TNP Villeurbanne

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Le Jeu des Ombres

Orphée, c’est l’Homme qui réenchante le monde, le transforme, l’émeut et le déplace. Par son chant et sa lyre, il attendrit les bêtes féroces, fait danser les arbres et pleurer les rochers, détourne le cours des fleuves. Il est l’artiste qui pousse à questionner, à remettre en cause, à croire et ne plus croire. Un doute qui le conduit à commettre l’irréparable… Poète amoureux des nuances infinies du Verbe, Valère Novarina s’empare de ce mythe. Il imagine une communauté d’âmes en peine errant dans les Enfers, se souvenant de ce qu’a été la vie. Ces voix de damnés, insolentes et facétieuses, viennent réanimer l’espace vide. Le monde brûle, l’univers se dérègle, les instruments sont fracassés, et pourtant comédiens, musiciens et chanteurs sont là, éclats de vie qui transpercent le vide. Leur parole est un chant, un sang qui circule. Elle éveille les sens, tout comme la musique. Plusieurs ritournelles ou chants de l’opéra de Monteverdi transposés par Sébastien Trouvé, se mêlent au texte. Ce sont les échos du récit d’amour entre Orphée et Eurydice… Gageons que ce spectacle, qui célèbre l’art comme trait d’union entre la vie et la mort, réchauffera nos cœurs. p>

Répétitions © Mélodie-Amy Wallet

À propos

Création

Orphée, c’est l’homme qui réenchante le monde, le transforme, l’émeut et le déplace. Par son chant et sa lyre, il attendrit les bêtes féroces, fait danser les arbres et pleurer les rochers, détourne le cours des fleuves. Il est l’artiste qui déchire le voile des conventions, des valeurs, des dogmes, celui qui pousse à questionner, à remettre en cause, à croire et ne plus croire. Un doute qui le conduit à commettre l’irréparable…

Poète amoureux des nuances infinies du Verbe, Valère Novarina s’empare de ce mythe, à la demande de Jean Bellorini. Il imagine une communauté d’âmes en peine errant dans les Enfers, se souvenant de ce qu’a été la vie. Ces voix de damnés, insolentes et facétieuses, viennent réanimer l’espace vide. Entre l’inspiration de la prière et la véhémence du poème, l’écriture est pleine de fantômes.

Les comédiens, musiciens et chanteurs réunis sur le plateau s’emparent de cette partition secrète. Morceaux d’humanité échoués, éclats de vie qui transpercent le vide, tous sont Orphée. Le monde brûle, l’univers se dérègle, les instruments sont fracassés, et pourtant le petit orchestre est là. Partout la vie réapparaît, le jeu renaît, la musique résonne. Avec joie et fureur. Leur parole est un chant, un sang qui circule. Elle est capable d’éveiller les sens, comme la musique. Plusieurs ritournelles ou chants de l’opéra de Monteverdi ont été transposés par Sébastien Trouvé pour la troupe, échos du récit d’amour d’Orphée et Eurydice.

Pour sa première création en tant que directeur du TNP, Jean Bellorini a réuni ses collaborateurs artistiques proches. Les comédiens et comédiennes rassemblés ont tous été rencontrés au fil de ses aventures théâtrales. Thierry Thieû Niang orchestre la rencontre des corps, indispensable pour rendre compte de la dimension organique de l’écriture de Valère Novarina. Enfin, Macha Makeïeff a imaginé des costumes chargés de vies antérieures, qui donnent du faste à ces personnages de l’ombre. Gageons que ce spectacle, qui célèbre l’art comme trait d’union entre la vie et la mort, réchauffera nos cœurs.

Répétitions © Mélodie-Amy Wallet

Biographies

Valère Novarina

Après avoir passé son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne, Valère Novarina étudie à Paris la littérature et la philosophie. Il rencontre Roger Blin, Marcel Maréchal, Jean-Noël Vuarnet, Jean Dubuffet, veut devenir acteur mais y renonce rapidement. Il écrit tous les jours depuis l’âge de huit ans. Une activité graphique puis picturale se développe peu à peu en marge de ses travaux d’écriture : dessins des personnages, puis peintures des décors lorsqu’il commence, à partir de 1986, à mettre en scène certains de ses livres. En 2006, il entre au répertoire de la Comédie-Française avec L’Espace furieux. Dans sa bibliographie, on distingue les œuvres directement théâtrales, les romans sur-dialogués, monologues à plusieurs voix ou poésies en actes, et enfin les œuvres dites théoriques, qui explorent le corps de l’acteur où l’espace et la parole se croisent. Insaisissable et agissant, le langage est une matière dans l’œuvre de ce poète sans mesure. Ses livres sont publiés, pour la plupart, aux éditions P.O.L. Au TNP, Valère Novarina a présenté Le Monologue d’Adramélech en 1986, L’Origine rouge en 2000, La Scène en 2004, Le Vrai sang en 2011, L’Atelier volant en 2012, Le Vivier des noms en 2016 et L’Animal imaginaire en 2019.

