Création

d'après Leonid Andreev adaptation et mise en scène Julien Gosselin / Cie Si vous pouviez lécher mon cœur

Du vendredi 20 mai
au mercredi 25 mai 2022
Hors les murs
Durée : 4h environ

Les dates réserver

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Billetterie

Les tarifs

Les billets pour ce spectacle sont en vente !
  • plein tarif (de 18 € à 40 € suivant la série)
  • retraités, groupes (de 16 € à 36 € suivant la série)
  • demandeurs d’emploi (de 9 € à 23 € suivant la série)
  • moins de 28 ans (de 9 € à 20 € suivant la série)
Détail des tarifs

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À propos

Hors les murs : Les Célestins – Théâtre de Lyon

Julien Gosselin, metteur en scène adepte de spectacles-fleuves et de textes contemporains, s’essaie pour la première fois à la littérature « du passé ». Moins pour démontrer son intemporalité que sa distance avec notre monde. « Nous voulons voir des êtres qui n’existent plus, qui ont disparu, nous voulons entendre des langages que le temps a altéré, nous voulons comprendre qui nous étions et voir les morts vivre à nouveau. », écrit-il.

Ce sont les écrits de l’auteur russe Léonid Andreïev (1871-1919), dans la traduction d’André Markowicz, qui ont retenus son attention. Cette œuvre gigantesque, multiforme et violente, comprend une centaine de récits et une quarantaine de pièces, créées par les plus grands metteurs en scène des années 1910, comme Vsévolod Meyerhold ou Constantin Stanislavski. Profondément marqué par Schopenhauer, Dostoïevski ou Nietzsche, Andreïev est hanté par des thèmes récurrents : l’oppression des villes, l’absurdité d’un monde sans dieu, la solitude de l’homme face au néant. Il dresse un constat lucide du monde, qui n’exclut pas un regard poétique, tendre parfois. Mieux que quiconque, il a su incarner l’angoisse inhérente de la fin d’une époque, et prévoir l’avènement d’un temps barbare.

Pour ce spectacle co-accueilli dans l’une de nos structures amies, le Théâtre des Célestins, Julien Gosselin et sa troupe exploreront de nouveaux endroits esthétiques. Des toiles peintes, des châssis, des rampes de bougies et des costumes anciens cohabiteront ainsi avec la caméra, les espaces vitrés et les images du présent. Un spectacle décapant conçu comme une boucle, qui dirait combien l’avenir est le passé.

Biographies

Julien Gosselin

Il suit les cours de l’EPSAD, École supérieure d’art dramatique à Lille, diri­gée par Stuart Seide. En 2009, avec six acteurs issus de sa promotion, il forme Si vous pouviez lécher mon cœur, et met en scène Gênes 01 de Fausto Paravidino. L’année suivante, il signe la création française de Tristesse animal noir d’Anja Hilling. En 2013, il crée Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq au Festival d’Avi­gnon. En 2014, il crée, au Théâtre national de Bruxelles, Je ne vous ai jamais aimés, forme courte autour d’un texte de Pascal Bouaziz du groupe Mendelson. À l’automne 2015, il met en scène Le Père de Stépha­nie Chaillou au Théâtre national de Toulouse. La même saison, il crée au Festival d’Avignon, 2666, adapté du roman-fleuve de Roberto Bolano, avant une tournée française et mondiale. En 2017, il crée au Festival de Marseille 1993, à partir d’un texte d’Aurélien Bellanger, avec les élèves de la promotion 43 du Théâtre national de Strasbourg. Pour l’édition 2018 du Festival d’Avignon, il adapte et met en scène trois romans de l’au­teur américain Don Delillo : Joueurs, Mao II et Les Noms. L’année suivante, à l’invitation de l’international Theater d’Amsterdam, il poursuit son travail autour de Don Delillo en adap­tant L’Homme qui tombe (Vallende Man) avec les comédiens de l’ITA ensemble. Dans le cadre du printemps des comédiens à Montpellier, il crée Le Marteau et la Faucille, toujours de Don Delillo. En 2021, il travaille avec le groupe 45 du Théâtre National de Strasbourg sur une adaptation du Dekalog de Krzysztof Kieslowski. Julien Gosselin et Si vous pouviez lécher mon cœur sont artistes associés au phénix, scène nationale de Valenciennes, pôle européen de création, et au Théâtre National de Strasbourg. À partir de 2022, Julien Gosselin sera artiste associé à la Volksbühne de Berlin. En 2023, Julien Gosselin et Si vous pouviez lécher mon cœur s’installeront à Calais, sur le port. Une fabrique de théâtre qui marquera le début d’un nouvel élan pour la compagnie. Julien Gosselin et Si vous pouviez lécher mon cœur sont soutenus par le ministère de la Culture et de la Communication DRAC Hauts-de-France , la Région Hauts-de-France et la Ville de Calais. La compagnie bénéficie du soutien de l’Institut français pour ses tournées à l’étranger.

