alors un cycle de cinq œuvres autobiographiques : L’Origine, La Cave, Le Souffle, Le Froid et Un Enfant. En 1976 a lieu à Stuttgart la première de Minetti, un portrait de l’acteur vieillissant joué par Minetti lui-même. Auteur au style singulier, vivant une relation d’amour et de haine avec son pays, Thomas Bernhard est un des auteurs les plus importants de la littérature germanique d’après-guerre. Il a écrit des centaines d’articles, cinq recueils de poésie, une trentaine de textes en prose et nouvelles, une vingtaine de pièces de théâtre dont Le Faiseur de théâtre, en 1985, qui cause un grand scandale, créé pour la première fois en France au TNP dans la mise en scène de Jean-Pierre Vincent, ou Place des héros, en 1988, dans laquelle on peut entendre : « Il y a aujourd’hui plus de nazis à Vienne qu’en 1938 ». Thomas Bernhard meurt trois mois après la première, le 12 février 1989. Dans son testament, il interdit la diffusion et la représentation de ses œuvres en Autriche, « quelle que soit la forme de son État », pour les cinquante prochaines années – ses héritiers annuleront cet aspect du testament. En France, Place des Héros entre au répertoire de la Comédie-Française en 2004, dans la mise en scène d’Arthur Nauzyciel.
Jean-François Sivadier
Après un passage au Centre Théâtral du Maine où il travaille avec André Cellier et Didier-Georges Gabily, il intègre l’école du Théâtre National de Strasbourg. Il en sort en 1986 et joue rapidement sous la direction de Didier-Georges Gabily, Alain Françon, Laurent Pelly, Stanislas Nordey, Jacques Lassalle, Daniel Mesguich, Christian Rist, Dominique Pitoiset, Serge Tranvouez ou Yann-Joël Collin. En 1996, il écrit, met en scène et interprète Italienne avec Orchestre et termine la mise en scène du diptyque de Molière Dom Juan/Chimère de Didier-Georges Gabily, suite au décès de ce dernier. Artiste associé au Théâtre National de Bretagne dès 2000, il y porte à la scène de nouvelles versions de ses pièces, Italienne avec Orchestre (2003), renommée Italienne scène et orchestre – qui obtient le Grand Prix du Syndicat de la critique – et Noli me tangere (2011), créée à l’origine en 1998 pour le Festival Mettre en scène. Parmi les autres mises en scène réalisées pour le Théâtre National de Bretagne, on retient Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (2000), La Mort de Danton de Büchner (2005), spectacle pour lequel il obtient un Molière, La Dame de chez Maxim de Feydeau (2009), Le Misanthrope (2015) et Dom Juan de Molière (2016). En 2019, il crée Un ennemi du peuple de Henrik Ibsen, présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Toutes ces productions effectuent des tournées nationales et internationales. Au Festival d’Avignon, Jean-François Sivadier présente notamment La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, Le Roi Lear de William Shakespeare mais aussi Partage de Midi de Paul Claudel, en collaboration avec Gaël Baron, Nicolas Bouchaud, Charlotte Clamens et Valérie Dréville. En 2021, il revient à une écriture plus intime avec sa pièce Sentinelles, présentée au TNP. En 2022, il crée Othello de William Shakespeare, puis en 2024, Portrait de famille – Une histoire des Atrides, en 2025, qu’il écrit en s’inspirant des écrits d’Eschyle, de Sophocle, d’Euripide et de Shakespeare, Tout est calme dans les hauteurs d’après Maître de Thomas Bernhard. En 2026, il crée, au TNP, Ivanov d’Anton Tchekhov. Depuis 2004, il travaille régulièrement avec l’Opéra de Lille, où il met en scène Madame Butterfly (2004), Wozzeck (2007), Les Noces de Figaro (2008), Carmen (2010), Le couronnement de Poppée (2012) et Le Barbier de Séville (2013). Au festival d’Aix-en-Provence, il met en scène en 2011 La Traviata – qui entre au répertoire du Staatsoper de Vienne – et en 2017 Don Giovanni.
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La presse en parle
Enjoués, jubilatoires, les personnages de Tout est calme dans les hauteurs sont aussi d’abominables racistes protégés par leur statut d’artistes bourgeois. L’indispensable écriture de Thomas Bernhard fait des étincelles sous la houlette de Jean-François Sivadier, qui a réuni un casting impeccable, dont ses très fidèles Nora Krief et Nicolas Bouchaud.
ScenewebLe jeu rythmé qui tire vers le clown, le sens des ruptures, la malice avec le public et la formidable intelligence du texte font passer crème cette logorrhée que le couple déverse sur ses interlocuteurs. Ils en font le ferment d’un théâtre renversant.
La Terrasse
Dans les hauteurs des Préalpes bavaroises, rien ne vient perturber la tranquillité de la somptueuse villa où vivent les Meister. Moritz, génie autoproclamé, admiré de tous, mais surtout de lui-même et de son épouse, aurait pu être scientifique, philosophe, ou chanteur d’opéra, il s’est contenté d’être « le plus grand romancier de la deuxième moitié du siècle ». Ce jour-là, le couple reçoit une jeune femme qui prépare une thèse sur la dernière œuvre du maître : une tétralogie qui prétend, en toute simplicité, rivaliser avec les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.
Thomas Bernhard nous invite à une plongée acide dans une supercherie intellectuelle et littéraire d’envergure. Il brosse un portrait acerbe d’une certaine élite aux pensées réactionnaires, terriblement emblématique de certaines figures actuelles. Jean-François Sivadier trouve dans ce texte de quoi faire son miel avec sa magnifique bande d’actrices et d’acteurs. Il aime chez Thomas Bernhard sa langue, organique, pulsionnelle, véritable cadeau pour les acteurs, son humour, son côté provocateur et son engagement politique.
Rendez-vous
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Stage de pratique théâtrale pour tous dès 18 ans
→ samedi 6 février 2027, de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h
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Rencontre avec l’équipe artistique après le spectacle
→ jeudi 11 février 2027
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Passerelle Musée « De la scène au tableau »
carte blanche au metteur en scène Jean-François Sivadier, dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon
→ samedi 13 février 2027 à 11 h -
Représentation recommandée pour le public avec une déficience visuelle
→ dimanche 14 février 2027, visite tactile du décor à 15 h, spectacle à 16 h