Le magazine Transfuge est solidaire des artistes !

manifestation d'étudiants et logo de transfuge
© Franck Kobi

Jean Bellorini, directeur du TNP et metteur en scène, s'associe pleinement au texte écrit par Oriane Jeancourt-Galignani, rédactrice en chef de Transfuge, partenaire du TNP.

“Souvenons-nous des belles choses.

Nous vivons une époque effroyable. Nous vivons une époque où Alain Françon est poignardé en pleine rue et en plein jour, à Montpellier. Il aurait pu en mourir. Nous vivons une époque effroyable. Un artiste, un homme de soixante-seize ans, est attaqué en plein jour, à l’arme blanche. Un metteur en scène de théâtre, l’un des plus grands dans ce pays aujourd’hui. Incarnation d’une histoire esthétique, d’un geste théâtral français. Incarnation d’une libre parole qui nous a toujours frappés ici, à Transfuge, inaliénable. L’une de ses œuvres actuelles est de parvenir à donner images et corps aux textes actuels de son ami Peter Handke. Une gageure, tant la langue de Handke avec le temps installe un subtil horizon allégorique, un dialogue au sein de sa propre œuvre, qui pourrait en effrayer d’autres. Mais pas Alain Françon. Souvenons-vous que l’artiste est celui qui ne redoute pas la complexité de la pensée. 

Celui qui assume la perspective de la réflexion. La poétique de l’inconnu, de l’indécidable, d’une vérité qui toujours échappe au dogme. 

Nous vivons une époque effroyable. Les hommes souffrent de maladie, mais aussi de la folie d’autres hommes. 

Et nous souhaitons ici à Alain Françon le meilleur des rétablissements…”

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