Jean Bellorini

Jean Bellorini est un metteur en scène attaché aux grands textes dramatiques et littéraires. Dans ses spectacles, il mêle étroitement théâtre et musique et y insuffle un esprit de troupe généreux. Il défend un théâtre populaire et poétique. Tempête sous un crâne d’après Les Misérables de Victor Hugo, Paroles gelées d’après Rabelais, La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, Liliom de Ferenc Molnár ou encore Karamazov d’après le roman de Fédor Dostoïevski créé pour le Festival d’Avignon en 2016 en sont quelques exemples. Paroles gelées et La Bonne Âme du Se-Tchouan sont récompensés en 2014 par les Molières de la mise en scène et du meilleur spectacle du théâtre public. Nommé en 2014 à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, il y invente la Troupe éphémère, composée d’adolescents de Saint-Denis avec qui il monte chaque année un spectacle. Il développe son travail pour l’opéra et à l’étranger, et collabore notamment avec la troupe du Berliner Ensemble, avec l’Opéra de Lille ou avec la troupe du Théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg. Récemment, il crée Un instant, d’après Marcel Proust et Onéguine, d’après Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine. Depuis 2020, il dirige le TNP de Villeurbanne.

Distribution

de Valère Novarina
mise en scène Jean Bellorini

avec Liza Alegria Ndikita, François Deblock, Mathieu Delmonté, Karyll Elgrichi, Anke Engelsmann, Aliénor Feix, Jacques Hadjaje, Clara Mayer, Hélène Patarot, Marc Plas, Ulrich Verdoni
euphonium Anthony Caillet
piano Clément Griffault
violoncelle Barbara Le Liepvre
percussions Benoit Prisset

collaboration artistique Thierry Thieû Niang
scénographie Jean Bellorini, Véronique Chazal
lumière Jean Bellorini, Luc Muscillo
vidéo Léo Rossi-Roth
costumes Macha Makeïeff
coiffure et maquillage Cécile Kretschmar

assistanat à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
musique extraits de L’Orfeo de Claudio Monteverdi
direction musicale Sébastien Trouvé
en collaboration avec Jérémie Poirier-Quinot

production La Criée – Théâtre national de Marseille, Théâtre National Populaire
coproduction ExtraPôle Provence-Alpes-Côte d’Azur*, Festival d’Avignon, Théâtre de Carouge, Grand Théâtre de Provence-Aix-en-Provence, ThéâtredelaCité-CDN Toulouse Occitanie, Les Gémeaux-Scène Nationale-Sceaux, Anthéa-Antipolis Théâtre d’Antibes, Théâtre Gérard Philipe-centre dramatique de Saint- Denis, Le Quai – CDN Angers Pays de la Loire, Scène Nationale du Sud-Aquitain, MC2:Grenoble, Scène Nationale Châteauvallon-Liberté

En lien avec le spectacle

• Passerelle Visite-conférence
La morale, l’éthique et le sacré : représentations des obligations et interdits au fil du temps. En partenariat avec l’UNIPOP
Samedi 16 janvier à 11h00 et 14h30, au Musée des Beaux-Arts
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• Prélude
La découverte d’une œuvre, de son auteur, de l’histoire sous une forme accessible à tous.
Jeudi 14 janvier à 19h00
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• Stage de pratique théâtrale
D’une durée de 8 à 10h, il permet de découvrir un artiste de la saison et la spécificité de sa pratique.
Avec un artiste de l’équipe du Jeu des Ombres.
Samedis 16 et 23 et dimanche 24 janvier de 10h00 à 13h00
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• Théâtromôme
Pendant que les parents assistent au spectacle, les enfants sont accueillis dans un atelier en lien avec l’activité théâtrale.
Faire son théâtre d’ombres, autour du Mythe d’Orphée. Orphée découvre ce qu’aucun être vivant n’a le droit de voir. A l’aide des marionnettes du théâtre d’ombres, nous créerons les figures de ce qui est interdit d’ordinaire…
Dimanche 17 janvier à 15h45
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• Afterwork
Moment d’échange convivial entre le monde du travail et l’univers du théâtre.
Novlangue – Atouts et dangers du prêt à parler en entreprise.
Jeudi 21 janvier à 18h00
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• Rencontre après spectacle
A l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.
Jeudi 21 janvier
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• Audiodescription
Les personnes malvoyantes ou non-voyantes peuvent suivre en direct la description du spectacle au moyen d’un casque à haute fréquence. La représentation est précédée d’une approche tactile du décor.
Pour bénéficier de ce dispositif d’accompagnement, il est nécessaire de le signaler lors de la réservation des places.
Dimanche 24 janvier à 15h30
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• Lecture
Des comédiens font entendre des extraits de texte en écho aux spectacles.
Jeudi 28 janvier à 19h00
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