Créations

Découvrez les créations que nous soutenons et accompagnons !

Le Jeu des Ombres / Jean Bellorini

de Valère Novarina
mise en scène Jean Bellorini
création 2020

Le Jeu des Ombres sera une plongée joyeuse, festive et profonde dans la langue exubérante de Valère Novarina, dialoguant avec les grands thèmes musicaux de l’opéra L’Orfeo de Claudio Monteverdi. Jean Bellorini conjugue dans ce projet ses deux matières de prédilection, le langage et la musique.

Orphée, c’est l’homme qui réenchante le monde, le transforme, l’émeut et le déplace. Il fait danser les arbres, pleurer les rochers, détourne le cours de fleuve par son chant. Il est l’Artiste, déchire le voile des conventions, des valeurs, des dogmes. Il fait descendre les regards jusqu’alors tournés vers le Ciel vers les êtres qui aiment, qui souffrent et qui meurent. C’est aussi celui qui doute, qui pousse à questionner, à remettre en cause, à croire et ne plus croire. Le doute qui oblige au retournement, contraint à regarder en face, jusqu’à la disparition des illusions. Il s’agit de se confronter au monde tel qu’il est et d’être libre. Quoiqu’il en coûte.

Ce que l’on ne peut pas dire, c’est cela qu’il faut dire. Ce qu’on ne peut pas voir, c’est cela qu’il faut voir. Ce qu’on ne peut pas traverser, c’est cela qu’il faut traverser.

Jusqu’en Enfer.

Entrelaçant la langue en constante éruption de Valère Novarina et la musique de Claudio Monteverdi, Le Jeu des Ombres mêle les genres et les époques. Cette création reste cependant fidèle au mythe originel : seuls l’amour et l’art permettraient d’échapper au drame universel de la mort. Elle parle profondément de l’humain et de sa quête insatiable d’immortalité.

avec Liza Alegria Ndikita, François Deblock, Mathieu Delmonté, Karyll Elgrichi, Anke Engelsmann, Aliénor Feix en alternance avec Isabelle Savigny, Jacques Hadjaje, Clara Mayer, Hélène Patarot en alternance avec Laurence Mayor, Marc Plas, Ulrich Verdoni
euphonium Anthony Caillet
piano Clément Griffault en alternance avec Michalis Boliakis
violoncelle Barbara Le Liepvre
percussions Benoit Prisset

collaboration artistique Thierry Thieû Niang
scénographie Jean Bellorini, Véronique Chazal
lumière Jean Bellorini, Luc Muscillo
vidéo Léo Rossi-Roth
costumes Macha Makeïeff
coiffure et maquillage Cécile Kretschmar

assistanat à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
musique extraits de L’Orfeo de Claudio Monteverdi
direction musicale Sébastien Trouvé
en collaboration avec Jérémie Poirier-Quinot

 

Le texte sera publié aux Éditions P.O.L. en octobre 2020.

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En tournée

  • création initialement prévue au Festival d’Avignon du 15 au 23 juillet 2020, cour d’honneur du Palais des Papes – Annulation crise sanitaire
  • création du 23 au 30 octobre 2020 Semaine d’Art, Festival d’Avignon
  • les 7, 8, 11, 14, 15, 21, 22 novembre 2020 Les Gémeaux – scène nationale, Sceaux – Annulation crise sanitaire
  • du 6 au 8 janvier 2021 Le Quai – CDN d’Angers Pays de la Loire – Annulation crise sanitaire
  • du 14 au 29 janvier 2021 Théâtre National Populaire – Annulation crise sanitaire
  • 5 et 6 février 2021 Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence
  • du 10 au 13 février 2021 La Criée -Théâtre national de Marseille
  • 18 février 2021 anthéa-Antipolis Théâtre d’Antibes
  • du 24 au 26 février 2021 La Comédie de Clermont – scène nationale
  • 5 et 6 mars 2021 scène nationale du Sud Aquitain, Bayonne
  • du 23 au 26 mars 2021 ThéâtredelaCité – CDN Toulouse
  • 6 avril 2021 Opéra de Massy
  • du 14 au 16 avril 2021 Théâtre du Nord – CDN Lille Tourcoing
  • 21 et 22 avril 2021 Théâtre de Caen
  • du 18 au 20 mai 2021 MC2: Grenoble
  • 27 et 28 mai 2021 Le Liberté – scène nationale, Toulon

 

Two Old Women / Lilo Baur

inspiré de Two Old Women : An Alaska Legend of Betrayal, Courage and Survival de Velma Wallis, Éloge des voyages insensés de Vassili Golovanov et d’autres récits du Grand Nord
mise en scène Lilo Baur
création mars 2021 au TNP

