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Agatha

Un jour d’hiver dans la Villa Agatha. Huit mois après la mort de leur mère, Elle retrouve Lui. Commence alors le jeu de la mémoire, pour comprendre ce qui s’est passé cet été-là, celui de ses dix-huit ans, celui de tous les non-dits. Grâce à une langue ciselée où les mots se font chair quand les corps se taisent, Marguerite Duras livre une pièce sans filtre sur le tabou de l’inceste.

À propos

Un jour d’hiver dans la Villa Agatha. Huit mois après la mort de leur mère, Elle convoque Lui pour lui annoncer son départ avec un autre homme. Alors commence un jeu, celui de la mémoire et de sa reconstitution, pour comprendre ce qui s’est passé cet été-là, celui de ses dix-huit ans, celui de tous les non-dits.

Avec Agatha, Marguerite Duras livre une pièce sans filtre sur le tabou. Tabou de l’inceste, du voyeurisme, et des relations que l’on n’ose pas nommer. Grâce à une langue ciselée où les mots se font chair quand les corps se taisent, elle dresse le portrait de deux âmes à la dérive qui tentent de survivre. Sa langue a la plasticité de la marée, tantôt limpide, tantôt trouble, indomptable, pouvant tout recouvrir puis s’effacer, laissant alors le tableau d’une réalité crue.

Après Le Misanthrope et Rebibbia, Louise Vignaud propose un registre plus intime. La scène, entre plateau de tournage et jardin abandonné, devient un terrain de jeu pour traquer la mémoire. Si l’interdiction fait souvent loi, ce n’est précisément qu’au théâtre, lieu de tous les possibles, que l’on peut lever le voile. Le spectateur est convié à une expédition vers les abysses de l’âme humaine. Là où l’intolérable est imaginable. Là où les désirs sont rois. Comme un plongeon au cœur des fonds marins.

 

Photo : © DR

Biographies

Marguerite Duras

De son vrai nom Marguerite Donnadieu, Marguerite Duras est née au Nord de Saïgon en 1914. Sa famille étant ruinée, elle quitte l’Indochine pour la France où elle suit des études de droit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe à la Résistance et voit Robert Antelme, son mari, revenir de déportation malade du typhus. Elle en fait le récit en 1985 dans La Douleur. À la Libération, elle s’engage au Parti communiste français. Elle en est exclue en 1950, mais continue de militer contre la guerre en Algérie ou pour le droit à l’avortement. Elle publie alors Un barrage contre le Pacifique, roman autobiographique adapté au cinéma. Elle rédigera plusieurs scénarios dont Hiroshima mon amour en 1959, puis passe à la réalisation en adaptant ses propres livres comme India Song. Elle écrit également des pièces de théâtre dès 1955 avec Le Square, Des journées entières dans les arbres en 1965 et Savannah Bay en 1982. Parmi ses œuvres phares, on peut citer Moderato cantabile, Le Ravissement de Lol V. Stein ou encore Le Vice-Consul. En 1984, son roman L’Amant connaît un immense succès. Il est récompensé par le Prix Goncourt. Elle meurt à Paris à l’âge de 81 ans.

Louise Vignaud

Diplômée de l’ENS de la rue d’Ulm en 2012, Louise Vignaud intègre ensuite le département Mise en scène de l’ENSATT. À sa sortie d’école, elle est assistante à la mise en scène auprès de Christian Schiaretti, Michel Raskine, Claudia Stavisky, Richard Brunel et Michael Delaunoy. En 2015, elle présente à La Comédie de Valence une mise en scène du Bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau, dans le cadre des Controverses. À Lyon, elle crée la Compagnie la Résolue, avec laquelle elle met en scène Calderón de Pier Paolo Pasolini, La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, et Ton tendre silence me violente plus que tout de Joséphine Chaffin. En 2017, elle présente Tailleur pour dames de Georges Feydeau aux Célestins – Théâtre de Lyon. Elle devient, cette même année, directrice du Théâtre des Clochards Célestes à Lyon. En 2018, elle met en scène Le Misanthrope de Molière et Rebibbia, d’après Goliarda Sapienza, au TNP, Phèdre de Sénèque au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, et Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas au Théâtre des Clochards Célestes.

Distribution

avec Marine Behar et Sven Narbonne
scénographie Irène Vignaud
costumes Cindy Lombardi
lumières Luc Michel
son Michael Selam

production Compagnie la Résolue
coproduction Théâtre du Vellein – CAPI

Louise Vignaud est membre du Cercle de formation et de transmission

 

Le texte est paru aux Éditions de Minuit.

Interview vidéo

En lien avec le spectacle

  • Rencontre après spectacle
    Jeudi 20 février à l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.