TNP Villeurbanne

04 78 03 30 00

Ça ira (1) Fin de Louis

Pas de piques, de bonnets phrygiens ni de Bastille en feu dans cette fiction politique contemporaine. Le décor, une boîte vide et noire avec une table et quelques chaises, nous dit bien que tout est à (ré)inventer. En témoins actifs, nous assistons à l’événement qui a posé les jalons des idées et des valeurs de nos démocraties. Un temps d’effervescence, d’imagination et de doutes. Les représentants de l’Église, de la noblesse et du tiers état débattent face à l’assemblée des spectateurs. L’invention du contrat social se rejoue dans les corps.

Pour conter cette aventure politique, l’écriture s’est appuyée sur de nombreuses archives et recherches. Les acteurs et actrices, en passant d’un rôle à l’autre, changent de camp, expérimentent différentes sensibilités. Nous sommes pris au cœur de leurs conflits, suivant les revirements des uns et les prises de conscience des autres. Nous sentons combien cette Révolution s’est construite au jour le jour, dans la douleur parfois, dans la colère souvent, et dans l’improvisation toujours.

Spectacle-phare de cette décennie, Ça ira (1) Fin de Louis questionne notre manière de faire société, interroge la crise démocratique actuelle, s’adresse à tous et toutes dans une exigence de langue et de pensée. Il est sans doute une incarnation possible de l’idéal qu’est le théâtre populaire.

© Elisabeth Carecchio

À propos

Pas de piques, de bonnets phrygiens ni de Bastille en feu dans cette fiction politique contemporaine. Le décor, une boîte vide et noire avec une table et quelques chaises, nous dit bien que tout est à (ré)inventer. En témoins actifs, nous assistons à l’événement qui a posé les jalons des idées et des valeurs de nos démocraties. Un temps d’effervescence, d’imagination et de doutes.

La scène est un champ de bataille politique pour les représentants de l’Église, de la noblesse et du tiers état. Pugnaces, ils débattent face à l’assemblée des spectateurs. L’invention du contrat social se rejoue dans les corps. Joël Pommerat, maître dans l’art de dessiner des trajectoires de personnages qui se heurtent à la société, s’intéresse ici à la société elle-même, présence invisible formée par les corps de tous. La Révolution se met en route, phénomène immense qui échappe à l’individu.

Pour conter cette aventure politique, l’écriture s’est appuyée sur de nombreuses archives et recherches. Les acteurs et actrices, en passant d’un rôle à l’autre, changent de camp, expérimentent différentes sensibilités. Nous sommes pris au cœur de leurs conflits, suivant les revirements des uns et les prises de conscience des autres. Nous sentons combien cette Révolution s’est construite au jour le jour, dans la douleur parfois, dans la colère souvent, et dans l’improvisation toujours.

Cinq ans après sa création, le spectacle a été joué plus de deux cents fois, en France et dans le monde. Il a été récompensé par les Molières 2016 du théâtre public, de l’auteur francophone vivant, et du metteur en scène d’un spectacle de théâtre public. Un triomphe auprès du public comme de la critique. Après avoir accueilli ce spectacle en janvier 2016, l’année de sa création, le TNP est fier de l’inviter à nouveau.

Spectacle-phare de cette décennie, Ça ira (1) Fin de Louis questionne notre manière de faire société, interroge subtilement la crise démocratique actuelle, s’adresse à tous et toutes dans une exigence de langue et de pensée. Il est sans doute une incarnation possible de l’idéal qu’est le théâtre populaire.

© Elisabeth Carecchio

Biographie

Joël Pommerat

Auteur et metteur en scène, Joël Pommerat fonde la Compagnie Louis Brouillard en 1990. Selon lui, il n’y a pas de hiérarchie : la mise en scène et le texte s’élaborent en même temps, pendant les répétitions. C’est ainsi qu’il se qualifie : « écrivain de spectacles ». En 1995, il crée Pôles. Le texte est publié en 2002. En 2004, le Théâtre National de Strasbourg accueille la création de sa pièce Au monde, premier grand succès public et critique de la compagnie. Avec la trilogie Au monde, D’une seule main et Les Marchands, il ancre plus directement ses pièces dans la réalité contemporaine. Il aborde le réel dans ses multiples aspects, matériels, concrets et imaginaires. Il travaille à la réécriture de contes avec Pinocchio en 2008 et Cendrillon en 2011. En 2010, il présente Cercles/Fictions dans un dispositif circulaire au Théâtre des Bouffes du Nord. À l’opéra, il collabore avec Oscar Bianchi en 2011 en adaptant sa pièce Grâce à mes yeux (Thanks to my eyes) au Festival d’Aix-en-Provence. En 2013, avec La Réunification des deux Corées, il compose une mosaïque de vingt fragments du discours amoureux, où il explore la complexité des liens humains et le mythe de l’amour. En 2014, il présente Au monde, mis en musique par Philippe Boesmans au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. En 2019, Contes et légendes invente un monde légèrement futuriste où les robots partagent la vie des adolescents.

