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Qui a peur de Virginia Woolf ?

Il ne faut pas dévoiler l’intrigue de cette pièce à ceux qui vont la découvrir. À chacun de vérifier par soi-même comment, à travers l’allégresse féroce qui traverse chaque étape de cette fabuleuse scène de ménage, Albee met peu à peu en place une tout autre histoire – et comment le titre finit par prendre tout son poids.

À propos

Il ne faut pas dévoiler l’intrigue de Qui a peur de Virginia Woolf ? à ceux qui vont découvrir la pièce. À chacun de vérifier par soi-même comment, à travers l’allégresse féroce qui traverse chaque étape de cette fabuleuse scène de ménage, Albee met peu à peu en place une tout autre histoire – et comment le titre finit par prendre tout son poids. Depuis sa création à New York en 1962, la pièce est devenue si célèbre qu’on en oublie parfois combien ce titre est énigmatique. Pour un public anglophone, l’allusion à la chanson narquoise des trois petits cochons est transparente (Qui a peur du grand méchant, méchant loup…). Mais le sens à donner au jeu de mots entre le grand méchant loup et l’une des grandes romancières anglaises du XXe siècle l’est beaucoup moins. « Qui a peur de Virginia Woolf ? » est un graffiti sur lequel serait tombé Albee et qui lui serait revenu en mémoire alors qu’il cherchait un titre pour sa nouvelle œuvre. Et il en donne dans une interview une paraphrase personnelle : « Qui a peur de vivre sans illusions trompeuses ? », ajoutant que l’expression l’avait frappé comme étant « une blague typiquement universitaire ». Edward Albee est né en 1928 à Washington. Son père et son grand-père adoptifs dirigent une chaîne de théâtres de vaudeville et sont millionnaires. Il se familiarise très jeune avec le monde du théâtre et côtoie des artistes et des intellectuels. Sa première pièce en un acte, Zoo Story, est montée en Allemagne.

 © Dunnara MEAS

Biographies

Edward Albee

Edward Albee est alors considéré très vite comme un auteur dramatique de premier plan. En 1961, il s’associe à Richard Bar pour créer le Playwright’s Unit ou «Théâtre 68 », dont la mission est à la fois de produire les pièces d’Albee et de découvrir de jeunes talents. Alan Schneider, metteur en scène attitré de Pinter et de Beckett aux États-Unis, montera la plupart de ses pièces. En 1963, sa pièce la plus connue, Who’s afraid of Virginia Woolf ?, est jouée à Broadway. Il a reçu trois fois le Pulitzer Price for Drama pour A delicate balance, Seascape et Three Tall Women. Fervent défenseur du théâtre universitaire, il a enseigné à l’Université de Houston. En 2005, il obtient un Special Tony Award pour Lifetime Achievement. Dans un mélange d’existentialisme, d’absurde et de métaphysique, ses pièces aux techniques d’écriture innovantes sont des critiques de la condition moderne et de la vie américaine.

Alain Françon

Alain Françon cofonde la compagnie Le Théâtre Éclaté en 1971 à Annecy. En 1989, il prend la direction du CDN de Lyon – Théâtre du Huitième. De 1992 à 1996, il est directeur du CDN de Savoie. Durant ce mandat, il entame un travail de création privilégié avec Edward Bond dont il a créé, entre autres, La Compagnie des hommes, Pièces de guerre, Naître, Chaise et Les Gens, pièces présentées au TNP en 2013. Son nom est associé à celui de Henrik Ibsen, Samuel Beckett, Thomas Bernhard, à celui de Anton Tchekhov dont il a créé La Cerisaie, Platonov, Oncle Vania, Ivanov, Le Chant du cygne, Les Trois Sœurs…, à celui de Georges Feydeau, avec la création de l’intégrale des farces conjugales. En janvier 2010 il quitte le Théâtre national de la Colline, et fonde la compagnie Théâtre des nuages de neige. Alain Françon est très attaché à la transmission et anime de nombreux ateliers dans des Écoles nationales, entre autres. Il fait participer des élèves à ses créations en tant que stagiaires, comédiens, dramaturges ou assistants à la mise en scène.

Distribution

Avec Dominique Valadié, Wladimir Yordanoff, Julia Faure, Pierre-François Garel

Assistant à la mise en scène Nicolas Doutey
Décor Jacques Gabel
Costumes Patrice Cauchetier, Anne Autran
Lumière Joël Hourbeigt
Musique originale Marie-Jeanne Sérévo
Construction du décor Atelier Devineau

Production Théâtre de L’Œuvre et Laura Pels
Avec le soutien de la Fondation Jacques Toja pour le théâtre

En lien avec le spectacle

  • Prélude
    Mercredi 31 mai à 19h, la découverte d’une œuvre, de son auteur, de l’histoire sous une forme accessible à tous. En savoir plus
  • Rencontre après spectacle
    Jeudi 1er juin à l’issue de la représentation, nous vous invitons à rencontrer des membres de l’équipe artistique.

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