Le Malade imaginaire ou le silence de Molière
Du au
salle Roger-Planchon
2 h 35
du mardi au vendredi à 20 h,
samedi à 18 h 30, sauf samedi 12 juin à 16 h,
dimanche à 16 h,
relâche le lundi
Rencontre
- jeu 10 juin 20h
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Distribution
avec Hinda Abdelaoui, Aymen Bouchou, Valentin Clabault, Maxime Crochard, Arthur Nauzyciel, Laurent Poitrenaux, Arthur Rémi, Raphaëlle Rousseau, Salomé Scotto, Catherine Vuillez
scénographie Claude Chestier
lumière Marie-Christine Soma
son Xavier Jacquotcostumes Claude Chestier et Pascale Robin
régie générale Loïc Even
régie plateau Quentin Viandier
régie son Florent Dalmas
régie lumière Christophe Delarue
régie habillage Charlotte Gillard
Le livre Le Silence de Molière, traduit par Jean-Paul Manganaro et Camille Dumoulié, est publié aux Éditions Desjonquères.
Spectacle créé en 1999 et recréé en mai 2023 au Théâtre National de Bretagne.
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production de la première version (1999) CDDB – Théâtre de Lorient, Centre dramatique national ; Centre dramatique national de Savoie ; Compagnie 41751/Arthur Nauzyciel
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production de la seconde version (2023)
Théâtre National de Bretagne, Rennes
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coproduction Ville de Pau
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Biographies
Molière
Molière, Jean-Baptiste Poquelin de son vrai nom, est baptisé le 15 janvier 1622 à Paris, en l’église Saint-Eustache. Fils d’un tapissier, il fait ses classes chez les jésuites avant d’aller étudier le droit à Orléans. Avec Madeleine Béjart, il crée l’Illustre-Théâtre, qui est un échec en raison de dettes contractées et, en août 1645, il est même emprisonné. Il quitte alors Paris pour la province. Il y restera treize ans. En 1658, Molière revient à Paris pour jouer Nicomède et Le Dépit amoureux devant le roi, Louis XIV. C’est la pièce Les Précieuses ridicules (1659) qui lui apporte la célébrité. Il obtient du roi la salle du Petit-Bourbon puis, à partir de 1660, celle du Palais-Royal où il remporte de nombreux succès en tant qu’auteur, acteur et directeur de troupe. Le Tartuffe, jouée pour la première fois en 1664 à Versailles, pièce dans laquelle il critique l’hypocrisie des faux dévots, fait scandale. La pièce est interdite par le roi sous la pression des dévots qui se sentent visés. En 1665, Dom Juan suscite également des remous. Malgré son succès, la pièce est retirée. Molière continue cependant de bénéficier de la faveur du roi. Viennent les pièces Le Misanthrope, Georges Dandin, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes… Épuisé par le travail et la phtisie, Molière meurt le 17 février 1673 après la quatrième représentation du Malade imaginaire. Il jouait le rôle d’Argan.
Giovanni Macchia
Giovanni Macchia, né en 1912, est un écrivain et critique littéraire italien. Il soutient sa thèse de Doctorat sur Baudelaire, auteur auquel il consacre différents essais par la suite, parmi lesquels Baudelaire critico (1939), qui marque ses débuts d’essayiste de renom. Titulaire en 1938 de la chaire de Langue et de Littérature françaises à l’Université de Pise, il devient en 1949 professeur à l’Université La Sapienza de Rome, où il continue de faire connaître les auteurs français, mais aussi l’histoire du théâtre et les grands moralistes de la période classique. Parmi les ouvrages traduits en français, on trouve L’Ange de la Nuit sur Marcel Proust, Le Silence de Molière, Paris en ruine, Le Théâtre de la dissimulation, Vie, aventure et mort de Don Juan. Il reçoit le Grand prix de la francophonie décerné par l’Académie française en 2000.
