Marie Stuart

de Friedrich von Schiller
traduction Sylvain Fort
mise en scène Chloé Dabert

  • Création

Du au

salle Roger-Planchon

3 h 45 (entracte compris) du mardi au vendredi à 19 h,
samedi à 18 h,
dimanche à 15 h 30,
relâche le lundi

Réserver

Rencontre

  • dim 1 mars 15h30
  • Distribution

    avec
    Bénédicte Cerutti Marie Stuart, reine d’Écosse, prisonnière en Angleterre
    Brigitte Dedry Hanna Kennedy, nourrice de Marie Stuart
    Jacques-Joël Delgado William Davison, secrétaire d’État
    Koen De Sutter Robert Dudley, comte de Leicester
    Sébastien Éveno William Cecil, baron de Burleigh, Grand Trésorier
    Cyril Gueï Amias Paulet, chevalier, geôlier de Marie Stuart
    Jan Hammenecker George Talbot, comte de Shrewsbury, garde des sceaux
    Tarik Kariouh Drugeon Drury, garde de Marie Stuart | comte de Kent
    Marie Moly Okelly, complice de Mortimer | le page | garde | Marguerite Kurl, camériste de Marie Stuart
    Océane Mozas Élisabeth 1re, reine d’Angleterre
    Makita Samba Mortimer, le neveu d’Amias Paulet
    Arthur Verret comte de l’Aubespine, ambassadeur de France | Melvil, ancien intendant de la maison de Marie Stuart | garde

    assistanat à la mise en scène Virginie Ferrere
    collaboration à la dramaturgie Alexis Mullar
    scénographie Pierre Nouvel
    assistanat à la scénographie, régie générale François Aubry dit Moustache
    lumière Sébastien Michaud
    son Lucas Lelièvre
    costumes Marie La Rocca
    confection des costumes Élise Beaufort, Bruno Jouvet, Armelle Lucas (coupe dames), Jeanne-Laure Mulonniere, Anne Tesson (coupe hommes), Albane Cheneau
    stage aux costumes Nadou Abot et Nele Veilhan-Goemans
    avec l’aide précieuse des cheffes d’atelier
    Pauline Zurini – Théâtre National de Strasbourg,
    Sophie Bouilleaux – Théâtre National Populaire de Villeurbanne
    et Myriam Rault – Théâtre National de Bretagne
    maquillage et coiffure Cécile Kretschmar assistée de Judith Scotto Le Massese
    réalisation toile peinte Marine Dillard
    construction du décor les ateliers du Nouveau Théâtre de Besançon
    coordinatrice cascades Roberta Ionescu 
    régie générale Félix Löhmann
    régie plateau Éric Raoul
    régie lumière Benjamin Trottier
    régie son Guillaume Olmeta
    régie costumes Camille Fuchs

    remerciements Patrick Demouy, Remy Vallejo

    L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.

    Spectacle créé en octobre 2025 à la Comédie, centre dramatique national de Reims.

    • production Comédie, Centre dramatique national de Reims

    • coproduction la Comédie de Béthune, centre dramatique national ; ThéâtredelaCité, centre dramatique national Toulouse Occitanie ; Nouveau Théâtre de Besançon, centre dramatique national ; Comédie de Caen, centre dramatique national de Normandie ; Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national ; Théâtre de Cornouaille, scène nationale de Quimper ; Théâtre de Liège, centre scénique de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; Théâtre National de Bretagne

    • avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS ; du tax shelter du gouvernement fédéral de Belgique et de Inver Tax Shelter

    • avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

  • Biographies

    Friedrich von Schiller

    Né en 1759 et de condition pauvre, Friedrich Von Schiller parvient, grâce au duc de Wurtemberg, à aller à l’université où il étudie le droit puis la médecine. Assigné à résidence dans une école militaire, il s’enfuit en 1781 pour voir à Mannheim la représentation de sa première pièce de théâtre intitulée Les Brigands.
    Il multiplie les métiers comme bibliothécaire ou poète de théâtre. Nourri des idées de Rousseau et du mouvement littéraire appelé le « Sturm und Drang », il refuse les contraintes sociales et se révolte contre les injustices. Il devient un auteur à succès avec Intrigue et amour, en 1784, qui traite de l’inégalité des classes, et Don Carlos, que Giuseppe Verdi adapte par la suite. 
    En 1788, il rencontre Goethe qui devient son grand ami. À la fin de cette année-là, il est professeur d’histoire et de philosophie à Iéna. À Weimar, il fonde avec Goethe le Weimar Theater. L’auteur de L’Hymne à la joie est anobli et la particule « von » est ajoutée à son nom. Friedrich von Schiller écrit Guillaume Tell en 1804 et meurt un an plus tard de la tuberculose, à l’âge de 46 ans.

