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Hors la loi

En 1971, Marie-Claire Chevalier a tout juste 16 ans lorsqu’elle avorte clandestinement, à la suite d’un viol. L’année suivante, elle est jugée devant le Tribunal pour enfants de Bobigny. Son avocate, Gisèle Halimi, fait de ce cas une tribune pour dénoncer la pénalisation de la contraception et de l’avortement. Soutenu par des personnalités féministes comme Simone de Beauvoir et Delphine Seyrig, ou par des hommes politiques comme Michel Rocard, le procès devient le symbole de la lutte pour la légalisation de l’IVG. Trois ans plus tard, Simone Veil fera voter la loi qui porte son nom.
À partir des témoignages de Marie-Claire Chevalier, de la plaidoirie de Gisèle Halimi et des minutes du procès, Pauline Bureau recrée à la perfection l’atmosphère de l’époque. Le décor réaliste laisse des portes entrouvertes, derrière lesquelles on ne peut qu’imaginer ce qui ne se montre pas… Les comédiennes, impressionnantes de justesse et d’humanité, rendent hommage à la détermination salutaire de femmes anonymes et célèbres, qui se sont engagées pour que le choix de donner la vie, ou non, leur revienne. À celles qui ont accepté de laisser leur histoire, leur vie, devenir un symbole de lutte. À celles qui ne s’excusent pas de défier la loi.

© Brigitte Enguérand / Comédie-Française

À propos

En 1971, Marie-Claire Chevalier a tout juste 16 ans lorsqu’elle avorte clandestinement, à la suite d’un viol. L’année suivante, elle est jugée devant le Tribunal pour enfants de Bobigny. Son avocate, Gisèle Halimi, fait de ce cas une tribune pour dénoncer la pénalisation de l’avortement. Soutenu par des personnalités féministes comme Simone de Beauvoir et Delphine Seyrig, ou par des hommes politiques comme Michel Rocard, le procès devient le symbole de la lutte pour la légalisation de l’IVG. Trois ans plus tard, Simone Veil fera voter la célèbre loi qui porte son nom.

Le décor réaliste recrée à la perfection l’atmosphère de l’époque. Derrière des portes laissées entrouvertes, on ne peut qu’imaginer ce qui ne se montre pas… Les comédiennes qui nous replongent dans ce procès sont impressionnantes de justesse et d’humanité. Elles donnent une voix à Marie-Claire Chevalier et à ses proches. Elles rendent hommage à la détermination salutaire de ces femmes anonymes et célèbres, qui se sont engagées pour que le choix de donner la vie, ou non, leur revienne. À celles qui ont accepté de laisser leur histoire, leur vie, devenir un symbole de lutte. À celles qui ne s’excusent pas de défier la loi.

L’écriture, qui s’appuie sur le témoignage de Marie-Claire Chevalier mais aussi sur la plaidoirie de Gisèle Halimi et les minutes du procès, aborde les faits avec sensibilité, distance et grâce. Et c’est là que Pauline Bureau touche juste. Après Modèles, sur la construction des identités féminines, Dormir cent ans, sur le passage à l’adolescence, et Mon Cœur, sur l’affaire du Mediator et la lanceuse d’alerte Irène Frachon, l’autrice et metteuse en scène s’intéresse ici à la façon dont le corps des femmes est traité par la loi. Une pièce essentielle alors que des voix s’élèvent encore et toujours pour remettre en cause ce droit fondamental à disposer librement de son corps. De quoi marquer le retour de la Comédie-Française au TNP.

© Brigitte Enguérand / Comédie-Française

Biographie

Pauline Bureau

Après une formation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Pauline Bureau fonde la compagnie La part des anges avec les acteurs et actrices qui sont aujourd’hui encore au cœur de ses spectacles. En 2014, elle écrit et met en scène Sirènes. En 2015, elle reçoit le prix Nouveau Talent théâtre de la SACD puis crée Dormir cent ans qui remporte le double prix Public et Jury de MOMIX 2016 (Festival international de la création pour la jeunesse) ainsi que le Molière 2017 du spectacle jeune public. En 2017, elle crée Mon cœur, qui raconte le parcours d’une victime du Mediator, puis Les bijoux de pacotille de et avec Céline Milliat Baumgartner. En 2018, l’Opéra Comique lui propose d’adapter et de mettre en scène Bohème, notre jeunesse d’après Giacomo Puccini. Conviée par Éric Ruf, Pauline Bureau écrit pour la troupe de la Comédie-Française Hors la loi, qu’elle met en scène au Vieux Colombier en 2019. La même année, elle crée Féminines, l’histoire d’une poignée de femmes qui écrivent un épisode décisif de l’histoire mondiale du sport. Début 2020, elle met en scène à l’Opéra Comique La Dame Blanche de Boieldieu. De 2014 à 2018, Pauline Bureau a été associée à des maisons qui lui ont permis de développer son univers en accompagnant ses créations : Le Théâtre Dijon Bourgogne, CDN / Le Volcan, Scène nationale du Havre / Le Merlan, Scène nationale de Marseille. En 2019, sur invitation de Marcial Di Fonzo Bo, elle est artiste associée à la Comédie de Caen.

Distribution

texte et mise en scène Pauline Bureau

avec (sous réserve) Martine Chevallier, Coraly Zahonero, Alexandre Pavloff, Françoise Gillard, Jérôme Pouly, Danièle Lebrun, Claire de La Rüe du Can, Julien Frison, Salomé Benchimol

scénographie Emmanuelle Roy
costumes Alice Touvet
lumière Bruno Brinas
vidéo Nathalie Cabrol
musique originale et son Vincent Hulot
maquillages et coiffures Catherine Saint-Sever

dramaturgie Benoîte Bureau
assistanat à la mise en scène Sabrina Baldassarra

avec la participation de l’INA (Institut national de l’audiovisuel)

une production Comédie-Française / Théâtre du Vieux-Colombier

Revue de presse

Contenu

Interview vidéo

Reportage Arte

Bonus

Chanson au cœur du spectacle

En lien avec le spectacle

• Rencontre après spectacle
A l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.
Jeudi 28 janvier
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