Arthur Nauzyciel
Metteur en scène et acteur, Arthur Nauzyciel dirige le CDN d’Orléans de 2007 à 2016 puis le Théâtre National de Bretagne depuis 2017. Après des études d’arts plastiques et de cinéma, il entre en 1987 à l’École du Théâtre national de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. Il joue sous la direction de Jean-Marie Villégier, Alain Françon, Éric Vigner, ou Tsai Ming Liang. Puis, il crée ses premières mises en scène, Le Malade imaginaire ou le silence de Molière d’après Molière et Giovanni Macchia (1999) et Oh Les Beaux Jours de Samuel Beckett (2003). Suivront, en France : Place des Héros qui marque l’inscription au répertoire de Thomas Bernhard à la Comédie-Française (2004) ; Ordet (La Parole) de Kaj Munk au Festival d’Avignon (2008) ; Jan Karski (Mon nom est une fiction) d’après le roman de Yannick Haenel au Festival d’Avignon (2011, prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique) ; Faim de Knut Hamsun (2011) ; La Mouette d’Anton Tchekhov dans la Cour d’honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon (2012) ; Splendid’s de Jean Genet (2015) avec des comédiens américains. Il travaille régulièrement aux États-Unis, et crée à Atlanta deux pièces de Bernard-Marie Koltès : Black Battles with Dogs (2001) puis Roberto Zucco (2004), et à Boston, pour l’A.R.T., Abigail’s Party de Mike Leigh (2007) et Julius Caesar de William Shakespeare (2008). À l’étranger, il crée des spectacles repris ensuite en France ou dans des festivals internationaux. En 2018, il monte La Dame aux camélias d’après Alexandre Dumas fils puis, en 2021, Mes frères de Pascal Rambert qui le dirige également dans les mises en scène de ses pièces, comme récemment, Architecture (2019), Les Conséquences (2025). Arthur Nauzyciel monte La Ronde d’Arthur Schnitzler (2022), Les Paravents de Jean Genet (2023). Il travaille également pour la danse et l’opéra. Au cinéma, il tourne dans Rodin de Jacques Doillon (2017) et est à l’affiche de la série Irma Vep d’Olivier Assayas (2022). Arthur Nauzyciel est également directeur de l’École du TNB où il intervient régulièrement.
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La presse en parle
Le directeur du TNB reprend, près de vingt-cinq après sa création, sa toute première mise en scène, et fait de l’ultime pièce de Molière le tombeau de l’ancienne génération et le berceau d’une nouvelle. (…) En reprenant sa toute première mise en scène, Arthur Nauziciel, s’inscrit dans une logique de transmission aux multiples entrées. Tandis que Laurent Poitrenaux et Catherine Vuillez, bouleversants d’incandescence dans leurs rôles respectifs de Molière et d’Esprit-Madeleine, étaient déjà présents dans la distribution d’origine, qu’Arthur Nauzyciel, qui incarnait, il y a près de 25 ans, le fils Diafoirius, reprend le rôle du père Diafoirius, confié à l’époque à son propre père, ce sont les jeunes comédiens de la promotion 10 de l’École du TNB qui constituent les gros des troupes de cette re-création. (…) Ils sont fin prêts à saisir le relais que leur tend Arthur Nauzyciel, avec cette générosité teintée d’émotion qui, toujours, accompagne un retour aux sources.
Sceneweb
Molière joue sur scène sa dernière pièce, Le Malade imaginaire, aux côtés de sa troupe, se moquant encore et toujours de son siècle, des médecins et de lui-même. À la quatrième représentation, sa fille apparaît en pleine représentation et confie le récit d’une enfance à part, au sein d’une famille d’acteurs. Esprit-Madeleine raconte son illustre père et cet Illustre théâtre, monde de deuils, de jalousies, d’amour et de théâtre.
C’est avec ce spectacle, créé en 1999, qu’Arthur Nauzyciel signe sa première mise en scène. Il y jouait Diafoirus fils aux côtés de son père, Émile, aujourd’hui disparu, qui interprétait Diafoirus père. Il reprend maintenant le rôle de son père, accompagné de Laurent Poitrenaux et Catherine Vuillez, ainsi que de jeunes acteurs et actrices, anciens élèves à l’école du TNB. Dans ce spectacle où la représentation mêle jusqu’au vertige le réel et la fiction, apparaît ce qui fonde le théâtre d’Arthur Nauzyciel : sa conviction que vie et mort s’entrelacent, que le passé nourrit le présent, que l’art console et répare le monde. Ce Malade imaginaire, que l’on croit si bien connaître, dévoile ses secrets, éclairé d’une lueur nouvelle, intime et émouvante.
Rendez-vous
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Rencontre avec l’équipe artistique après le spectacle
→ jeudi 10 juin 2027