TNP Villeurbanne

04 78 03 30 00

Le Silence du Walhalla

Cinq protagonistes sont réunis pour rendre hommage, de son vivant, à un compositeur. La soirée entremêlera énigmes familiales et publiques, livrant des indices éclairants et contradictoires. Le Walhalla est le nom de la maison où sera creusée, auscultée, la notion d’héritage…

À propos

Du mardi 26 au samedi 30 novembre 2013

Une grande maison, le Walhalla, ainsi nommée en référence à Richard Wagner. Une famille, constituée du père, compositeur et chef d’orchestre célèbre, et de ses trois enfants, deux garçons et une fille. Les protagonistes sont réunis pour un hommage consacré au père. Il y a vingt ans, la mère, chanteuse adulée et muse du compositeur, est morte dans des circonstances inexpliquées. La joie dès lors déserte le Walhalla. Le père a laissé inachevée la partition qu’il destinait à son épouse et n’autorise plus la musique à ses enfants, s’en octroyant l’usage pour lui seul, dans le cadre de son activité publique. L’aîné, soucieux de maintenir la légende paternelle, veille au strict respect de l’interdit musical tandis que la cadette, en révolte, veut en savoir plus sur la mort de sa mère. Quant au plus jeune fils, traumatisé, il ne fait plus usage de la parole… Cette soirée dédiée au plus grand musicien vivant va entremêler les énigmes publique et familiale. Projections fantasmées, double sens et retours dans le passé. Cinq variations, cinq entrées possibles dans le mystère de cette famille. Selon les principes de l’énigme policière, des indices éclairants et contradictoires seront égrenés tout au long des échanges. Cette « tragédie musicale », écrite en référence au mode de composition dite de la « fugue », est portée par le collectif artistique mis en place par le directeur de la Comédie de Valence. Cellule vive de réflexion, de conception et de réalisation, elle réunit danseur, comédien, chorégraphe, metteur en scène ainsi que l’auteur de la pièce. Unis pour ce projet, où se mêlent les thématiques de la mémoire, du langage, de la musique, ils ont ensemble creusé, ausculté, la notion d’héritage…

© Jean-Louis Fernandez

Distribution

Texte Olivier Balazuc
Mise en scène Richard Brunel
Avec Olivier Balazuc, Angélique Clairand, Norah Krief, Mathieu Lebot-Morin, René Loyon, Éric Massé
Chanteuse Sandrine Sutter / Musiciens de l’Ensemble In and Out Roger Germser, Anne-Gabrielle Lia-Aragnouet, Thierry Ravassard, Tom Zed
Composition et direction musicale  Stéphane Leach
Dramaturgie Catherine Ailloud-Nicolas
Scénographie Anouk Dell’Aiera
Lumières Laurent Castaingt
Création costumes Dominique Fournier
Création son Olivier Gascoin
Collaboration chant Myriam Djemour
Collaboration au mouvement Mathieu Lebot-Morin
Assistant à la mise en scène Hugues de la Salle

Production Comédie de Valence — Centre dramatique national Drôme Ardèche

Biographies

Olivier Balazuc est metteur en scène, comédien, auteur dramatique, romancier et scénariste. Ancien élève du CNSAD, il collabore depuis 2003, aux créations de Olivier Py, en tant que comédien et assistant à la mise en scène, avec lequel il a coécrit L’Énigme Vilar pour le 60e anniversaire du festival d’Avignon. En 2005, il monte la compagnie La Jolie Pourpoise et crée, entre autres, ses propres pièces. Parmi ses derniers projets artistiques, on peut citer le livret de L’Enfant et la Nuit, opéra composé par Franck Villard, l’écriture et la mise en scène à la Comédie de Valence d’Une chambre en ville, ainsi que la création de La Crise commence où finit le langage en 2013. On a pu le voir jouer au TNP dans Par-dessus bord de Michel Vinaver, mis en scène par Christian Schiaretti en 2008.

Richard Brunel est comédien et metteur en scène, directeur de la Comédie de Valence depuis 2010. Formé à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, il a créé une vingtaine de mises en scène et a été artiste associé au Théâtre de la Manufacture à Nancy. Pour ses créations, il puise dans le répertoire comme dans les écritures contemporaines (Pauline Sales, Peter Handke…). À l’opéra, il a mis en scène des œuvres de Philip Glass, Benjamin Britten ou encore Léo Delibes et, en 2012, il a donné à l’Opéra Comique Re Orso de Marco Stroppa. La même année, il fait l’ouverture du festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence avec Les Noces de Figaro de Mozart. En 2011, il a mis en scène Les Criminels de Ferdinand Bruckner à la Comédie de Valence, repris au Théâtre national de la Colline en 2013.

 

Revue de presse

Antonio Mafra Le Progrès.
« La pièce est conçue comme un thriller musical sur le thème de la famille qui explore les méandres de la mémoire et de l’oubli. Au fur et à mesure que se lézardent les murs de la  forteresse familiale, que s’ouvrent les blessures du passé, nous découvrons les petits secrets de cette maison sur le chemin du crépuscule. A la fois exigeant dans la forme, stimulant pour les neurones, ce Silence du Walhalla est séduisant, empreint d’une certaine sensualité.»

Le Dauphiné libéré.
« Ce dont on ne peut parler, il faut le chanter ou le mettre en musique. Cette phrase du musicologue Franz Hebert donne toute la mesure du drame familiale qui se déroule sur la scène. Dans Le Silence du Walhalla, la musique occupe une place fondamentale. Elle est au cœur de l’action. La clé du mystère est d’ailleurs musicale. Le père qui a interdit la musique à ses enfants ne semble l’avoir conservé que pour lui… Après une heure trente de texte et de musique données avec talent et générosité, le public a réservé une belle ovation au Silence… »

Vidéos


Documents

  Le programme de salle (pdf / 538ko)

  Le dossier de presse (pdf / 271ko)