TNP Villeurbanne

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Le Dibbouk ou Entre deux mondes

Spectacle en français, yiddish, hébreu

Tissée de réalisme et de fantastique, l’action se situe dans la communauté juive hassidique d’un village de l’empire tsariste. D’une grande galerie de personnages se détache le destin tragique de deux jeunes gens : un étudiant tombe amoureux de la fille d’un riche commerçant. Sourd à cet amour, le père veut marier sa fille à un plus riche parti. Pendant la cérémonie du mariage, l’esprit de l’amoureux prend possession du corps de la jeune fille et se met à parler par sa bouche : il est revenu sous la forme d’un dibbouk, mort qui hante le corps d’un vivant.

À propos

Spectacle en français, yiddish, hébreu

Tissé de réalisme et de fantastique, Le Dibbouk se situe dans la communauté juive hassidique d’un village de l’empire tsariste. Dans une grande galerie de personnages, se détache le destin tragique de deux jeunes gens : Khânan, étudiant venu de Lituanie, tombé amoureux de Léa, fille d’un riche commerçant. Sourd à cet amour, le père veut marier sa fille à un plus riche parti. Désespéré, Khânan se plonge dans les études cabalistiques. Apprenant que le mariage arrangé est imminent, il tombe mort. Léa ne cesse de penser au jeune homme. Pendant la cérémonie du mariage, Khânan prend alors possession du corps de la jeune fille et se met à parler par sa bouche : il est revenu sous la forme d’un dibbouk, mort qui hante le corps d’un vivant.
La communauté, bouleversée, emmène Léa chez un homme saint, un rabbi. Celui-ci tente de dialoguer avec le dibbouk. Puis le rabbin fait une révélation en présence de la communauté. Un rêve lui a appris que les deux pères, celui de la jeune fille et celui de Khânan, s’étaient promis de marier leurs enfants réciproques. Après cette révélation et la promesse d’expiation du père de Léa, l’exorcisme peut avoir lieu : le dibbouk sort du corps de la jeune fille. Mais comme elle est laissée seule un moment pendant que l’on va chercher son futur mari, Khânan se manifeste à nouveau et Léa le rejoint « entre deux mondes ».
Pour cette nouvelle création, le metteur en scène fait appel au compositeur Aurélien Dumont en lui demandant de revisiter la musique juive populaire et religieuse. Douze comédiens et trois instrumentistes incarneront les trente personnages de la pièce.

© Pascal Gély

Biographies

Sholem An-ski, de son vrai nom Shloïmo Zaïnvwill Rapoport, naît en Russie en 1863. Sa langue maternelle est le yiddish. Très jeune, il écrit des récits d’inspiration populaire et se rapproche des mouvements yarodnikis, qui se donnent pour mission de « réveiller le peuple ». Arrêté par la police tsariste en 1892, il quitte la Russie pour Berlin, puis Berne et Paris. L’affaire Dreyfus réveille son sentiment d’appartenance à la judaïté. De retour en Russie en 1905, il commence à s’intéresser au folklore juif et collecte des mélodies, chansons et jeux de tradition juive. C’est ainsi que lui vient l’idée du Dibbouk. Le conflit avec les bolcheviks le contraint à fuir la Russie une nouvelle fois en 1918, d’abord à Vilna, où il participe à la création de la première communauté démocratique, puis à Ovstok et enfin à Varsovie, où il meurt en 1920. Quelques semaines plus tard a lieu la première représentation du Dibbouk, chef-d’œuvre du théâtre yiddish.

Benjamin Lazar, metteur en scène et comédien, se forme auprès de Eugène Green à la déclamation et à la gestuelle baroques, puis à l’École Claude Mathieu, tout en pratiquant le violon et le chant. Avec Le Poème Harmonique, il signe la mise en scène très remarquée du Bourgeois Gentilhomme de Molière. En 2004, il fonde sa compagnie, Le Théâtre de l’incrédule, et crée L’Autre Monde ou les États et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac au TNP en 2010. Les créations du Théâtre de l’incrédule vont de la période baroque : Les Caractères, Feu, Visions, Fables, à la période contemporaine : La la la-opéra en chansons, Comment Wang-Fô fut sauvé. Pendant trois ans il est artiste associé à la Scène nationale de Quimper et y monte, entre autres, Cachafaz, opéra de Oscar Strasnoy. À l’opéra, il met en scène notamment Egisto de Cavalli et Cendrillon de Massenet. Il a également présenté au TNP Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, 2011, et Pantagruel de Rabelais, 2013. En 2014, il a reçu le prix Plaisir du théâtre de la SACD.

