TNP Villeurbanne

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Électre

Variation à partir de Sophocle

répertoire

Si le fil de l’intrigue proposé par la pièce de Sophocle est respecté, l’auteur s’autorise condensations, expansions, retraits et ajouts. Ici le rythme, à vif, a commandé la logique de son travail. Électre ? Un crescendo de tensions antagonistes : espoir et attente exaspérés, entêtement contre renoncement, haines réciproques.

Ce spectacle est aussi présenté en intégrale avec Antigone, samedis 8 et 15 octobre 2016

À propos

Variation à partir de Sophocle

répertoire

Quelle étrange chose, n’est-ce pas, que l’homme ? Voilà des millénaires qu’il erre au labyrinthe de ses questions, questions auxquelles toute réponse trouve son objection ou son contrepied, ou donne sur une impasse. C’est dans ce labyrinthe qu’Électre nous entraîne et quel fameux plaisir de s’y perdre ! Par exemple, Électre est-elle la figure du courage et de la fidélité à soi-même ou celle de la colère aveugle et entêtée ? Chrysotémis est-elle faible et lâche ou montre-t-elle la fine intelligence de la juste mesure ? Pourquoi Oreste s’est-il tant fait attendre ? Ruse guerrière ou pleutre hésitation d’un velléitaire ? Être juste, est-ce affaire de justice ou de justesse ? Est-il honneur à quiconque de venger le meurtre par le meurtre ? Faut-il admirer le fils qui tue sa mère parce que sa mère a tué son père qui a tué sa fille ? Et ces questions ne demeurent-elles pas pendantes pour nous quand chaque jour nous écoutons le bulletin des lâchetés, trahisons, vengeances, jalousies et colères meurtrières à la radio ? Jean-Pierre Siméon

La règle du jeu de ces séances dramatiques que sont Électre et Antigone, fait d’abord jaillir le texte de son plus simple appareil, d’une lecture. Car c’est le poème, cœur et âme du spectacle, qui lui confère son souffle et qui l’anime. Que le jeu naisse alors de ce dépouillement volontaire, de l’aridité revendiquée de la forme, et ce sera bien le signe d’une renaissance pour la langue, par la langue, de deux des plus grandes tragédies du répertoire.

Ce spectacle est aussi présenté en intégrale avec Antigone, samedis 8 et 15 octobre 2016

 © Michel Cavalca

Biographies

Jean-Pierre Siméon, poète, dramaturge, critique et professeur agrégé de Lettres modernes, participe aux comités de rédaction de plusieurs revues. Il a initié et dirigé avec Jean-Marie Barnaud la collection « Grand fonds » de Cheyne Éditeur – qui publie depuis trente ans tous ses recueils de poésie. En 1986, il crée la Semaine de la Poésie à Clermont-Ferrand ; il est également directeur du Printemps des Poètes. Son œuvre lui a valu le prix Théophile Briant en 1978, le prix Maurice Scève en 1981, le prix Antonin Artaud en 1984, le prix Guillaume Apollinaire en 1994, le grand prix du Mont Saint-Michel pour l’ensemble de son œuvre en 1998 et le prix Max Jacob en 2006. Il est invité par Christian Schiaretti à travailler avec les comédiens de la Comédie de Reims de 1996 à 2001. Au titre de «poète associé », il fonde avec Christian Schiaretti Les Langagières, manifestation autour de la langue et son usage. Depuis 2003, ils poursuivent leur collaboration au TNP.

Christian Schiaretti dirige la Comédie de Reims de 1991 à 2002. Il est directeur du TNP depuis janvier 2002 où il a présenté Mère Courage et ses enfants et L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht, Père, Mademoiselle Julie et Créanciers de August Strindberg, L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel, 7 Farces et Comédies de Molière, Philoctète de Jean- Pierre Siméon, trois pièces du Siècle d’or : Don Quichotte, Don Juan, La Célestine, les cinq premières pièces du Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud, Mai, juin, juillet de Denis Guénoun (présenté au Festival d’Avignon 2014), Le Roi Lear de William Shakespeare, Électre de Jean- Pierre Siméon, Bettencourt Boulevard ou une histoire de France de Michel Vinaver, Ubu roi (ou presque) de Alfred Jarry. Ses spectacles, Coriolan de William Shakespeare, 2006, Par-dessus bord de Michel Vinaver, 2008, et Une Saison au Congo de Aimé Césaire, 2013, ont reçu de nombreux prix. Pour l’inauguration du nouveau Grand théâtre, il crée Ruy Blas de Victor Hugo, le 11 novembre 2011. Très attaché à un théâtre du répertoire, Christian Schiaretti reprend régulièrement ses créations avec les comédiens de la troupe.

Distribution

avec
Élizabeth Macocco Électre
Juliette Rizoud Clytemnestre / Chrysotémis / chœur
Amandine Blanquart et Clémence Longy chœur et choryphée
Julien Gauthier Oreste
Clément Morinière Pylade
Damien Gouy Le Précepteur
Julien Tiphaine Egisthe 

Production
Compagnie À Juste Titre / Élizabeth Macocco, compagnie conventionnée avec le Ministère de la Culture et de la Communication
Théâtre National Populaire

Interview vidéo

En lien avec le spectacle

  • Rencontre après spectacle
    Jeudi 6 octobre à l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.

Documents

pdf  Le programme de salle (pdf / 272ko)

pdf Le dossier de presse (pdf / 234ko)

pdf Le dossier d’accompagnement (pdf / 888ko)