Rapport pour une académie

de Franz Kafka
mise en scène Georges Lavaudant
avec Manuel Le Lièvre

Du au

salle Jean-Bouise

50 min du mardi au vendredi à 20 h,
samedi à 18 h 30, sauf samedi 17 octobre à 17 h 30,
dimanche à 16 h,
relâche le lundi

Rencontre

  • jeu 15 octobre 20h
  • Distribution

    traduction et dramaturgie Daniel Loayza
    scénographie et costume Jean-Pierre Vergier
    lumière Georges Lavaudant
    son Jean-Louis Imbert
    maquillage, coiffure et perruque Sylvie Cailler, Nathalie Damville, Jocelyne Milazzo
    confection du costume Rémy Tremblé
    régie générale Nicolas Natarianni
    régie habillage, maquillage, perruque Nathalie Damville
    construction du décor Albaka

    Spectacle créé le 2 juin 2023 au Printemps des Comédiens Montpellier.

    • production Compagnie LG Théâtre

    • coproduction Les Nuits de Fourvière ; Printemps des Comédiens Montpellier

    • la Compagnie LG Théâtre est conventionnée par le ministère de la Culture

    • administration, production Juliette Augy-Bonnaud

    • diffusion Olivier Talpaert

  • Biographies

    Franz Kafka

    Franz Kafka est un écrivain tchèque de langue allemande, né en 1883 à Prague, en Autriche-Hongrie (aujourd’hui République tchèque). Il est l’aîné d’une fratrie de six enfants. Son père, austère et dur, est un négociant, propriétaire d’un magasin de « Nouveautés » très prospère. Sa mère est issue d’une famille d’intellectuels, d’artistes, de rabbins renommés. Kafka étudie le droit à l’université Charles de Prague, fréquente des cercles littéraires. Il rencontre Max Brod qui deviendra un ami proche. Il obtient un Doctorat en droit, puis travaille comme employé d’assurance. Il écrit des romans et des nouvelles pendant son temps libre. Dès 1909, il tient son Journal. Il fréquente le milieu anarchiste. En 1911, il voyage avec Max Brod en Italie du Nord, en Suisse et à Paris. Il publie La Métamorphose (1915), Le Verdict (1916) et Un médecin de campagne (1917). Il écrit La Colonnie pénitentiaire et Le Procès (1914), Le Château (1922), qui seront publiés après sa mort par son ami Max Brod, contre la volonté de Kafka qui avait demandé à ce que ses manuscrits soient détruits. Atteint de tuberculose, il meurt en 1924 dans un sanatorium près de Vienne.

    Georges Lavaudant

    Georges Lavaudant est un metteur en scène, acteur et auteur dramatique français, né à Grenoble en 1947. En 1968, alors étudiant en Lettres, il rejoint la troupe du Théâtre Partisan installée à Grenoble. À partir de 1975, il codirige avec Gabriel Monnet le Centre Dramatique National des Alpes, et la Maison de la Culture de Grenoble de 1981 à 1985. En 1986, il succède à Patrice Chéreau à la direction du Théâtre National Populaire aux côtés de Roger Planchon jusqu’en 1996. De 1996 à 2007, il dirige l’Odéon-Théâtre de l’Europe où il succède à Giorgio Strehler et Lluís Pasqual. En 2007, il fonde sa compagnie LG Théâtre et poursuit son travail de création. Artiste majeur de la scène théâtrale française, Georges Lavaudant a produit une œuvre dense, diverse, pour le théâtre et l’opéra, en France et à l’étranger. Il s’est positionné, dès les années 1970, contre la tradition théâtrale, rejetant le rôle du dramaturge, préférant l’exploration du plateau, les formes hybrides mêlant théâtre, danse, chant, projection de photos, de vidéos. La mise en scène est pour lui un acte d’écriture. Il crée avec les outils de la scène un imaginaire puissant qu’il mêle à l’œuvre représentée, classique ou contemporaine. S’il entretient un lien étroit avec les grands textes du répertoire – William Shakespeare, Alfred de Musset, Georg Büchner, Luigi Pirandello, Bertolt Brecht, Anton Tchekhov, Eugène Labiche, Sophocle, Georges Feydeau, Eschyle, … –, il s’intéresse aussi aux écritures contemporaines – Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch, Carmelo Bene, António Lobo Antunes, Jean-Marie-Gustave Le Clézio, Stanislas Rodanski, Denis Roche… Il met également en scène ses propres pièces qui privilégient l’écriture de plateau et la technique du collage. Invité trois fois à la Comédie-Française, il fait entrer Jean Genet au répertoire avec Le Balcon (1985). Il est programmé à plusieurs reprises au Festival d’Automne, au Festival d’Avignon et au Printemps des Comédiens. Ces dernières années, il a mis en scène Le Roi Lear de William Shakespeare avec Jacques Weber dans le rôle-titre (2021), Rapport pour une académie d’après Franz Kafka, avec Manuel Le Lièvre (2023), Le Misanthrope de Molière, avec Éric Elmosnino en Alceste (2025) qu’il met à nouveau en scène pour la création de Stella Maris d’après Roberto Bolaño au Printemps des Comédiens en juin 2026. Georges Lavaudant a obtenu plusieurs prix parmi lesquels le prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique pour Palazzo mentale (1976), Les Géants de la montagne (1981), Platonov (1990) et le Grand Prix du syndicat de la critique pour La Mort de Danton (2002).

