Spectacle
Les Imprudents, illustration du spectacle au TNP

Les Imprudents, illustration du spectacle au TNP

d’après les dits et écrits de
Marguerite Duras
conception et mise en scène
Isabelle Lafon

Du jeudi 24 novembre
au samedi 3 décembre 2022
Petit théâtre • salle Jean-Bouise
Durée : 1h30

du mardi au samedi à 20h30 sauf jeudi à 20h, dimanche à 16h, relâche le lundi

Les dates réserver

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Billetterie

Les tarifs

  • 25 € plein tarif
  • 20 € retraités, groupe (dès 8 pers.)
  • 14 € demandeurs d’emploi, accompagnateurs PSH…
  • 12 € moins de 30 ans...
  • 7 € bénéficiaires minima sociaux

Détail des tarifs

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À propos

Isabelle Lafon a l’art de faire surgir le théâtre en jouant avec ses seuils. Après le triptyque des Insoumises, autour des écrivaines Anna Akhmatova, Monica Wittig et Virginia Woolf, la metteuse en scène s’attèle à la figure de Marguerite Duras. Romancière, cinéaste et femme de lettres, Marguerite Duras a également mené de nombreux entretiens, dans les années 1960. Cette matière méconnue, foisonnante, est le point de départ choisi par Isabelle Lafon pour sa traversée poétique du mythe Duras.

Sur scène, deux comédiennes et un comédien se lancent dans un espace de recherche épuré : une table avec des feuilles éparpillées, trois chaises, un piano. À partir des archives, ils donnent corps à des silhouettes plus ou moins connues : une stripteaseuse, une lycéenne ou encore des mineurs et femmes de mineurs du Pas-de-Calais à qui Marguerite Duras lisait des textes de Henri Michaux et Francis Ponge ; il y a aussi le journaliste Pierre Dumayet et les membres du « groupe de la rue Saint-Benoît », Robert Antelme, Dionys Mascolo, Edgar Morin ou Claude Roy.

Le spectacle se fraie un chemin au travers de ces fragments de vie entrecoupés par les digressions d’Isabelle Lafon. En engageant un dialogue au présent avec le matériau littéraire et humain qu’ils traversent, les comédiens révèlent des choses essentielles, inattendues. Ils racontent leur Duras et disent la trace impalpable et réelle que peut laisser une grande œuvre littéraire sur la vie. Entre les mots, par échos, associations d’idées et clins d’œil, se dessine en pointillé le portrait d’une femme méconnue. Sous les grands écrits, sous la figure publique, sous l’icône, une présence s’impose, celle d’une femme libre et soucieuse des autres.

En 2019, pour la création de Vues Lumière, Isabelle Lafon se penchait déjà sur l’écriture de plateau. Avec Les Imprudents, elle radicalise encore son geste. Soir après soir, main dans la main avec ses coéquipiers, elle se met en quête d’un endroit de vie insaisissable. Un travail d’orfèvre entre élégance et imprudence.

Biographies

Marguerite Duras

De son vrai nom Marguerite Donnadieu, elle est née au Nord de Saïgon en 1914. Sa famille étant ruinée, elle quitte l’Indochine pour la France où elle suit des études de droit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe à la Résistance et voit Robert Antelme, son mari, revenir de déportation malade du typhus. Elle en fait le récit en 1985 dans La Douleur. À la Libération, elle s’engage au Parti communiste français. Elle en est exclue en 1950, mais continue de militer contre la guerre en Algérie ou pour le droit à l’avortement. Elle publie alors Un barrage contre le Pacifique, roman autobiographique adapté au cinéma. Elle rédigera plusieurs scénarios dont Hiroshima mon amour en 1959, puis passe à la réalisation en adaptant ses propres livres comme India Song. Elle écrit également des pièces de théâtre dès 1955 avec Le SquareDes journées entières dans les arbres en 1965 et Savannah Bay en 1982. Parmi ses œuvres phares, on peut citer Moderato cantabileLe Ravissement de Lol V. Stein ou encore Le Vice-Consul. En 1984, son roman L’Amant connaît un immense succès. Il est récompensé par le Prix Goncourt. Elle meurt à Paris à l’âge de 81 ans.

Isabelle Lafon

Formée aux ateliers de Madeleine Marion, elle a joué dernièrement dans Mort prématurée d’un chanteur solitaire dans la force de l’âge de Wajdi Mouawad. Précédemment, elle a travaillé sous la direction de Marie Piemontese, Chantal Morel, Guy-Pierre Couleau, Alain Ollivier, Thierry Bédard, Daniel Mesguich, Michel Cerda ainsi que Gilles Blanchard.

Elle a mis en scène, adapté pour le théâtre et joué dans chacun de ses spectacles, comme La Marquise de M*** d’après Crébillon fils. En tant qu’artiste associée au Théâtre Paris-Villette, elle crée Igishanga d’après Dans le nu de la vie – récits des marais rwandais de Jean Hatzfeld, Journal d’une autre d’après Notes sur Akhmatova de Lydia Tchoukovskaïa, Une Mouette d’après La Mouette d’Anton Tchekhov. Depuis, elle a créé Deux ampoules sur cinq, Nous demeurons et L’Opoponax de Monique Wittig. En 2016, Deux ampoules sur cinq, L’Opoponax et Let me try d’après le journal de Virginia Woolf sont réunis sous le cycle Les Insoumises au Théâtre national de La Colline. En 2019, elle met en scène Bérénice de Jean Racine au Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis et créé Vues Lumière au Théâtre national de La Colline.

Elle a réalisé un moyen-métrage, Les Merveilleuses, sélectionné dans la catégorie fiction du festival de Pantin en 2010.

Également pédagogue, elle dirige de nombreux ateliers auprès de publics amateurs et professionnels, notamment à l’École du Théâtre national de Bretagne, à l’Académie Fratellini ou encore à La Maison des Métallos et au Conservatoire National supérieur d’Art Dramatique où elle monte cette saison Le Misanthrope avec les élèves de troisième année.

Distribution

écriture et jeu Pierre-Félix Gravière, Johanna Korthals Altes, Isabelle Lafon
lumière Laurent Schneegans
assistanat à la mise en scène Jézabel d’Alexis

La presse en parle

« C’est un spectacle ultra-sympathique, bourré de chemins de traverse, de fausses-vraies digressions, d’imprévues, de péripéties, qui ne sanctuarise pas la grande autrice, mais s’ancre sur sa curiosité sans limite. »
Libération, Anne Diatkine

« Isabelle Lafon doute, ose, avance dans l’inconnu. Duras la reçoit chez elle, en amie. »
Balagan, le blog de Jean-Pierre Thibaudat

« Tout se confond entre rires et larmes, entre passé et présent, entre rêves et réalités. Saisi, captivé, le public se laisse emporter par la tornade Duras, savoureusement ciselée par la metteuse en scène et comédienne, qui déploie avec légèreté, facilité une palette de jeux incroyable. »
L’Œil d’Olivier, Olivier Frégaville-Gratian

« C’est comme une escapade. Comme une échappée libre et belle, belle et vivante, vivante et impétueuse. »
La Terrasse, Manuel Piolat Soleymat

Rendez-vous

  • Les jeudis du TNP
    → lecture avant spectacle
    autour de Marguerite Duras, jeudi 24 novembre à 19h
    Plus d’infos→ rencontre après spectacle
    jeudi 1er décembre