Saison 2026-2027

  • Événement

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Réserver

Lundi 18 mai 2026

  • programmation de la saison 26-27 en ligne à 15 h

Découvrez toute la saison et soyez prêts pour l’ouverture des abonnements et des places à l’unité. 

  • présentation de saison à 19 h 30

Jean Bellorini accompagné par les artistes de la saison 26-27 présenteront leurs spectacles ou leurs créations.
La soirée se poursuivra par un moment convivial !

  • Édito de Jean Bellorini

    Chères spectatrices, chers spectateurs,

    J’écrivais en arrivant à la direction du TNP il y a sept ans déjà : « pour un Théâtre National Poétique… ».
    Il y a la réalité et il y a la représentation de cette réalité. À travers le récit de cette réalité, il y a la poésie. La poésie comme le chemin du réel au récit, la poésie comme le chemin du regard vers l’intime. Personne n’a vraiment réussi à trouver une explication qui pourrait remplir ce vide immense que produisent ces questions : qu’est-ce que le théâtre ? Pourquoi donne-t-on du théâtre ? Et pourquoi fait-on du théâtre ? L’accès pour tous à ce mystère est le centre du projet d’un théâtre national et populaire.

    Depuis plus de cent ans, les artistes de chaque génération ont porté ce projet émancipateur. J’y ai mis moi aussi toute mon énergie et tout mon cœur. Je renonce à faire de cet édito une rétrospective de tous les moments merveilleux que nous avons passés ensemble, ce serait très long. Mais je peux dire que le TNP me manquera et particulièrement vous, chères spectatrices et chers spectateurs, vous qui êtes fidèles – bien au-delà de l’incarnation d’une direction – à l’histoire, au mythe, au symbole, au repère qu’est le TNP de Villeurbanne pour la cité. Le théâtre de la Cité devenu TNP. Et ce qui est merveilleux, c’est votre capacité de curiosité alliée au désir des grands textes. L’amour de la nouveauté est tout aussi fort que l’amour de la tradition théâtrale. Et nous, artistes, tentons modestement de mettre à l’honneur la « présence ».

    Je vous remercie chaleureusement d’être d’authentiques amateurs de théâtre. Dans les moments difficiles, cette pensée m’a toujours rasséréné. Je me pose inlassablement la question de ce qu’il convient de faire ici et maintenant pour poursuivre dignement le récit d’un théâtre de création centenaire. Et ce, alors même que je le quitterai dans quelques mois. Envisager de restaurer la politique du glorieux TNP des années 1950 et se consacrer à un théâtre de texte avec de grands acteurs comme figures de proue ? Tenter de s’approcher du mythique TNP des années Planchon – découvreur d’immenses artistes, ayant porté et signé la Déclaration de Villeurbanne en 1968 ? Ne jamais oublier qu’on ne répète l’histoire qu’en la caricaturant. On n’est pas fidèle à Vilar en le copiant mais en étant comme le fut Vilar en 1951 – en accord avec son temps, en agissant en novateur et en conviant un public très nombreux à une entreprise exaltante de réexamen du théâtre.

    C’est ce qu’a parfaitement fait et mené Roger Planchon en 1972 en étant fidèle à son théâtre de la Cité de Villeurbanne dont les références étaient peut-être plutôt à chercher du côté du Festival de Nancy ou du Festival d’Automne.

    C’est ce que j’ai fait en 2020 en demandant à Valère Novarina d’écrire une pièce, Le Jeu des Ombres. Son extraordinaire fantaisie littéraire a imprégné la vie de ce théâtre, et la mienne. Puisse son souvenir nous accompagner et réapparaître parfois, lorsque les mots sonneront pleinement et que les actrices et acteurs seront joyeux dans notre théâtre.