    Manuel Le Lièvre

    Manuel Le Lièvre entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris où il suit l’enseignement de Dominique Valadié, Stuart Seide et Philippe Adrien. Au théâtre, il joue, entre autres, dans Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac mis en scène par Philippe Adrien ; Demi-jour, Mes fils et La Comédie de Macbeth écrits et mis en scène par Jean-Marie Patte ; L’Association de et par David Lescot ; Providence Café de et par Mohamed Rouabhi ; Sans ascenseur de Sébastien Thiéry, mis en scène par Jean-Michel Ribes ; Le Mental de l’équipe d’Emmanuel Bourdieu mis en scène par Denis Podalydès et Frédéric Bélier-Garcia ; Yaacobi et Leidental de Hanoch Levin et La Mouette d’Anton Tchekhov mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia ; Le Bourgeois gentilhomme de Molière, mis en scène par Denis Podalydès ; Le Suicidé de Nicolaï Erdman, Le Conte d’hiver de William Shakespeare et L’Art de la comédie d’Eduardo de Filippo, mis en scène par Patrick Pineau ; Hôtel Feydeau d’après Georges Feydeau, Le Roi Lear de William Shakespeare et Rapport pour une académie d’après Franz Kafka, mis en scène par Georges Lavaudant. Pour Valère Novarina, il joue dans L’Acte inconnu, Le Vrai Sang, Le Vivier des noms, L’Animal imaginaire et Les Personnages de la pensée. Au cinéma, il tourne sous la direction de Michèle Rosier, Laurence Ferreira Barbosa, Benoît Jacquot, Andrzej Zulawski, Abdellatif Kechiche, Pierre Jolivet, Nathalie Schmidt, François Dupeyron, Gérard Lartigau, Denys Granier-Deferre, Olivier Schatzky, Claude Chabrol, Blandine Lenoir ou encore Louis-Do de Lencquesaing.

  • La presse en parle

    De ce mystérieux récit duquel il est, comme toujours chez Kafka, possible d’extraire plusieurs lectures, Georges Lavaudant fait un miroir de l’humanité. […] Seul en scène, Manuel Le Lièvre offre, à l’avenant, une performance aux affluents multiples et aux conséquences nombreuses. […] De son jeu en clair-obscur, où les traits d’humour sont sous-tendus par une ironie noire, émergent à la fois une force et une douleur.

    Sceneweb

    Manuel Le Lièvre. Un artiste d’une intelligence rayonnante, vif et délié, dense et dansant. Capable d’être une cocasserie renversante, et, ici, d’une gravité déchirante. Par-delà le masque que composent et le maquillage et la perruque, on a le regard, la voix, ses délicates nuances. On a le cœur transpercé par cette histoire et par la dignité de celui qui s’adresse à nous. Kafka, c’est Kafka… Cela ne dure pas même une heure, et l’on a son content de grand théâtre ! Et la jeunesse de Lavaudant est toujours là !

    Le Journal d’Armelle Héliot

    […] son dernier spectacle, un petit bijou, Rapport pour une académie de Franz Kafka. Magnifique décor dont on ne dira rien (laissons au spectateur le plaisir de la découverte) de son décorateur de toujours Jean-Pierre Vergier, magnifique création maquillage-coiffure et perruque de Sylvie Cailler et Jocelyne Milazzo et jeu exquis et inventif de Manuel Le Lièvre.

    Jean-Pierre Thibaudat, Blog Mediapart

Pierre le Rouge, singe de son état, est invité par une académie scientifique à faire le récit de son parcours. Quelques années auparavant, en Afrique, des chasseurs le capturent pour le ramener en Europe. Au débarquement du bateau, il lui faut choisir : être enfermé dans un zoo ou travailler dans un music-hall. Il devient artiste de variétés, l’un des plus grands de son temps. Intégré depuis à la société humaine, il en maîtrise à présent la langue et les codes, et possède la culture moyenne d’un Européen.

Grand admirateur de Franz Kafka, Georges Lavaudant adapte Rapport pour une académie et offre à Manuel Le Lièvre un rôle magnifique où son talent met en lumière tout le génie de l’auteur. L’ironie, l’humour et la cruauté font surgir une parole profondément politique. Si ce récit est celui d’une métamorphose extraordinaire d’un singe en homme, il nous dévoile aussi un être pris entre deux mondes, contraint de se transformer. Il nous invite à écouter cette voix, ni tout à fait libre ni totalement soumise. Que signifie « devenir soi » dans un monde qui classe, enferme et normalise ?

Rendez-vous

  • Rencontre avec l’équipe artistique après le spectacle

    → jeudi 15 octobre 2026

  • Exposition en hommage à Jean-Pierre Vergier, scénographe et costumier de théâtre

    → du 9 au 17 octobre 2026, dans le hall du petit théâtre