    Chloé Dabert

    Comédienne et metteuse en scène, Chloé Dabert se forme au Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris (CNSAD). Elle joue notamment sous la direction de Joël Jouanneau, Jeanne Champagne et Madeleine Louarn. En 2012, elle fonde avec Sébastien Éveno la compagnie Héros-limite. Orphelins de Dennis Kelly, qu’elle crée à Lorient en 2013 est lauréat du festival Impatience 2014. Artiste associée au CDDB-Théâtre de Lorient, au CENTQUATRE-PARIS, au Quai – Centre dramatique national d’Angers et résidente à l’Espace 1789 de Saint-Ouen, elle met en scène des écritures contemporaines dont plusieurs textes de Lola Lafon et de l’auteur dramatique Dennis Kelly dont elle participe à faire connaître son écriture en France. En 2018, elle monte J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce à la Comédie-Française et Iphigénie de Jean Racine au Festival d’Avignon. Elle dirige la Comédie de Reims, Centre dramatique national, depuis janvier 2019. En 2020, elle crée Girls and Boys de Dennis Kelly puis Dear Prudence, une commande d’écriture à Christophe Honoré dans le cadre du projet « Lycéen.ne.s citoyen.ne.s, sur les chemins du théâtre ». En 2021, elle met en espace Le Mur invisible de Marlen Haushofer pour Lola Lafon et Maëva Le Berre au Festival d’Avignon. Elle crée en 2022 Le Firmament, Grand Prix du Syndicat de la Critique 2023, une pièce de Lucy Kirkwood, à ce jour inédite en France. En 2023 elle crée Rapt, première pièce de la jeune autrice québécoise Lucie Boisdamour. À l’automne 2024, elle crée Far Away de Caryl Churchill dans le cadre de la Comédie itinérante sur les territoires de la Marne et met en scène en 2025, Marie Stuart de Friedrich von Schiller.

  • La presse en parle

    Marie Stuart, le chef-d’œuvre de Friedrich von Schiller, dans une mise en scène envoûtante. La pièce, politique et poétique, est sublimée par le jeu de Bénédicte Cerutti et Océane Mozas, deux héroïnes de feu et de glace qui forment un duo magistral.

    Fabienne Pascaud, Télérama

    L’interprétation magistrale d’une troupe au diapason, les costumes à la fois sobres et raffinés, les “sons” sourds et les lumières en demi teintes permettent d’être immergé dans une époque qui n’est pas si éloignée de la nôtre.

    Nathalie Simon, Le Figaro

    Chloé Dabert transforme la tragédie de Friedrich von Schiller en un affrontement de haute tenue, tendu, vibrant, d’une beauté crépusculaire.

    Coups d’Œil

    La pièce phare de l’un des plus fameux dramaturges allemands de l’époque des Lumières, magistralement mise en scène et jouée, est éclairée d’un jour nouveau en toute majesté. Un pur régal.

    La Terrasse

    Spectacle intense – goût de l’Histoire, intérêt pour les figures scéniques persuasives -, beauté de tableaux grandiloquents.

    WebThéâtre
  • Pour aller plus loin

Marie Stuart, reine d’Écosse emprisonnée en Angleterre depuis dix-huit ans, est accusée de comploter contre la reine Élisabeth. Marie, catholique, représente une menace pour le règne protestant d’Élisabeth, car certains la considèrent comme l’héritière légitime du trône d’Angleterre. Elle cherche à obtenir une audience auprès d’Élisabeth pour plaider sa cause. Cette dernière, tiraillée entre son devoir de reine et ses doutes personnels, hésite à ordonner l’exécution de Marie, craignant de ternir sa propre image et d’encourager la colère des catholiques européens.

Sensible aux écritures singulières, Chloé Dabert a été saisie, à la lecture de Marie Stuart, par la langue de Schiller, par le suspense qui tient en haleine jusqu’à la fin. Dans ce thriller magistralement construit où se côtoient le drame romantique et la pièce politique, ce sont les personnages féminins qui mènent la danse. Couple devenu mythique, Élisabeth Ire et Marie Stuart sont sur la scène deux icônes, deux facettes de femmes « de pouvoir », de femmes « au pouvoir », dans un monde gouverné par des hommes.

Rendez-vous

  • Passerelle Musée

    De la scène au tableau
    Carte blanche à Chloé Dabert, metteuse en scène de Marie Stuart, dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon.
    Face aux œuvres, mise en scène, costumes, expressions, lumière, espace, etc. seront présentés par l’œil expert de la metteuse en scène.

    → samedi 28 février 2026 à 11 h, 4€ + tarif d’entrée au musée 
    réservations

  • Rencontre avec l’équipe artistique après le spectacle

    → dimanche 1er mars 2026