L’aventure poignante, transmise de mère en fille depuis des générations, de deux vieilles indiennes d’Alaska, abandonnées par leur tribu lors d’un hiver de famine. Forcées par le destin à s’entraider, les deux anciennes vont mener un dernier combat. Leur histoire exemplaire est une authentique leçon d’humanité.

avec India de Almeida, Mai Ishiwata, Asahi Ishikawa, Vincent Mourlon, Hélène Patarot, Thierry Thieû Niang
adaptation et traduction Lilo Baur, Katia Flouest-Sell
dramaturgie Katia Flouest-Sell
scénographie Andrew D Edwards
costumes Agnès Falque
création vidéo Sébastien Dupouey
création musicale Mich Ochowiak

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Archipel / Nicolas Musin


une création de Nicolas Musin
textes extraits des Villes invisibles
d’Italo Calvino

Plus qu’une pratique sportive, le skate a toujours été une culture, une manière de vivre, d’habiter le monde. Tolérés et irrévérencieux, les skateurs réinventent la ville, la réécrivent.
Ils circulent dans l’espace urbain selon des dynamiques de poussée, d’attraction et de lutte contre la pesanteur. À leur manière, ils dansent.
Le chorégraphe belge Nicolas Musin s’empare de cet imaginaire pour créer un spectacle à la croisée de l’espace public et des arts du mouvement. Jean Bellorini, qui place la transmission et la jeunesse au coeur de son projet artistique, y insuffle la poésie des mots, avec des extraits des Villes invisibles d’Italo Calvino, atlas de villes qui ne peuvent exister qu’en rêve.
Archipel sera le récit urbain de 16 jeunes comédiens, riders, traceurs et danseurs ; un récit fait de mots, de figures et de projections ; un récit au croisement des langages. Une longue phrase urbaine, une partition, avec ses rythmes, sa scansion, ses bégaiements, ses dissonances… Un appel à l’imaginaire résolument contemporain et atemporel.

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Le Suicidé / Jean Bellorini


de Nicolaï Erdman
traduction André Markowicz
mise en scène Jean Bellorini

Union soviétique, fin des années 1920. En pleine nuit, Semione Semionovitch, chômeur et miséreux, tente de soulager sa faim en avalant un saucisson de foie. Il réveille sa femme, une dispute éclate et le piteux héros disparaît en menaçant de pousser bientôt « son dernier soupir ». Sa femme, persuadée qu’il va mettre fin à ses jours, appelle à l’aide. La nouvelle se répand, attire le voisinage et bientôt c’est toute une galerie de personnages qui se presse pour s’approprier le funeste événement. Emporté malgré lui dans ce bal macabre, Semione entrevoit la gloire posthume qu’on lui fait miroiter et finit par se prendre au jeu : en se tuant, pourrait-il enfin devenir quelqu’un ?

La pièce de Nicolaï Erdman, écrite aux heures les plus dures du stalinisme et interdite dès 1932, continue de retentir tant elle recèle une critique virulente de tous les régimes politiques oppressifs ainsi qu’une réflexion mordante sur le sens de l’existence. L’histoire de ce petit homme pathétique qui se démène dans le chaos interpelle notre époque, nos désirs, nos résignations.

Après sa mise en scène du Suicidé au Berliner Ensemble en 2016, Jean Bellorini redécouvre avec sa troupe cette farce politique aussi savoureuse que glaçante. Comédiens, chanteurs et musiciens se lancent dans une course folle au rythme débridé de la traduction d’André Markowicz. À l’arrivée, quand les décors et les masques tombent, le théâtre demeure pourtant, comme une immense déclaration d’amour à la vie.

avec François Deblock, Mathieu Delmonté, Karyll Elgrichi, Anke Engelsmann, Jacques Hadjaje, Clara Mayer, Liza Alegria Ndikita, Marc Plas, Mélodie-Amy Wallet, Gérôme Ferchaud, Clément Durand, Matthieu Tune, Antoine Raffalli, Damien Zanoly
musiciens Anthony Caillet, Barbara Le Liepvre, Benoît Prisset
scénographie Véronique Chazal
costumes Macha Makeïeff
coiffure et maquillage Cécile Kretschmar
construction du décor les ateliers du TNP
assistanat à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
Le texte est publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

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La Troupe éphémère / Jean Bellorini

textes de Firmin Gémier et Jean Vilar
mise en scène Jean Bellorini
création avril 2021 au TNP

Jean Bellorini rêve d’un TNP où transmission et création sont totalement liées. La Troupe éphémère est une des incarnations de ce rêve, où chaque jeune comédien est aussi un citoyen poète.