Distribution

Collaboration artistique Louise Moaty
Assistant à la mise en scène Adrien Dupuis-Hepner
Composition Aurélien Dumont
Coordination musicale Geoffroy Jourdain
Chef de chant Paul-Alexandre Dubois
Chorégraphie Gudrun Skamletz
Scénographie Adeline Caron
Lumières Christophe Naillet
Costumes Alain Blanchot, assisté de Julia Brochier
Coiffures et maquillage Mathilde Benmoussa

Adaptation Louise Moaty et Benjamin Lazar, d’après la traduction du russe de Polina Petrouchina et le travail sur la version yiddish de Marina Alexeeva-Antipov
Conseils sur cantilation de l’hébreu Sofia Falkovitch
Conseils sur la langue yiddish Akvile Grigoraviciute
Enregistrements Les Cris de Paris

Avec
Paul-Alexandre Dubois, Simon Gauchet, Eric Houzelot, Benjamin Lazar, Anne-Guersande Ledoux, Louise Moaty, Thibault Mullot, Malo de La Tullaye, Léna Rondé, Alexandra Rübner, Stephane Valensi, Nicolas Vial
et les instrumentistes
Viole de Gambe Martin Bauer
Serpent Patrick Wibart
Cymbalum et percussions Nahom Kuya

Équipe Technique
Habilleuse Sabine Bulant
Régie générale Alexis Pozzo Di Borgo
Régie son Michel Lothe
Régie plateau Frédéric Samadet
Régie lumière Grégory Vanheulle
Constructions du décor Les Ateliers de la MC2 Grenoble

Production Maison de la Culture d’Amiens / Centre de création et de production et le Théâtre de l’Incrédule
Coproduction Le Printemps des Comédiens, Montpellier ; MC2: Grenoble ; Théâtre de Caen ; Théâtre Gérard Philipe Centre Dramatique National de Saint-Denis ; les Théâtres de la Ville de Luxembourg ; Le Théâtre du Beauvaisis
Résidence d’aide à la création à La Fondation Royaumont
Avec le soutien de la Spedidam, de la Drac Haute-Normandie et de la Région Haute-Normandie
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et de l’Ensatt
Avec le soutien de la Région Picardie et du dispositif de diffusion interrégionale Bretagne / Normandie / Picardie : Spectacle vivant en Bretagne – Odia Normandie

Spectacle créé au Printemps des Comédiens, Montpellier, juin 2015

Revue de presse

« Benjamin Lazar propose une adaptation du Dibbouk d’une intelligence dramaturgique et scénique éblouissante. Un immense spectacle qui confirme l’exceptionnel talent de ses créateurs et interprètes. »
Catherine Robert, La Terrasse
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Vidéo


En lien avec le spectacle

  • Concert avec le groupe « Dibouk » au Périscope, scène de musique innovantes, Lyon
    Dimanche 28 février à 17h00. 
    En savoir plus.

     

  • Prélude
    Mercredi 2 mars 2016 à 18h30, une mise en perspective des enjeux du spectacle vous est proposée.
    En savoir plus

 

  • Partages littéraires « Des amours maudites » au Musée des Beaux-Arts. 
    Mercredi 2 mars à 12h15 et samedi 5 mars à 11h00. En savoir plus.

 

  • Rencontre après spectacle
    Nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique, le jeudi 3 mars 2016 à l’issue de la représentation.
    En savoir plus

 

  • Disputatio
    Vendredi 4 mars après le spectacle. Un espace dans lequel chacun peut dire, entendre, questionner, objecter la lecture d’un spectacle animé par deux psychanalystes.
    En savoir plus

 

  • Théâtromôme « Entre deux mondes »
    Pendant que les parents assistent au spectacle, les enfants sont accueillis dans un atelier en lien avec l’activité théâtrale.
    Dimanche 6 mars 2016 à 15h00 Plus d’infos

Documents

Le programme de salle (pdf /304ko)

 Le dossier de presse (pdf /192ko)