Joël Pommerat est artiste associé au TNP.

Distribution

une création théâtrale de Joël Pommerat

avec Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Éric Feldman, Philippe Frécon, Yvain Juillard, Anthony Moreau, Ruth Olaizola, Gérard Potier, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu, Simon Verjans, Bogdan Zamfir

dramaturgie Marion Boudier
collaboration artistique Philippe Carbonneaux, Marie Piemontese
son François Leymarie
scénographie et lumière Éric Soyer
costumes et recherches visuelles Isabelle Deffin
construction décors Ateliers de Nanterre-Amandiers
construction mobilier Thomas Ramon – Artom

recherche musicale Gilles Rico
recherche sonore et spatialisation Grégoire Leymarie et Manuel Poletti (MusicUnit/Ircam)
conseil historique Guillaume Mazeau
assistanat à la dramaturgie et documentation Guillaume Lambert
assistanat aux forces vives David Charier, Lucia Trotta
assistanat à la mise en scène Lucia Trotta
direction technique Emmanuel Abate
régie lumière Julien Chatenet ou Gwendal Malard
régie son Grégoire Leymarie ou Philippe Perrin
régie plateau Jean-Pierre Costanziello ou Ludovic Velon, Pierre-Yves Le Borgne, Mathieu Mironnet
habillage Lise Crétiaux, Claire Lezer ou Siegrid Petit-Imbert
électricien Laurent Berger

Les textes de Joël Pommerat sont publiés aux Éditions Actes Sud-Papiers.

production Compagnie Louis Brouillard
coproduction Nanterre-Amandiers/Centre Dramatique National, Le MANEGE-MONS/Scène transfrontalière de création et de diffusion, Mons 2015/Capitale européenne de la Culture, Théâtre National/Bruxelles, ESACT/Liège, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, MC2/Maison de la Culture de Grenoble, La Filature/Scène nationale de Mulhouse, Espace Malraux/Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Théâtre du Nord/CDN Lille-Tourcoing-Nord-Pas-de-Calais, FACM/Festival théâtral du Val d’Oise, L’Apostrophe/Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise, Mostra Internacional de Teatro de São Paulo et SESC São Paulo, Théâtre français du Centre national des Arts du Canada/Ottawa, Théâtre National Populaire/Villeurbanne et Célestins/Théâtre de Lyon, Le Volcan/Scène nationale du Havre, Le Rive Gauche/Scène conventionnée de Saint-Étienne-du-Rouvray, Bonlieu/Scène nationale d’Annecy, le Grand T/Théâtre de Loire-Atlantique Nantes

avec le soutien de la SACD et d’Arcadi Île-de-France

La Compagnie Louis Brouillard reçoit le soutien du Ministère de la Culture/Drac Ile-de-France et de la Région Ile-de-France.

Joël Pommerat fait partie de l’association d’artistes de Nanterre-Amandiers. La Compagnie Louis Brouillard est associée à la Coursive/Scène Nationale de La Rochelle et la Comédie de Genève et au TNP/Théâtre National Populaire de Villeurbanne.

Revue de presse

Versailles, 5 mai 1789, il était une fois la Révolution…
Pommerat fait ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’ici : un théâtre épique, une fresque historique, dont la véracité est palpable au détour de chaque réplique.
L’Humanité – par Marie-José Sirach. Lire l’article

Joël Pommerat : la Révolution à hauteur d’hommes
Un spectacle politique, donc, mais d’abord un grand spectacle de théâtre, jubilatoire et enthousiasmant qui marquera comme marquèrent, dans les années 1970, 1789 et 1793, par Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil.
Le Figaro – par Armelle Héliot. Lire l’article

Dans la marmite de la Révolution
Dans ce spectacle inventif, iconoclaste et souvent drôle, il n’y a ni manichéisme, ni préjugé, ni message politique à courte vue. La pièce est menée tambour battant, comme une manif de sans-culottes, avec des clins d’œil qui lui donnent tout son piquant.
Marianne – par Jack Dion. Lire l’article

Coup d’éclat
Avec « Ça ira (1) Fin de Louis », fresque entre passé et présent, Joël Pommerat prouve qu’il est aussi à l’aise dans les épopées historiques que les récits intimes. Magistral et salutaire !
Les Trois Coups – par Léna Martinelli. Lire l’article

Joël Pommerat met la Révolution en lumière
Et c’est à la fois mystérieusement envoûtant et pédagogique, violent et tendre, fascinant et terrifiant. Un spectacle de service public pour mieux comprendre notre héritage commun, mieux le partager, le digérer, le transcender.
Télérama – par Fabienne Pascaud. Lire l’article