En février 2020, à peine arrivé à la tête du théâtre, il constitue la première Troupe éphémère du TNP. Il retient 34 jeunes gens âgés de 12 à 20 ans, sur les critères de l’engagement et de la motivation. Tous sont amateurs de théâtre, débutants ou non, et vivent à Villeurbanne ou ses environs. Pendant une année, le petit groupe ainsi formé répète régulièrement dans les murs du théâtre, rejoint pour un temps la vie de cette grande maison. Mus par le désir fort de participer à la création d’un spectacle, les jeunes comédiens et comédiennes sont dirigés avec la plus haute exigence, comme des professionnels. Ils travaillent à la création de ce spectacle présenté au cœur de la saison, et créé sur le grand plateau du théâtre.

Ces jeunes gens pleins de talent apprennent à se connaître les uns les autres, et sans doute eux-mêmes. Parallèlement, ils fréquentent le théâtre, assistent aux spectacles, rencontrent des artistes. Si le lieu leur devient familier, si leur rapport au théâtre est modifié, s’ils grandissent avec le TNP, alors le théâtre grandira avec eux.

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Les Irresponsables. Fragments / Aurélia Guillet


de Hermann Broch
traduction Irène Bonnaud
mise en scène, scénographie, lumière Aurélia Guillet

Dans Les Irresponsables, Hermann Broch dépeint les forces irrationnelles à l’œuvre au moment de la montée du nazisme, en Allemagne, dans l’entre-deux guerre. Des forces à l’œuvre derrière un vernis rationnel. Il reprend la question d’Hölderlin « pourquoi écrire en temps de détresse ? » et y répond dans un roman-fleuve où les destins s’enchevêtrent et où les genres se mêlent pour créer une épaisseur qui restitue l’esprit de cette époque. Écrite principalement après la Seconde Guerre mondiale, cette œuvre parcellaire semble vouloir renvoyer chacun vers la responsabilité de sa propre vie, aux lendemains de cette catastrophe, plutôt que de clore une entreprise littéraire.

Au cœur de cette mise en scène, le fameux récit de la servante Zerline que Jeanne Moreau a déjà magnifié dans une mise en scène de Klaus Michael Grüber et que Hannah Arendt considérait comme « l’une des plus belles histoires d’amour de langue allemande ». Un étrange tableau qui révèle la revanche sociale et la rancœur amoureuse d’une femme forte et lucide dont la violence du destin devient quasi mythique. À ce récit, vient faire écho une constellation de personnages cristallisant la fascination morbide pour le fascisme. Des tentateurs, des sacrifiés : des irresponsables, donc, avec en ligne de mire un désir d’appeler à ce qui sauve et rassemble.

Cette création au TNP, à travers un réalisme magique, entre vidéo, clairs-obscurs, univers sonore et recherche d’intensité de jeu, voudrait rendre vivante et humaine, par la scène, cette question que Broch pose : comment aimer réellement ?

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Il Tartufo / Jean Bellorini


mise en scène, scénographie et lumière Jean Bellorini
de Molière
traduction en italien Carlo Repetti
spectacle en italien, surtitré en français

Enrichi de son expérience avec des théâtres internationaux (le Berliner Ensemble en Allemagne, le Théâtre Alexandrinski à Saint-Pétersbourg en Russie), Jean Bellorini a accepté l’invitation du Teatro Stabile de Naples. Il choisit de mettre en scène, avec les acteurs italiens de la troupe, Le Tartuffe de Molière où un faux dévot multiplie les impostures pour flouer un homme, dérober sa fortune et séduire son épouse.
Molière en langue italienne est une curiosité à ne pas manquer, d’autant plus que la pièce est écrite en alexandrins. Les mésaventures de cette famille bouleversée par l’arrivée d’un prêtre fourbe et lubrique n’en seront que plus colorées, chantantes, vivantes ! Ce Tartufo s’inspirera de toutes les figures de la comédie italienne – gras curé en soutane, servante effrontée à la langue bien pendue, jeunes amoureux passionnés, père ahuri au grand coeur, tout cela dans un décor de cuisine où les portes claquent.
Jean Bellorini n’a jamais monté Molière en France. La musicalité de la langue italienne alliée à la force de vie des personnages le fait rêver à un spectacle virevoltant, terrible et drôle à la fois. Car cette comédie, si noire et si sale soit-elle, est aussi un hymne à l’envie de vivre libre, rebelle et clairvoyant, face aux injonctions et aux hypocrisies des Dieux et des Hommes.

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