TNP Villeurbanne

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Please, Continue (Hamlet)

Le meurtre de Polonius, perpétré par Hamlet, est transposé dans notre temps. Il est jugé par des magistrats et des professionnels du Barreau de chaque ville où une nouvelle équipe instruit le procès chaque soir. Les spectateurs, constitués en jury public, décident, à la fin, de l’innocence ou de la culpabilité de l’accusé. Les protagonistes : Hamlet, sa mère Gertrude et Ophélie, sa promise et fille de Polonius, sont assumés par des comédiens. Au plus près de la réalité, la volonté est de faire vibrer la fibre éthique de chacun et d’aborder la délicate tâche du jugement d’autrui.

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À propos

Du mercredi 19 au dimanche 30 novembre 2014

Dans une banlieue défavorisée, lors d’une fête de mariage, un jeune homme tue le père de sa petite amie. Seule une personne est témoin de la scène : la mère du jeune homme. Presque trois ans plus tard, le procès s’ouvre. Pour préserver l’anonymat des personnes mises en cause, leurs noms ont été remplacés par des noms de fiction : le prévenu s’appelle Hamlet ; la victime Polonius ; la plaignante, devenue ex-petite amie du prévenu, Ophélie ; la mère Gertrude. Hamlet jure que c’est un accident et plaide l’homicide involontaire. De son côté, Ophélie souhaite obtenir la peine maximale pour le meurtrier de son père. Un cas d’école quasi-universel pour ce fait divers désormais aux mains d’une authentique Cour de justice. Tandis que les personnes impliquées dans ce drame familial sont interprétées par des comédiens, ce sont de vrais avocats, juges, psychiatres et huissiers qui officient au nom de la Vérité. Hamlet est-il coupable ? Était-ce prémédité ? Est-il sain d’esprit ? Des réponses auxquelles la Cour et un jury populaire, constitué de personnes du public, devront répondre. Une situation mêlant fiction et réalité et dont le déroulement et l’issue varient à chaque représentation.

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 © Pierre Abensur

Ce spectacle est actuellement complet. Néanmoins, des places peuvent se libérer jusqu’au dernier moment.
Vous avez la possibilité de vous inscrire sur liste d’attente auprès de la billetterie à billetterie@tnp-villeurbanne.com.

Biographies

Yan Duyvendak est né aux Pays-Bas et vit entre Marseille et Genève. Formé aux arts visuels, il pratique l’art de la performance depuis vingt ans. Il a conçu une dizaine de spectacles en collaboration avec d’autres artistes, dont Made in Paradise (2008), 7 minutes de terreur (2013), Mélodies de bonheur (2014). Il a été accueilli dans les plus grandes résidences artistiques européennes et ses oeuvres ont été récompensées plusieurs fois (Swiss Art Awards, Network Kulturpreis 2006, prix suisse Meret- Oppenheim en 2010). Ses travaux vidéo sont exposés dans plusieurs musées, notamment aux Beaux-Arts de Lyon.

Roger Bernat est un metteur en scène catalan, architecte de formation. En 1996, il reçoit le prix Extraordinario à l’Institut del Teatre de Barcelone et co-fonde, deux ans plus tard, le centre de création théâtrale et chorégraphique General Elèctrica. Il le quitte en 2001 pour se consacrer à sa carrière d’auteur, metteur en scène et vidéaste. Roger Bernat propose des dispositifs interactifs à travers une mise en jeu des « spect’acteurs ».
Parmi ses créations, citons Domini Públic (2008), Le sacre du printemps (2010), Pendiente de voto (2012), Numax-Fagor-Plus (2013) et Desplazamiento del Palacio de La Moneda (2014). Ses spectacles ont tourné dans une vingtaine de pays.

Distribution

Avec
Véronique Alain ou Monica Budde,
Claire Delaporte ou Alice Lestrat,
Thierry Raynaud, Cyril Texier ou Manuel Vallade.

Avec la participation
d’un président d’assises,
d’un avocat général,
d’un avocat de la défense et d’un avocat pour la partie civile,
d’un expert-psychiatre et d’un huissier-audiencier,
tous différents chaque soir.

Avec le concours du Barreau de Lyon.

Collaboration à la mise en espace Sylvie Kleiber
Production Dreams Come True — Genève

Coproduction
Le Phénix — Scène Nationale
Valenciennes
Huis a/d Werf — Utrecht
Théâtre du GRÜ — Genève

Accueil en résidence
Montévidéo, Marseille
Le Carré/Les Colonnes, Scène conventionnée
Saint-Médard-en-Jalles/Blanquefort

Avec le soutien de
Ville de Genève
République et canton de Genève
Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture
Migros pour-cent culturel
Loterie Romande
Ministerio de Cultura-INAEM
Mécènes du sud, Marseille
Le Nouveau théâtre de Montreuil – centre dramatique national
CORODIS

Revue de Presse

Stéphane Malfettes / Artpress
« Yan Duyvendak s’est illustré en opérant un déplacement spectaculaire de sa pratique de la performance vers l’institution théâtrale. Avec le metteur Roger Bernat, il a créé, en 2011, un spectacle d’une habileté glaçante qui télescope plateau de théâtre et cour d’assises, drame shakespearien et comédie judiciaire, acteurs professionnels et professionnels du barreau, fiction et réalité. (…) Une telle distribution des rôles et de tels effets de miroir font vaciller toutes nos certitudes sur les codes de l’instruction judiciaire et de la représentation théâtrale. »

Trois couleurs magazine
« Fidèle à sa façon (géniale) d’entrelacer fiction et documentaire, le néerlandais Yan Duyvendak fait sauter les conventions en s’emparant du Hamlet de Shakespeare. Sur scène, Ophélie et Hamlet sont joués par des comédiens, certes, mais ils font face à d’authentiques ténors du barreau et à un expert psychiatre »

Eric Demey / Mouvement
« Le télescopage produit un mélange des genres qui maintient le procès dans un entre-deux troublant. Cela suffit à lui donner vraisemblance et contemporanéité et à laisser le spectateur se projeter dans le cadre d’une véritable Cours d’assises.
Mais cet entre-deux ne serait rien s’il n’offrait, dans le même temps, au théâtre et à la justice – en les mêlant de si près – l’occasion de se dévoiler sous des jours nouveaux. »

Didier Méreuze / La Croix
« L’expérience dure deux heures trente. Elle est étonnante pour le spectateur mis à distance et en même temps intégré à cet enchevêtrement de fiction et de vérité. (…) Yan Duyvendak, qui a conçu ce spectacle « performance » avec Roger Bernat, met en avant sa dimension éthique et politique : « le public est invité à s’interroger sur le fonctionnement de la société, le droit et le pouvoir de juger les autres. (…) Il est banal d’imaginer un tribunal en théâtre, il l’est moins de transformer un théâtre en tribunal. »

Vidéo

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