TNP Villeurbanne

04 78 03 30 00

Cœur d’acier

Cette commande d’écriture, inspirée de la fermeture des hauts-fourneaux de Florange, s’appuie principalement sur deux interrogations : la lutte syndicale, dans le cas de Florange ArcelorMittal, est-elle l’emblème d’une caducité démocratique face à la finance ? Et la notion d’héritage : où va-t-on quand on ne sait plus d’où l’on vient ? Cette fiction documentée, mais pas documentaire, mêle plusieurs générations au sein d’une cellule familiale.

À propos

Cœur d’acier, c’est l’histoire d’une vallée. C’est ici, dans cette vallée, que vivent Doris et Joseph, leurs enfants Anna et Bobby, et puis tous les autres. Tout aurait pu être autrement. Cependant il faut s’accommoder du silence sans faille que cause l’extinction du dernier haut-fourneau de la vallée. Alors que partout ailleurs, dans le reste du pays, tout le monde se moque de cette affaire, ici on continue la lutte, on garde la tête haute et on tente d’interpeler encore et encore les pouvoirs publics. Le retour et l’annonce de l’ancienne tête de file des combats syndicaux, aujourd’hui eurodéputé, n’apaisera rien : le site est destiné à devenir un village vacances. Inspiré par la fermeture des hauts-fourneaux de Florange et né d’une commande d’écriture passée à Magali Mougel, Cœur d’acier convie le public à un western social, sur des compositions de guitare basse et de lapsteel. Avec humour et cruauté, le Théâtre Exalté poursuit son cycle sur la dissidence, par le prisme de la sphère intime et familiale. Cette commande d’écriture s’appuie sur ces quelques réflexions : la post-industrialisation comme démantèlement, non pas seulement de nombreuses entreprises, mais de paysages, de familles, d’une citoyenneté sans sol fertile.
La lutte syndicale, dans le cas de Florange ArcelorMittal, est-elle l’emblème d’une caducité démocratique face à la finance ? Se pose la question de l’héritage : où va-t-on quand on ne sait plus d’où l’on vient ?

Ce spectacle a fait l’objet d’une première étape de travail présentée lors d’une maquette en 2015

© Roxane Kasperski

Biographies

Magali Mougel est auteure pour le théâtre et enseigne à l’ENSATT au département d’écriture dramatique, où elle a suivi sa formation de 2008 à 2011. Elle se prête régulièrement à l’exercice de la commande. Parmi ses écrits, on peut citer Varvara essai 1 et Waterlily essai 2, lauréats des Journées de Lyon des auteurs de Théâtre en 2007, édités à L’Act mem, Erwin Motor, dévotion, publié en 2012 aux Éditions espaces 34 et mis en scène par Éloi Recoing. Ce texte sera traduit en espagnol, en allemand puis en anglais grâce au lauréat du Fonds SACD de la traduction. Ses trois textes, Léda, le sourire en bannière, Lilith à l’estuaire du Han et La Dernière Battue, sont parus sous le titre Guérillères ordinaires, Éditions espaces 34. La Dernière Battue a été mis en scène par Michel Didym. Suzy Stork est son dernier texte publié par les mêmes éditions en 2013.

Baptiste Guiton. Formé à l’École nationale de la Comédie de Saint-Étienne en tant que comédien, il travaille notamment avec François Rancillac, Redjep Mitrovitsa, Jean-Paul Wenzel et Geoffrey Carey. Il intègre ensuite le département « mise en scène » de l’ENSATT dirigé par Christian Schiaretti et Alain Françon, et étudie avec Jean-Pierre Vincent, Christophe Maltot, André Marcovicz et Jacques Gabel. En 2007, il crée son premier spectacle, Souffles, adapté de Rimbaud et Shéhérazade de Abdellatif Laâbi, et met en scène Le Misanthrope de Molière. En 2008, il monte Les Adieux de Elfriede Jelinek, en collaboration avec Benoît Bregeault et Ivica Buljan. En 2011, il fonde sa compagnie, Le Théâtre Exalté, et crée Nina, c’est autre chose de Michel Vinaver et Lune jaune, la ballade de Leila et Lee de David Greig au TNP. Il est collaborateur artistique de Christian Schiaretti, Alain Françon, Jean-Pierre Vincent, Guillaume Lévêque, Denis Guénoun… Il est réalisateur radiophonique pour « Fictions » à France Inter et France Culture, dans l’équipe de Blandine Masson.

Distribution

Commande d’écriture pour huit interprètes

Avec
Antoine Besson
Olivier Borle
Émilie Chertier
Baptiste Guiton
Jérôme Quintard
Tiphaine Rabaud Fournier
et les musiciens Jeanne Garraud piano, Sébastien Quencez guitare, Tommy Luminet lap-steel

Scénographie Damien Schahmaneche
Musique originale Tommy Luminet et Sébastien Quencez
Lumières, vidéo et régie générale Benjamin Nesme
Son et régie générale Clément-Marie Mathieu
Costumes Aude Desigaux
Chorégraphie Pauline Laidet
Accessoires et décoration Quentin Lugnier
Avec la voix de Julien Gauthier
Construction ateliers du TNP Laurent Malleval et André Thöni
Remerciements Lycée automobile Émile Béjuit de Bron, Mélanie Scherer, Julie Tarnat, Quentin Bonnell et Magali Clément

Production et diffusion Olivier Montillet
Coproduction Théâtre National Populaire — Théâtre de Vénissieux — Groupe des 20 en Rhône-Alpes
Avec le soutien de la DRAC Rhône-alpes, de l’Académie de Lyon, de la Région Rhône-Alpes et de la SPEDIDAM

Spectacle créé au Théâtre de Vénissieux, novembre 2015

Vidéo


En lien avec le spectacle

  • Prélude
    Mercredi 9 mars 2016 à 19h00, une mise en perspective des enjeux du spectacle vous est proposée.
    En savoir plus

 

  • Rencontre avec Magali Mougel, auteure
    Mercredi 9 mars à 19h00 à la Librairie Passages
    En savoir plus

 

  • Rencontre après spectacle
    Nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique, le jeudi 10 mars 2016 à l’issue de la représentation.
    En savoir plus

Documents

Le programme de salle (pdf /289ko)

Le dossier de presse (pdf /211ko)