    C’est ce que j’ai fait en choisissant de faire entendre d’autres grands auteurs : Erdman, Hugo, Shakespeare, Tchekhov, Molière, Corneille, Marivaux, Duras, Sophocle, Koltès, Saint-Exupéry, Brecht, London, Schiller, Kertész… mais aussi Olivier Py, Sofia Andrukhovych, François Hien, Alice Birch, Céline Delbecq, Baptiste Morizot, Joël Pommerat…

    J’ai ouvert les portes à des artistes venus du monde entier et à chaque habitant de Villeurbanne. La Chine, l’Afghanistan, l’Italie, et tant d’autres pays nous ont rendu visite ; des jeunes et moins jeunes voisins ont participé à la Troupe éphémère. Un condensé d’humanité a soufflé un vent frais sur les plateaux du théâtre.

    J’ai appris à connaître et à reconnaître chaque époque du TNP. Je crois que l’on ne décrète pas l’héritage que l’on veut avoir, on l’accueille, on l’analyse le plus délicatement possible pour le transformer avec humilité et par l’action à venir.

    « Rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité » et « favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit qui l’enrichissent » comme s’y vouait en 1959, au moment de sa création, le ministère de la Culture, voilà un projet qui serait encore à la mode !

    Je poursuivrai donc cette noble tâche jusqu’à la fin de mon mandat en créant une adaptation d’un roman allemand de 1946 écrit par Hans Fallada, Seul dans Berlin, magnifique récit de résistance ordinaire ; et je conduirai une Troupe éphémère, comme un précipité de toutes les précédentes, pour célébrer une dernière fois le plaisir de faire du théâtre ensemble.

    Et puis nous nous quitterons. À la manière de Marcel Proust, le théâtre permet de se fabriquer des souvenirs. Si infimes ou brillants soient-ils, ils sont comme des traces indélébiles, des images imprimées pour toujours sur la rétine.

    Parfois, il s’agit d’un son : « Le merle est un oiseau musicien dont le chant est presque toujours mélodieux. Mais un merle en colère ou inquiet lance un cri à répétition particulièrement furibond. Eh bien, depuis plus de trente-cinq ans, lorsque j’entends le merle noir s’étrangler dans ce criaillement furibard, je revois aussitôt Ariel Garcia-Valdès dans le rôle de Richard III, mis en scène par Georges Lavaudant. Outre la puissance théâtrale de cette pièce, outre la force diabolique du monstre bossu au bras atrophié, outre la performance d’acteur d’Ariel Garcia-Valdès… ma mémoire a fixé ce cri du merle qui ponctue la pièce : un détail de taille ! », nous raconte une spectatrice.

    Ces détails de taille, ces balises inscrites pour la vie dans nos paysages intérieurs, constituent une cartographie imaginaire qui se joue du temps et de l’espace. Chacun porte en lui ces repères invisibles et pourtant solides, qui aident parfois à surmonter les banalités de l’existence : l’enfance recèle naturellement ces joyaux, la rencontre avec l’art, ou la poésie, permet aussi cette transmutation du plomb en or.

    J’emporte avec moi quelques détails de taille, je vous en laisse aussi je l’espère, et cela nous relie pour toujours. C’est drôle, comme l’éphémère du théâtre peut durer toute une vie…

    Jean Bellorini, 23 mars 2026

  • Les abonnements

    Ouverture des abonnements pour la saison 2026-2027 le 19 mai 2026 à 10 h.

    Vous avez la possibilité de prendre votre abonnement en ligne, de nous envoyer votre bulletin par courrier, de le déposer dans la boîte aux lettres du TNP (située dans la porte à gauche du TNP et de la piscine, place Lazare-Goujon) ou de venir au guichet directement.

    Un système de prise de rendez-vous est mis en place afin de vous éviter une trop longue attente lorsque vous souhaitez vous rendre sur place.

    Prise de rendez-vous

    Pour tout renseignement, contactez l’équipe billetterie au 04 78 03 30 00.

  • Les places à l’unité

    Prenez place dès le 26 mai 2026 à 14 h.
    Faites votre choix parmi les créations, les grands classiques, les spectacles jeune public…

  • Place aux moins de 30 ans !

    Vous êtes étudiant ? = 7 € le samedi soir
    Vous souhaitez adhérer au TNP = 8 € sur tous les spectacles de la saison 2026-2027 
    Vous êtes libres comme l’air ? = 12 € sur tous les spectacles (sans adhésion)