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Une femme

Une Femme, Catherine Hiegel, est ici le sujet et l’objet d’une épopée intime, d’un conte cruel. Vie et destin, confondus, comme pour tout un chacun. Tandis que la nature semble prendre possession de l’espace, on suivra cette femme dans sa traversée des chambres. Celles des souvenirs ? Chambre du père à l’agonie, chambre des enfants, chambre de l’amant, chambre de l’amie… Ainsi, au quotidien, une Légende des siècles et des hommes s’impose à nous en un spectacle,  étonnant, au charme envoûtant.

À propos

Du mardi 13 au vendredi 30 janvier 2015

Une Femme est ici le sujet et l’objet d’une épopée intime, d’un conte cruel. Vie et destin, confondus, comme pour tout un chacun. Tandis que la nature semble prendre possession de l’espace, on suivra cette femme dans sa traversée des chambres. Celles des souvenirs ? Chambre du père à l’agonie, chambre des enfants, chambre de l’amant, chambre de l’amie… Ainsi, au quotidien, une Légende des siècles et des hommes s’impose à nous en un spectacle, étonnant, au charme envoûtant.

Catherine Hiegel est souveraine et déchirante en femme-filleépouse-mère-amante-amie, Laurent Poitrenaux est magistral dans l’incarnation du père puis dans celui de l’amant. Quel duo ils forment tous deux ! Quant à Helena Noguerra dans le rôle de l’amie, elle est tout simplement éblouissante de sensualité et d’ironie.

« L’œuvre de Minyana interroge constamment le théâtre, ce que l’on peut faire d’une écriture de théâtre pour la rendre mobile, pour l’écarter de tout réalisme. Ce qui offre aux acteurs et aux créateurs qui les entourent un grand espace de liberté, un bol d’air frais. Et pourtant ses personnages sont des figures aussi vieilles que le monde lui-même : le père, le mari, le fils, la fille, les fous du village. On a déjà entendu ce genre de choses, se dit-on en les écoutant. Car le projet est bien de raconter ce que nous sommes, nous, les êtres humains. C’est un théâtre de l’existence. Une chose archaïque et primitive, qui n’est pas datée, à portée universelle.
Une femme est une épopée intime : la femme, Catherine Hiegel pour qui la pièce a été écrite, avance de chambre en chambre. Elle est au chevet de ses hommes, revoit ses enfants, son amie. À l’extérieur, un étrange climat de fin du monde.
Puis elle finit par arriver dans une étrange forêt où les souvenirs l’assaillent comme des fantômes. Le temps se disloque, présent et passé se confondent. Et soudain elle disparaît. Le funèbre et le grotesque sont deux thèmes intrinsèques dans cette pièce. Et il est question de deuil irrémédiablement. Mais pourtant ce n’est pas triste. Il y a une distance prise avec le réel. Et, comme dans la vie, les personnages sont à la fois horribles et magnifiques. » Marcial Di Fonzo Bo

 © Christophe Raynaud de Lage

Biographies

Philippe Minyana est écrivain et metteur en scène, auteur de plus de trente-cinq pièces de théâtre, de livrets d’opéra, de scénarios et de pièces radiophoniques. Il a été l’auteur associé du Théâtre Dijon-Bourgogne (2001-2006) et du Théâtre Ouvert (2003- 2004). En 2006, sa pièce La maison des morts est présentée à la Comédie-Française, mise en scène par Robert Cantarella. Son adaptation d’Ovide, La Petite dans la forêt profonde, a été créée par Marcial Di Fonzo Bo à la Comédie-Française en 2008. Créés par les plus grands metteurs en scène du monde entier, ses textes lui ont valu de nombreux prix (Prix SACD pour Inventaires, prix de la critique pour le meilleur spectacle musical avec Jojo, mise en scène de Georges Aperghis) et plusieurs nominations aux Molières.

Marcial Di Fonzo Bo né à Buenos Aires, est comédien et metteur en scène de théâtre et d’opéra. Il est membre fondateur du collectif d’acteurs le Théâtre des Lucioles. Il a joué pour les plus grands metteurs en scène et a reçu plusieurs prix du Syndicat de la critique pour son interprétation dans Richard III (1995) et Munequita ou jurons de mourir avec gloire créés par Matthias Langhoff (2004), ainsi que dans Le Couloir de Philippe Minyana, la même année. Pour la vingtaine de ses propres mises en scène, il a choisi des auteurs comme Copi, Rafael Spregelburd, Florian Zeller… En 2014, Marcial Di Fonzo Bo a monté aux Subsistances un texte inédit de Martin Crimp, Dans la République du bonheur. Au cinéma, il a joué récemment dans Midnight in Paris de Woody Allen et dans Permis de conduire de Émilie Deleuze.

Distribution

Avec
Marc Bertin,
Catherine Ferran,
Catherine Hiegel,
Helena Noguerra,
Laurent Poitrenaux

Scénographie et lumières Yves Bernard
musique Étienne Bonhomme
costumes Anne Schotte
perruques et maquillage Cécile Kretschmar
assistant à la mise en scène Maxime Contrepois

Production La Colline / Théâtre National, Théâtre des 13 vents, EPOC productions

Production déléguée EPOC productions

Avec l’aide à l’écriture du Centre National du Théâtre

Revue de presse

« Laurent Poitrenaux est sidérant et époustouflant dans les rôles du père et du fils. Catherine Hiegel règne en maîtresse, entre râles et déclins, souverainement drôle et impérialement émouvante. » La Terrasse

« Un voyage intime, onirique et poétique dans les méandres de la mémoire et de la vie. » Jours de France

« Ces tragi-comédies serrent les tripes, dérangent et choquent, tout en élevant au métaphysique. Étonnant et inquiétant. » Télérama

Vidéo


Document

  Le dossier de presse (pdf / 256ko)

Autour du spectacle

  • Rencontre avec Philippe Minyana à la Librairie Passages.
    le jeudi 15 janvier à 19h00. En savoir plus.

 

  • Rencontre après-spectacle.
    Nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique,
    le jeudi 22 janvier 2015 à l’issue de la représentation.