Distribution

d’après Leonid Andreev
adaptation et mise en scène Julien Gosselin
Cie Si vous pouviez lécher mon cœur 

avec Guillaume Bachelé, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Carine Goron, Victoria Quesnel, Achille Reggiani, Maxence Vandevelde

traduction André Markowicz
dramaturgie Eddy d’Aranjo
scénographie Lisetta Buccellato
lumière Nicolas Joubert
son Julien Feryn
musique Guillaume Bachelé et Maxence Vandevelde
vidéo Jérémie Bernaert et Pierre Martin
costumes Caroline Tavernier et Valérie Simmoneau 
accessoires Guillaume Lepert
masques Lisetta Buccellato et Salomé Vandendriessche
assistanat à la mise en scène Antoine Hespel
régie générale Léo Thévenon
régie générale de tournée Simon Haratyk, Guillaume Lepert
régie plateau David Ferré régie lumière Zélie Champeau
régie son Hugo Hamman, Jules Lotscher
régie vidéo Céline Baril, David Dubost, Baudouin Rencurel
régie costumes Florence Tavernier
stagiaires techniques Pierrick Guillou, Audrey Meunier

Les textes Ekaterina Ivanovna et Requiem sont publiés aux Editions Mesures (septembre 2021)
spectacle programmé aux Célestins – Théâtre de Lyon en collaboration avec le TNP

production Si vous pouviez lécher mon cœur 
coproduction OdéonThéâtre de l’Europe, Paris / Festival d’Automne à Paris / Le Phénix – scène nationale Valenciennes-Pôle européen de création / Théâtre National de Strasbourg / Théâtre du Nord – CDN Lille-Tourcoing Hauts-de-France / Célestins – Théâtre de Lyon / Théâtre National Populaire / Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production / L’empreinte – scène nationale Brive-Tulle / Château Rouge – scène conventionnée, Annemasse / La Comédie de Genève / La Passerelle – scène nationale de Saint-Brieuc / Scène Nationale d’Albi / Fondazione Romaeuropa Arte e Cultura, Rome (en cours)
avec le soutien de Montévidéo, centre d’art


La presse en parle

Théâtre : le passé dévastateur de Julien Gosselin

La plupart du temps, l’avant-scène est vide. La tragédie se déroule à l’intérieur du décor (appartements ou datcha), filmée par deux cadreurs de haute voltige et projetée sur un écran installé au-dessus du décor. Drame russe, texte projeté sur un écran noir, acteurs déguisés en pantins… Les tableaux s’enchaînent, sans lien apparent. La prouesse de Julien Gosselin et de sa compagnie, dont les comédiennes Victoria Quesnel et Carine Goron, deux concentrés d’énergie, est que cet ensemble prend corps et sens au fil des scènes.

Le Point, Olivier Ubertalli Lire l’article

Le Passé de Julien Gosselin :
Une ultra-moderne désuétude

La prouesse technique est époustouflante : quand on quitte l’écran des yeux, on observe, fasciné, le ballet très maitrisé des cameramen se relayant pour être au plus près des acteurs sans jamais apparaitre dans le champ. Cette fabrique de l’image demeure néanmoins discrète et ne prend jamais le pas sur le récit.

Diacritik, Delphine Urban Lire l’article

Ah, « Le passé » !

« Astucieusement, Gosselin, ne nous livre pas Ekaterina Ivanovna d’un seul tenant. Entre les quatre actes (chacun sa couleur), il insère d’autres textes d’Andreïev qui sont à la fois comme des pas de côté (je est un autre et même des autres) et des éclairages intérieurs. »

Le club de Médiapart, Jean-Pierre Thibaudat
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“Le Passé” : la nouvelle création radicale de Julien Gosselin dans la Russie d’avant la révolution

Tout cela énergique, incroyablement rythmé, joué avec force et ardeur, émotion aussi, dans un beau décor de fumoir avec feu de cheminée, amorce de deux pièces de chaque côté, protagonistes habités…

France info, Bertrand Renard Lire l’article

« Un spectacle hors du commun – excessif, bouleversant, inoubliable… »
Les Échos, Philippe Chevilley Lire l’article

« Le Passé emporte le spectateur dans un typhon dévastateur d’émotions dont il ne sort pas indemne. » La Terrasse, Manuel Piolat Soleymat Lire l’article

« Gosselin signe un spectacle éblouissant de maîtrise, de dialectique et de risque. » La Gazette des festivals, Pierre Lesquelen Lire l’article

« Tous [les comédiens] se révèlent magistraux d’exactitude et d’intensité. »
Scèneweb,
Vincent Bouquet Lire l’article

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